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Les sélections du mois

Ici Piano bleu vous présente chaque mois trois disques à acheter ( Classique et Jazz et depuis peu : pianiste-chanteur(se)ou piano-voix).
Si vous souhaitez vous procurer ces disques... achetez-les en passant par piano bleu !
cela ne vous coûtera pas plus cher, au contraire :
vous éviterez des frais de parking de voiture et d'essence...

et vous contribuerez à la préservation de l'environnement et de piano bleu !
Et... ils sont moins chers sur le site internet fnac.com que dans les magasins FNAC

 

 


Sélection du mois
Décembre 2005
Classique





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Disque Brahms Irakly Avaliani

Nouveau : Janvier 2006
Découvrez la nouvelle rubrique de Piano bleu :
Les disques du moment : plus de sélections au fil du temps pour le plaisir des amateurs de piano
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Claude Debussy
L'Oeuvre pour piano, Volume 5
François Chaplin

Ce cinquième volume des oeuvres pour piano de Claude Debussy, interprété par François Chaplin, regroupe des oeuvres dont les titres ramènent à un autre compositeur, Frédéric Chopin : Etudes, Mazurka, Nocturne, Ballade et Valse romantique. Elles furent écrites par Claude Debussy à deux extrémités de sa vie de compositeur. Mazurka, Nocturne, Ballade et Valse romantique furent composées par Claude-Achille Debussy dans les années 1880-90. En fait, si les titres ramènent effectivement à Chopin, elles sont plus proches d'oeuvres de compositeurs russes, à l'époque les oreilles de Debussy baignaient plus dans les eaux de Tchaïkovsky, Borodine... d'ailleurs à l'origine la Ballade s'appelait "Ballade slave".
Claude Debussy écrivit les études durant l'été 1915, alors qu'il était chargé de reviser l'oeuvre de Frédéric Chopin pour les éditions Durand, et que la mer bienfaitrice lui redonna une vigueur et santé lors d'un séjour à Pourville en Normandie. Mais là aussi le rapprochement avec les oeuvres de Chopin reste finalement assez lointain et c'est en fait de la musique de Debussy à l'état pur. Dans des lettres qu'il a écrites à son éditeur durant cette période il indique d'ailleurs avoir "mis beaucoup d'amour et de foi dans l'avenir des études".."cette musique plane sur les cimes de l'éxécution...vous ne vous doutez pas de ce qu'elles contiennent d'ardente rigueur"...Il est vrai que de la première étude :"Pour les cinq doigts d'après M. Czerny" à la douzième "Pour les accords" , Claude Debussy dévoile nombreux "secrets" de son inspiration musicale passée et qui aurait pu suivre s'il avait vécu plus longtemps. Nombre d'études nous ramènent à certaines autres compositions antérieures, et donnent ainsi le sentiment d'en être une explication ou plus encore une "rigoureuse" adaptation...pour l'étude de Debussy. L'humour y est présent à multiples degrés : la dérision de lui-même primant en fait sur celle des études inspiratrices. Dérision aussi de la virtuosité exigée pour interpréter ces pièces (pourquoi donc indique-t-il de jouer l'étude pour les huit doigts sans les pouces...les rendant ainsi encore plus difficiles selon Marguerite Long). Mais aussi démonstration de sonorités, de couleurs nouvelles, pas étonnant que certains musicologues y voient une oeuvre testamentaire...
François Chaplin qui termine ici son intégrale des oeuvres pour piano de Claude Debussy fait aussi par l'interprétation de ces Etudes une démonstration très réussie de la grande virtuosité qu'il a mis en oeuvre pendant ces dernières années pour l'enregistrement de celle-ci. Affrontant toutes les difficultés des Etudes avec une grande assurance, il confirme son talent tant dans la légèreté du jeu, que dans la profondeur et l'expression des multiples couleurs qu'elles exigent.
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Piotr Ilyich Tchaikovski
Les Saisons
Grande Sonate en sol Majeur, opus 37a
Yakov Kasman


Si vous êtes allé voir les nouvelles cartes de voeux de Piano bleu, vous aurez pu entendre l'extrait "Au coin du feu (janvier) de Tchaïkovsky interprété par le pianiste russe Yakov Kasman (sinon cliquez ici pour l'écouter ).Les "Saisons" (qui sont en fait des mois), et la Grande Sonate présentes sur ce disque, sont les deux sommets de l'oeuvre pour piano seul de ce compositeur, dans les deux extrèmes : miniature et grande forme.

Les Saisons furent écrites il y a exactement 130 ans(de la fin 1875 au début 1876) suite à une commande du journal musical russe Le Nouvelliste qui souhaitait publier chaque mois des oeuvres dont "Le caractère reflètera avec précision leur titre ainsi que les impressions du mois de leur publication". Du " Coin du feu", à la douceur intime et au "charme ingénu à faire fondre le coeur le plus endurci" jusqu'à "Noël" empli de "l'exitation joyeuse de l'attente du plaisir", en passant par la mélodie envoutante de la Barcarolle de juin, ou encore le joyeux "Chant du moissonneur", Yakov Kasman qui a étudié et enseigné au conservatoire Tchaïkovski de Moscou et est lauréat de nombreux prix internationaux peint avec une grande virtuosité un calendrier dont l'auditeur tourne les pages en imaginant sans peine chaque scène, le pianiste en exaltant les différentes couleurs avec de belles nuances expressives.

La "Grande Sonate" qui l'accompagne, mérite son nom à bien des égards : sa longueur car elle dure plus de 30 minutes, et surtout sa complexité. Il fut reproché à Tchaïkovsky d'avoir empreinté beaucoup à Schumann, Chopin et Liszt pour parvenir à son écriture, et ce (faux)prétexte permis sans doute à nombreux pianistes d'échapper à s'y risquer, car son écoute n'a vraiment rien de déplaisant et ce n'est pas la première fois qu'un compositeur s'inspirerait de ses prédécesseurs. Le premier mouvement qui dure près d'un quart d'heure n'a rien d'ennuyeux bien au contraire : il est riche en rebondissements, et exige tour à tour puissance et douceur de jeu, qualités qu'indéniablement possède le pianiste Yakov Kasman. Le deuxième mouvement "andante non troppo quasi moderato" comporte trois thèmes dont l'un d'eux, plus joyeux maintient sans peine l'attention de l'auditeur. Le court et virevoltant scherzo qui suit est fort ludique et plaisant. Le mouvement final "allegro vivace" est également très prenant par ses arpèges rapides et thèmes dansants, et permet d'apprécier la virtuosité de Yakov Kasman à dévaler allègrement les notes à une vitesse vertigineuse et impressionnante !

Cliquez aussi vite sur l'image de la pochette pour vous procurer ce disque
Pendant le mois de janvier 2006 vous pouvez écouter un extrait de la Grande Sonate en page "Morceau du mois"...cliquez ici

Johannes Brahms
Variations, Volume 1
Irakly AVALIANI

Dans le livret qui accompagne ce disque Irakly AVALIANI a écrit : "Quelle idée bizarre que d'écrire un livret pour mon disque de Brahms ! Plus j'avance dans ce projet, plus la petite brochure de 12 pages où le texte français ne doit pas dépasser un tiers, commence à ressembler à un gros livre de musicologie. Impossible de trouver une solution pour garder tout ce que j'ai à dire sans trop ennuyer les mélomanes qui, en général, lisent seulement le nom des interprètes. Le reste, ils le savent déjà. On n'achète quand même pas les Variations de Brahms pour accompagner un dîner aux chandelles ! C'est pourquoi j'ai décidé de publier seulement des extraits de mon "journal de bord" : cela me permet de ne pas m'occuper de la forme ni du style, et de prendre les idées par-ci par-là, dans le désordre et sans prétention aucune"... interrogé sur ces propos, Irakly AVALIANI précise cependant "C'est vrai, l'écoute de Brahms demande un effort, c'est pas mal avec des chandelles mais avec un trop bon dîner, cela ne passe plus !" ...A défaut d'un bon dîner on s'accompagnera donc de ce journal de bord qui n'a rien d'ennuyant et est tout à fait digeste. Ce journal pourrait aussi être celui de Brahms puisqu'à ses propres réflexions sur l'œuvre, Irakly AVALIANI y a ajouté des citations du compositeur à propos de ces œuvres et repères historiques. Ainsi l'auditeur, que "Brahms ne sous estimait pas" partagera d'autant mieux les "Variations philosophiques", dont Irakly AVALIANI offre une interprétation particulièrement sereine.

De même les "repères historiques" et commentaires du pianiste sur les Variations sur un thème de Schumann permettent de mieux mesurer ce qu'elle traduisent même si, comme l'affirme Irakly AVALIANI : "D'innombrables interprétations de cette belle histoire d'amitié révèlent tout, sauf, sans doute, la vérité. La réponse est là, devant nous, dans la musique de Brahms". Musique dont la force et l'émotion sont également traduites avec une grande justesse sous les doigts d'Irakly AVALIANI.

Il faut croire que vendre des partitions musicales étaient, en 1862, encore plus difficile que vendre aujourd'hui des disques de musique classique, Johannes Brahms dut brader du tiers de la valeur qu'il en avait demandée les "Variations et fugue sur un thème de Haendel " qui constituent la troisième partie de ce disque. Pas moins de 25 variations dont comme le souligne Irakly AVALIANI, "la tension ne tombe jamais ; la variété des caractères, des styles, des moyens techniques employés donne le vertige. Et pour mettre un terme à la course de ce torrent, terrassant tout sur son chemin, il reste à Brahms un seul et dernier recours : la Fugue". En l'occurence l'interprétation d'Irakly AVALIANI, qui permet d'en apprécier les polyphonies jusqu'à la résonance d'un orchestre symphonique, est aussi terrassante !
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Durant tout le mois de décembre vous pouvez en écouter un extrait dans la page "Morceau du mois"...cliquez ici.
 

Sélection du mois
Décembre 2005
Jazz

 

 

 

 

Kora jazz Trio

Giovanni Mirabassi
Prima o poi

C'est accompagné de ses habituels complices : Louis Moutin à la batterie, Gildas Boclé à la contrebasse(qui sait également prendre de très belles photographies comme celle qui illustre le verso de la pochette du disque), et que l'on pouvaient entendre et voir dans le précédent DVD enregistré en Trio, et Flavio Boltro à la trompette, avec lequel il a enregistré le disque "air", que le pianiste Giovanni Mirabassi offre de nouvelles et toujours aussi mélodieuses compositions. A ces huit compositions s'ajoutent deux arrangements dont un particulièrement remarquable, sur une composition de Jo Hidaïchi( dont il a déjà été souvent question en actualité au piano bleu) : Howl's moving castle, à écouter et réécouter...

Mais c'est dès le premier morceau : Ero 10 que l'on retrouve l'agréable atmosphère, chaude et intime, à laquelle Giovanni Mirabassi nous a habitué au fil de ses enregistrements. entrer dans l'écoute d'un de ses disques ou DVD, c'est comme partir dans une promenade nocturne sous un soleil léger et bienfaisant... le coeur léger, comme les notes légères sorties d'un piano que l''on devine caressé délicatement, d'une batterie tout autant délicate et d'une contrebasse au son feutré. Et quand la trompette de Flavio Boltro s'y ajoute.. dès le second morceau, il n'y a rien à dire, juste se taire, écouter...et savourer jusqu'au dernier morceau cet air toujours prenant qui nous dépose pour finir sous un soleil brésilien énergique et vivifiant...
Cliquez sur l'image pour partir au soleil de nuit !
 

Kora jazz trio
"Part two"

Sous le nom de Kora Jazz trio se réunissent le pianiste sénégalais Abdoulaye Diabaté, pianiste Sénégalais, esthète du piano sans frontière et diplômé de conservatoire. Fin mélomane et amoureux de jazz ; Djeli Moussa Diawara, guinéen dont le frère n’est autre que Mory Kanté. Prodige de la Kora version 32 cordes et chanteur tout aussi émérite et Moussa Cissoko, lui aussi sénégalais, maître de la percussion griot dans le sillage d’artistes aussi divers que Peter Gabriel, Jacques Higelin ou Manu Dibango...

Une union musicale qui donne naissance à une musique fort originale, agréable fusion de musique d'Afrique de l'Ouest et jazz, où les percusions de la première rythme chaudement etdonne une belle couleur ensoleillée au piano swinguant de la seconde.
Le résultat est un disque(le second) de onze compositions originales, où la liberté et le partage culturel donnent naissance à des mélodies et rythmes fort attrayants, s'y ajoute une amusante reprise de "La mer" de Charles Trénet. Pas de doute dans ce disque "Y'a de la joie"
aussi
cliquez sur l'image pour en écouter des extraits, vous le procurer, et l'offrir pour réchauffer les soirées d'hiver de son destinataire
 

Sélections du mois
Novembre 2005
Classique

 

 

 

 

 

 

 

Claude Debussy
Images - Estampes
Vanessa Wagner

Entre 1902 et 1908, Claude Debussy(1862-1918) composa une part importante de son oeuvre pour le piano. Les oeuvres de ce disque ont été essentiellement écrites lors de cette période, hormis les "Images oubliées" qui datent de 1893 et la Valse romantique(1890), dont Vanessa Wagner offre l'écoute aux internautes de Piano bleu...cliquez ici.

"Quand on n'a pas les moyens de se payer des voyages, il faut suppléer par l'imagination", tels furent les termes de Debussy annonçant au compositeur André Messager l'achèvement du recueil "Estampes" qui transporte l'auditeur tour à tour en Extrème Orient, à Grenade puis le ramène en France... Et pour Claude Debussy bien sûr c'est le son du piano qui donne naissance à cet imaginaire. Son, qui devient même "Images" quelques années plus tard. Mais quelle est l'origine de cette magie sonore ? La transformation des timbres, l'utilisation d'harmonies complexes, leurs intensités, les rythmes... autant d'ingrédients d'une écriture virtuose, exigeant également une grande virtuosité de ses interprètes. Vanessa Wagner, révélation soliste instrumentale en 1999 aux Victoires de la musique, et réputée pour sa technique assurée, la fluidité de son jeu , contrasté et nuancé, a toutes les qualités pour recréer cette magie sonore, combinant habilement énergie et douceur, sensibilité , l'imaginaire prend place dans une ambiance agréablement feutrée.

On ne sait pas si c'est au sujet des "Estampes" ou des "Images "que Claude Debussy confia au pianiste Ricardo Viñes qu'il les avait composées après avoir passé un long moment dans la salle des tableaux Turner à Londres, la photographie de Franck Courtès qui illustre la pochette de ce disque évoque l'atmosphère boisée et aquatique de nombres de ses peintures, Vanessa Wagner, également grande amatrice d'art et de théâtre, s'implique avec la même volonté, et énergie dans un rôle de "Dame blanche," qui semble bien sortir d'un tableau de Whistler.
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Johannes Brahms, Vahan Mardirossian
L'oeuvre pour piano, Volume 1
Sonate N°3, opus 5 - Ballades, opus 10 -
Valses, opus 39 - Thème et variations en ré mineur opus 18
Rhapsodies , opus 79 - Klavierstucke, opus 119

Si le piano n'occupe que le huitième environ de l'œuvre de Brahms, la cinquantaine de pièces qu'il a composées pour cet instrument se répartit entre 1851 et 1893. La sonate opus 5 et le klavierstucke op 119, que le pianiste Vahan Mardirossian a notamment choisi de regrouper dans ce premier volume de l'œuvre pour piano de Brahms, et dont il a le projet de réaliser une intégrale, sont donc écrites à ces deux extrémités de la période de composition de Johannes Brahms, l'opus 119 étant sa dernière œuvre pour le piano.

L'opus 10 (Ballades) a été composé en 1854, les valses de l'opus 39, furent publiées dans une version à quatre mains en 1865, une version simplifiée par le compositeur pour deux mains date de 1867. Brahms arrangea pour le piano le second mouvement du thème et des variations de son sextuor à cordes opus 18, pour en faire cadeau à Clara Schumann, le jour de son anniversaire le 13 septembre 1860. Quant aux deux rhapsodies de l'opus 79, initialement baptisées Cappricio, elles furent créées en 1879( Brahms avait alors 46 ans), il parait que l'un de ses amis Théodor Billroth, y voyait le retour du "Johannes jeune et tempétueux".

Jeune et tempétueux, voilà deux termes qui pourraient peut-être bien convenir également pour définir le jeu de Vahan Mardirossian, quoique celui-ci fait aussi preuve d'une maturité et d'une juste réserve dans les mouvements plus modérés de ces œuvres, et exalte à dosage maîtrisé les couleurs variées des valses de l'opus 39, tour à tour suaves, brillantes, exaltées, capricieuses ou mélancoliques. Ainsi Cliquez ici pour écouter la valse 12 de l'opus 39 (en mi majeur) dont la diffusion est offerte par Vahan Mardirossian et le label Intrada
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Sélections du mois
Novembre 2005
Jazz

 

 

 

 

Stephan Oliva
Coïncidences

Le pianiste Stephan Oliva, déjà auteur et interprète de musiques de films tel "Froid comme l'été"de Jacques Maillot, a l'expérience de faire coïncider images et musique. Sensible aux atmosphères, il a cette fois eu l'idée de transposer en musique l'univers littéraire de Paul Auster, l'un de ses écrivains contemporains favoris. Il n'est pas question pour lui de réaliser ici la musique d'un livre particulier mais une "musique de livres" : transformer en sons quelque chose qui vient de la "trace des mots", telles des empreintes sur les mondes intérieurs.
Coïncidence : la machine à écrire et le piano partage le même vecteur : le clavier, pour parvenir à son public. Aussi il débute son disque par le son du clavier d'une Olympia (marque de la machine à écrire utilisée par Paul Auster), confiant au contrebassiste Bruno Chevillon, d'en jouer la rythmique.

Si le fait d'utiliser une machine à écrire comme d'un instrument de musique peut faire penser au sketch de Jerry Lewis dans le film "un chef de rayon explosif", l'univers recréé ici est bien différent, car l'univers de l'écrivain est nettement plus austère. Ainsi le second morceau du disque, "La traversée" , repris en écho à la fin de l'album, est inspiré de son premier livre "L'invention de la solitude" dont le thème central est la mort du père de l'auteur. La disparition des êtres est un thème que l'on retrouve dans nombreux livres de Paul Auster, ainsi le titre suivant que Stephan Oliva appelle "Portée disparue" est inspirée du livre "Le voyage d'Anna Blume" dont l'héroïne est une femme juive qui recherche son frère dans une ville en ruines. il serait trop long de parler de l'ensemble des livres de Paul Auster (plus d'une vingtaine)...Le quart d'entre eux ont été repris par des réalisateurs de films, la musique ayant été écrite par des compositeurs tels Rachel Portman,Tom Waits,
John Lurie... Qui sait si le dernier livre de Paul Auster "Brooklynn follies" ne donnera pas lieu a un film... mis en musique par Stephan Oliva ? Ce ne serait pas une musique du hasard pas plus qu'une folie mais bien choix judicieux, car Stephan Oliva retrace avec justesse et grande poésie, l'errance des personnages "austériens" et ce voyage musical nous transporte sans peine dans son univers sombre et profond.

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Edouard Bineau
Ideal circus

Existe-t-il un parcours idéal pour devenir un pianiste qui joue... jazz ? A l'écoute de ce deuxième album du pianiste Edouard Bineau, il semble que la réponse est évidente : non. C'est seulement à l'âge de 19 ans que, sans passer par les écoles, Edouard Bineau s'est décidé à se lancer tout seul dans l'aventure de la musique, en total autodidacte, et si son entrée dans "l'arène" a pris quelques années, il avait 33 ans en 2001 pour son premier album, il a tout de suite reçu nombreux éloges, tel le qualificatif de " enfant de Bill Evans et d'Erik Satie".

Certes il n'est pas seul ici, puisque le batteur Arnaud Lechantre l'accompagne à la batterie de nouveau dans ce second disque, et le bassiste Gildas Boclé boucle ce nouveau trio.Trois musiciens pour offrir une musique pleine de poésie et de lyrisme, dans laquelle Edouard Bineau soutenue par une rythmique parfaitement équilibrée, peut jouer en confiance des standards (comme « Interface » de Hank Jones, « Besame mucho » de Consuelo Velasquez et Sunny Skylar ou "Sad Lisa" de Cat Stevens) et ses propres compositions avec notamment un morceau en deux parties(comme dans l'album Exodus) où O be One est remplacé par une "Frédérique" dont la poésie, le lyrisme et les silences éloquents appellent plus à entrer dans le cirque idéal qu'à l'exode.

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Sélection du mois
octobre 2005
Classique

Mendelssohn Discoveries
Rare piano works
Roberto Prosseda

Malgré les éditions"complètes" de la musique pour piano de Mendelssohn parues à la fin du 20ème siècle, la connaissance de la contribution qu'il apporta à la production pour piano est encore aujourd'hui très partielle, un grand nombre de ses compositions sont restées inconnues jusqu'à leur publication au cours des dernières années. Ce disque pallie à cette carence, en présentant dix morceaux qui avaient été complètement oubliés jusqu'à aujourd'hui, écrits au cours d'une longue période de la vie créative du compositeur : il s'agit de quelques oeuvres de jeunesse des années 1820 jusqu'à la transcription pour piano solo de trois mouvements de musique de scène pour le Songe d'une nuit d'été, créés par Mendelssohn lui-même en 1844. Pourquoi ces oeuvres n'ont -elles été découvertes que récemment : c'est plus par négligence et aléas historiques : quand Mendelssohn est décédé en 1847, ses manuscrits non publiés sont allés à la "Deutsche Staatsbibliothek" à Berlin. Après la seconde guerre mondiale, les Nazis ont déplacé une partie de manuscrits de Berlin, qui avait été bombardée, à Selisia en Pologne. Ce n'est qu'après le mouvement "Solidarnosc" en Pologne que des étudiants ont découverts ces manuscrits. Les autres manuscrits n'ont été découverts qu'après la chute du mur de Berlin en 1989.
Né en Italie en 1975, Roberto Prosseda est considéré comme l'un des plus grands pianistes italiens de sa génération pour son originalité et sa forte personnalité artistique ainsi que sa grande tchnicité et son style très lyrique. Il a fait ses études à l'"Academia Pianistica "Incontri col Maestro" de Imola et à la fondation du Lac De Côme avec Dmitri Bashkirov, Leon Fleisher, William Grant Naborè, Charles Rosen, Karl Ulrich Schnabel, Fou Ts’Ong. Il a emporté nombreux prix d'imortant concours de piano internationaux. Roberto Prsseda est aussi un musicologue. Il a obtenu un diplome en littérature italienne à l'univerité de Rome "La Sapienza" et a gagné le premier prix de critique musical au "T.I.M. International Competition 2002".
D'après une interview qu'il arécement donné à un journal anglais, il pense que Mendelssohn souffrait beaucoup derrière son apparence tranquille, mais il ne voulait pas le montrer dans ses compositions autant que Chopin ou Beethoven, par contre lorsqu'il de laissait exprimer cette souffrance, celle-ci en était plus dramatique.
La première oeuvre de ce disque, Fantaisie en do mineur de plus de 25 minutes, pourtant composée seulement alors que Félix Mendelssohn avait 13 ans seulement laisse effectivement penser qu'elle est l'oeuvre d'un adulte, tant l'émotion qui s'en dégage est déjà trés forte.Le Cappricio en mi bémol mineur qui suit, écrit à la même période, associe un andante intime et cantabile à un allegro extrémement virtuose et est tout aussi splendide. Roberto Prosseda offre un long programme de 78 minutes qui permet de découvrir des oeuvres toutes autant intéressantes, et termine par la célèbre "Marche nuptiale" plus connue certe mais assurément pas la plus belle de toutes ces oeuvres...les autres méritent d'être connues !
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits de ce disque et en savoir plus Roberto Prosseda

Sélection du mois
octobre 2005
Jazz

Baptiste Trotignon
Solo 2

Depuis le temps que Baptiste Trotignon joue dans "la cour des grands", son talent confirmé par une victoire du jazz en 2003, l'envie n'est pas de comparer ses compositions à celle d'autres jazzmen et d'y chercher encore quelconque influence ou inspiration, mais bien de le comparer à lui-même, car n'est-ce pas cela qui nous importe le plus : de savoir ce que deviennent les "espoirs".

Ainsi "mesurez"(avec simplement les oreilles) son évolution, particulièrement depuis son premier disque solo (enregistré en décembre 2002) à ce second album solo, en passant par le concert solo aussi, offert maintenant en DVD ( enregistré en septembre 2003 au cloître des Jacobins à Toulouse), et sans oublier le disque sorti au printemps 2005 en quartet. Force est de constater que cet "espoir" pour reprendre encore ce terme de différentes récompenses qu'il a obtenues en ce "début du millénaire", est aujourd'hui plus que largement confirmé et à vrai dire ce n'est pas quantifiable mais juste qualifiable. Sans doute ses rencontres avec d'autres musiciens, son travail que l'on devine important à l'écoute ou lecture de son entretien avec Michel Contat, et ...une part de mystère...en sont la cause : sa technicité lui permet aujourd'hui de s'exprimer en musique avec un langage nettement plus riche, ainsi ces rythmes plus gais et plus variés, déjà présents dans l'album sorti au printemps de cette année, des mélodies encore plus inventives et nettement plus évocatrices, un meilleur dosage des sons percussifs du piano, une poésie toujours présente et encore plus lumineuse et parlante. La tentation est grande de se demander : "Mais que sera le solo III ?!!! , cependant le "style Trotignon" est ici bien affirmé et cette question malicieuse n'est que l'expression écrite d'un applaudissement pour un bis.

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Sélection du mois
octobre 2005
Piano/voix

Franz Schubert
Schwanengesang D957
Nathalie Stutzmann
Inger Sodergren

Après le "Voyage en hiver" c'est "Le chant du cygne" que la contralto Nathalie Stutzmann, accompagnée de la pianiste Inger Södergren offrent dans un nouvel enregistrment. Le marketing ne date pas d'hier, ainsi le titre accrocheur "Chant du cygne", est, parait-il, en fait une trouvaille que l'éditeur inconnu inventa en son temps, alors que la mort de Schubert approchait. Ce recueil regroupe des lieder en fait indépendants et différents, si ce n'est donc qu'ils furent écrits à peu près à la même époque, où Schubert se mourrait... Les thèmes en sont variés, les humeurs aussi, de la gaieté à la nostalgie la plus profonde, selon les textes, d'où la difficulté d'interprétation de cet "ensemble" dans son intégralité, et en fait il est constaté que bien souvent le "Chant du cygne" n'a été, tant en concert qu'en disque, interprété que partiellement ou avec d'autres lieder.
Il est vrai qu'il faut posséder une tessiture suffisamment large pour pouvoir atteindre les diverses hauteurs tant dans les graves qu'aigues exigées par ces morceaux. C'est une des qualités de Nathalie Stutzmann, qui a réalisé plus de cinquante enregistrements, dont nombreux récompensés, de pouvoir descendre dans des graves profonds et atteindre des aigues cristallins, sans que les efforts ne soient perceptibles, comme on peut en juger dans ce bel extrait "Am Meer"...cliquez ici(fichier real player publié avec l'aimable autorisation de l'éditeur Calliope). La pianiste Inger Södergren l'accompagne toujours avec un jeu pianistique dont la sensibilité s'accorde parfaitement à cette interprétation vocale. Preuve encore que le support disque/livret est important, on trouvera dans le livret tous les textes et traductions en français des lieder, par contre on remarquera aussi qu'il ne contient aucune note de présentation des deux interprètes, qui s'effacent avec une modestie rare derrière la musique et la poésie.
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Sélection du mois
Septembre 2005

Classique

Jean-Sébastien Bach
Partitas N°2-N°4 BWV826-828
Cédric Tiberghien

Les partitas pour clavecin devaient à l'origine s'appeler Suites allemandes, car Jean-Sébastien Bach les conçut selon la forme des Suites anglaises et françaises qu'il avait composées quelques temps auparavant : chacune débute par un vaste morceau d'introduction puis succèdent quatre danses traditionnelles : allemande, courante, sarabande, gigue auxquelles se mèlent ce que Bach appelait "Galanteries" qui d'ailleurs s'avèrent très souvent de splendides pièces très gaies comme la majorité des autres pièces . Ainsi dans la partita numéro deux le "Rondeaux", et "Capriccio" qui remplace l'habituelle gigue, sont un véritable bonheur. Au final Bach a publié six 'partitas' d'abord individuellement à partir de 1726, puis toutes ensemble en 1731, sous le titre: 'Exercices pour clavier consistant en Préludes, Allemandes, Courantes, Sarabandes, Gigues, Menuets et autres Galanteries composés pour les amateurs de musique et pour la récréation de leur esprit... Opus 1'. En fait ces exercices pédagogiques avaient le double objectif d'apprendre les différentes techniques instrumentales mais aussi les différents styles et modes musicaux de l'époque, ceci dans un souci d'élévation culturelle et technique. Ce sont trois d'entre elles que Cédric Tiberghien a choisi d'interpréter ici afin de présenter la diversité et la "fantaisie" de celles-ci, espérons que les trois autres suivront bientôt !
Cédric Tiberghien offre là effectivement une "récréation de l'esprit des amateurs de musique" dont il serait bien dommage de se priver sous prétexte que d'autres, sur cet instrument ou un autre, ont déjà joué dans la même cour. C'est bien dans la cour des grands que cette récréation a lieu : la qualité sonore de ce disque est particulièrement enthousiasmante, dès la Sinfonia de la Partita 2, qui débute par des accords orchestraux, l'auditeur peut s'imaginer dans une église grâce à une réverbération semblable à celle qu'on y trouve généralement, et Cédric Tiberghien magnifie chaque voix avec une rare virtuosité. Mais, comme dit plus haut, c'est l'allégresse plus que la spiritualité qui domine ces pièces et la grande technicité dont fait preuve ce jeune pianiste est tout autant enthousiasmante. A l'écoute de celui-ci, on se demande de nouveau pourquoi il reste aujourd'hui encore des "grincheux" à vouloir que les oeuvres de Bach soient exclusivement réservées aux organistes ou clavecinistes alors qu'elles font la joie de tant de pianistes et d'amateurs de piano qui apprécieront certainement l'écoute de ce disque  !
Ne manquez pas la récréation : cliquez sur l'image pour écouter des extraits et vous procurer ce disque.

Sélection du mois
Septembre 2005

Jazz

Enrico Pieranunzi, Charlie Haden, Paul Motian
Special encounter

Le pianiste italien Enrico Pieranunzi a déjà eu l'occasion d'enregistrer des disques avec le contrebassiste Charlie Haden et le batteur Paul Motian, séparément ou ensemble ainsi dans l'album "Fellinijazz", consacré aux musiques de films de Fellini, avec également le saxophoniste Chris Potter et le trompettiste Kenny Wheeler . La rencontre en trio de ces trois musiciens est cependant unique et véritablement "spéciale" pour cet enregistrement justement intitulé "Special encounter".

Conçu à l'origine comme un album de ballades, d'autres rythmes, toujours lents, se sont ajoutés. Que ce soit dans les trois vieux standards repris, ou les cinq compositions originales de Enrico Pieranunzi ou encore les trois compositions de Charlie Haden, la complicité ancienne entre les musiciens donne naissance à une atmosphère unique, continue, d'une grande poésie et au lyrisme crépusculaire, propice aux rêves. La beauté est souvent indescriptible lorsqu'elle nous touche au plus profond de l'âme aussi il serait prétentieux de vouloir décrire les émotions et images que font naître ce disque, à vous de vous laisser bercer au son du toucher délicat d'Enrico Pieranunzi, que le contrebassiste et le batteur accompagnent dans une parfaite symbiose. révèlant une musique agréablement mélodieuse dont la lignée avec celle de Bill Evans, Brad Mehldau et Tord Gustavsen ne vous échappera pas, . Ce disque confirme encore que ce pianiste jazz, quia aussi une connaissance intime du répertoire romantico-impressionniste européen (de Liszt à Ravel, de Chopin à Rachmaninov). a obtenu en 1997 le Django d'Or du Meilleur Musicien Européen est "l'un des plus grands noms du piano jazz mondial" comme l'a dit à son sujet le pianiste Mc Coy Tiner.
Pour écouter des extraits et vous procurer ce disque cliquez sur l'image

Sélection du mois
Septembre 2005

Musique contemporaine

Arvo Pärt
Lamentate
Chef d'orchestre Andrey Boreyko
Piano Alexeï Lubimov
Formation Symphonique de la Radio SWR Stuttgart , The Hilliard Ensemble

Pas de sélection de disque "piano-voix" ce mois-ci mais un disque introduit par une oeuvre pour quatre voix a cappella "Da Pacem Domine" suivi d'une oeuvre pour piano solo et orchestre qui ne peut être considérée comme un concerto pour piano classique car le piano solo y tient une place unique .

La prière pour la paix "Da Pacem Domine", a été écrite par Arvo Pärt à la demande du violiste de gambe catalan Jordi Savall, à l'occasion d'un concert pour la paix donné à Barcelone en juillet 2004. Arvo Pärt traduit sous une forme contemporaine l'antienne grégorienne du 9ème siècle qui durant les siècles passés a églement inspirée nombreux compositeurs.
La source d'inspiration ayant donné naissance à l'oeuvre " Lamentate"(Plaignez) est bien différente, il s'agit de Marsyas , une sculpture en PVC longue de 150 mètres, large de 23 et haute de 30 mètres , réalisé par l'artiste indien Anish Kapoor et au pied de laquelle le compositeur s'est trouvé à méditer dans la vaste salle Turbine Hall de la Tate Modern Gallery de Londres. Marsyas est un satyre de la mythologie grecque, qui, ayant perdu une jouxte musicale avec Appollon, fut écorché vif par le dieu. Dans le livret qui accompagne le disque, Arvo Pärt explique : "Tout à coup je me suis déplacé dans une situation d'où sa vie lui apparaissait sous un autre jour . A ce moment j'éprouvai la sensation de ne pas être encore mûr pour mourir. Et jaillissait cette question : que pourrais-je encore accomplir durant le temps qu'il me reste à vivre ?". Né un 11 septembre...en 1935, Arvo Part choisi ici d'enregistrer pour son soixante-dixième anniversaire une oeuvre ayant pour thématique "une lamentation non pour les morts, mais pour nous, les vivants, qui devont résoudre les problèmes de la souffrance et du désespoir dans le monde". Ici encore il serait vain de vouloir exprimer par les mots le caractère émotionnel de cette musique, si ce n'est par les mots évocateurs des mouvements de celle-ci : "Menaçante, impitoyable, fragile, en priant, solitude, consolation, en grinçant, en se plaignant, résolument, fragile et conciliante"...
Arvo Pärt indique également avoir choisi un instrument soliste "parce qu'il fixe notre attention sur quelque chose qui est "un". Ce "un" pourrait être une personne, il pourrait êtreune narration à la première personne. Par analogie avec la scuplture qui malgré sa taille écrasante, laisse une impression de légèreté et de suspens, le piano, instrument le plus grand, me permit de créer une sphère d'intimité et de chaleur, qui ne donne plus l'impression d'être anonyme et abstraite." C'est le pianiste Alexeï Lubimov, qui crée, avec talent, cette atmosphère unique. Il est vrai qu'il a une forte expérience de la musique contemporaine : il a été l'un des derniers élèves de Heinrich Neuhaus au conservatoire de Moscou et développe une passion tant pour la musique baroque - il joue souvent sur des instruments anciens – que pour la musique contemporaine, compositions de Schönberg, Webern, Stockhausen, Boulez, Ives, Ligeti, Schnittke, Gubaidulina, Silvestrov and Pärt. Il a créé plusieurs pièces contemporaines en Russie.
Pour écouter des extraits et vous procurer ce disque cliquez sur l'image

Sélection du mois
Août 2005

Classique

Alma Brasileira
Cristina Ortiz


"L ’Année du Brésil" en France est, selon le site officiel de cette célébration, l'occasion de montrer aujourd'hui, dans toute la France, un Brésil à la fois savant et populaire, qui réunisse de grandes batucadas, la capoeira, mais aussi la musique classique et baroque sans oublier le rôle majeur qu’a pu jouer la musique populaire dans la connaissance du Brésil...
Ce disque de Cristina Ortiz, accompagné d'un livret très explicite, est un excellent moyen de faire connaissance avec les compositeurs brésiliens du début du 20ème siècle ayant écrit pour votre instrument favori : le piano. Il permet de découvrir un style original, né de l'ouverture à la musique savante grâce à des échanges culturelles avec l'Europe, essentiellement lors des trois dernières décennies du 19ème siècle.

Si le compositeur Heitor Villa-Lobos(1887-1959) qui fit deux séjours à Paris est bien connu depuis un certain nombre d'années, grâce notamment au pianiste Arthur Rubinstein, qui en fut un ardent défenseur, et à de nombreux autres interprètes dont Cristina Ortiz qui a enregistré ici deux pièces représentatives de ses compositions les plus mélancoliques, les quatre autres compositeurs sont beaucoup moins, pour ne pas dire pas du tout, connus du public français. Ainsi Alberto Nepomuceno(1864-1920), originaire de Fortaleza et qui acquit lors de sept années d'études en Europe une solide maîtrise musicale à Rome, Berlin et Paris( vous pouvez en écouter une pièce(Galhofeira) offerte par Cristina Ortiz et le label Intrada , pour écouter cette pièce cliquez ici . Nul doute qu'elle vous fera forte impression tout comme elle le fit en son temps à Darius Milhaud.
Les trois autres compositeurs présentés : Fructuoso Vianna(1896-1976), Oscar Lorenzo Fernandez(1897-1948) et Mozart Camargo Guarneieri(1907-1993), "ingurgitèrent" les influences étrangères pour nourrir ce nouveau-né qu'était l'art brésilien ; à refuser l'académisme et à transformer le savoir-faire acquis dans les conservatoires européens en une musique nationale". Cristina Ortiz qui a gagné à cinq reprises le concours Lorenzo Fernandez, en a choisi les trois "Suite Brasileira"( dont la deuxième contribua qu'elle présenta en finale du concours Van Cliburn en 1969, où elle remporta le premier prix) et les trois études en forme de sonatine, afin de permettre d'apprécier les variétés de caractères et de rythmes de ses oeuvres. Le titre (et la mélodie) de l'oeuvre, que Fructuoso Vianna a dédié à Cristina Ortiz montre combien la culture européenne est intégrée : "Schummanniana". Celle-ci et les huit autres pièces de ce compositeur présentes sur ce disque ravissent toutes, par leur poésie. Les deux pièces de Mozart Carmago Guarnieri, "Dansa Negra" et "Dansa Brasileira", sont plus proches du folklore national mais leurs rythmes complexes en font des oeuvres très sophistiquées également fort plaisantes. Cristina Ortiz, souvent récompensée pour ses interprétations d'oeuvres de ces compositeurs de son pays natal, offre ici avec une grande virtuosité et sensibilité, un très beau panorama du piano brésilien. Ces 27 pièces qu'elle a choisies pour souligner le côté rêveur, passionné , nostalgique du caractère brésilien donnent envie de poursuivre la découverte des oeuvres de tous ces compositeurs ...mais commencez par cliquez ici ou sur l'image pour en écouter d'autres courts extraits et vous procurer ce disque riche en couleurs musicales et graphiques à découvrir absolument !

Sélection du mois
Août 2005

Jazz

Anders Widmark
Hymn

Difficile de présenter Anders Widmark tant il touche à tout et est en fait peu connu en France alors qu'il est très réputé dans son pays natal. Ce pianiste suédois est également parolier. D'après sa biographie il a commencé à composer et jouer du piano dès l'âge de sept ans, il est l'un des premiers à avoir mélangé le jazz avec le Hip-op et l'acid jazz. Son disque précédent s'inspirait de la musique"soul". Mais dans ce dernier album vous ne trouverez rien de tous ces mixages, il s'agit ici d'arrangements de musique classique ou traditionnelle : ainsi l'on trouvera trois paisibles versions du choeur de Bach BWV345, qui certes aurait pu être l'hymne national suédois comme le laisse supposer le titre de l'album, mais ne l'est pas...cliquez ici pour en savoir plus et écouter l'hymne suédois ;-))).
Quant aux autres morceaux, pour la plupart des arrangements de chants populaires des 16ème et 17 ème siècles, ils sont tout aussi paisibles et étonnants par leur clarté du son rappelant parfois celui d'un clavecin, mais pas de trace non plus de l'hymne suédois semble-t-il mais plutôt des oeuvres issues ddu "Swedish Church Hymnbook". Un journaliste du New-York Times a dit que Anders Widmark fait parti des grands pianistes de notre époque... mais à écouter cet album on le croirait de toutes époques.
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits et/ou vous procurer ce disque
Pour visiter le site internet de Anders Widmark... cliquez ici

Sélection du mois
Juillet 2005

Classique

Puisque le livre du moment est Le trio avec piano, c'est l'occasion de sélectionner plus particulièrement ce mois-ci un disque classique d'un trio bien connu et apprécié : le trio Wanderer , ainsi qu'un trio de jazz qui ne tardera pas non plus à être connu et apprécié ! Pas de sélection piano/voix ce mois-ci encore mais un violon fort chantant accompagné d'une pianiste dont le nom mériterait d'être aussi écrit en gros caractère sur la pochette du disque...

Camille Saint Saëns
Trios avec piano n°1 et 2
Trio Wanderer

Désireux de défendre la création française Camille Saint Saëns( 1835-1921) fonda en 1871 avec d'autres compositeurs (Fauré...), la société nationale de musique, dont la devise est "Ars Gallica", celle-ci contribua notamment à la diffusion de la musique de chambre, Camillle Saint Saëns est d'ailleurs l'auteur d'une cinquantaine d'oeuvres de chambre, et a composé la première seulement âgé de sept ans.

C'est à l'âge de 32 ans qu'il composa son premier trio pour piano, si cette oeuvre eut à l'époque un certain succès, elle a depuis été un peu oubliée, il parait que le mauvais caractère de Camille Saint Saëns en est peut-être la cause comme pour nombreuses autres de ses oeuvres... bon cela reste à vérifier, mais en tout état de cause c'est bien à l'inverse dans une bonne humeur flagrante que le Trio Wanderer joue ce répertoire, la légèreté et la clarté de tous les instruments donnent à l'enregistrement une sonorité estivale : gaie et colorée. Pas question de s'endormir en écoutant ce disque et particulièrement le splendide premier mouvement du second trio : à écouter et réécouter...

Tout au long de l'album les dynamiques rebondissements du piano donnent un ton particulièrement enjoué et une vivacité des plus plaisantes à l'ensemble, ce qui n'empêche pas d'apprécier par ailleurs le lyrisme de cette oeuvre ainsi dans le troisième mouvement du second trio, à la mélodie particulièrement poétique mais nullement ennuyeuse.

Cliquez sur l'image pour vous procurer ce disque. a défaut de pouvoir y entendre des extraits , visiter la page du Trio Wanderer, consacrée à ce disque....cliquez ici

Sélection du mois
Juillet 2005

Jazz

Julie Lamontagne Trio
Facing the truth

Rares sont les femmes "jazzman" ou plutôt rares sont les pianistes " Jazzwoman", aussi il ne faut pas passer à côté de ce disque d'une jeune canadienne, car vous ne serez pas déçu par la délicatesse de son toucher...féminin. Peut-être existe-t-il des trios entièrement féminins mais Julie Lamontagne est quant à elle agréablement accompagnée de deux "compères" et compatriotes : Dave Watts à la contrebasse et Richard Irwin à la batterie qui ont tous deux étudié le jazz à l'Université McGill à Montréal.
Pour revenir à Julie Lamontagne : c'est à 8 ans qu'elle a découvert le piano( classique) et après avoir gagné le premier prix du concours de musique du Canada à l'âge de 13 ans, elle a décidé d'explorer d'autres styles musicaux voire d'autres instruments( flûte, saxophone...) pour revenir, pour ne pas dire "tomber" dans l'univers du piano jazz et populaire, ainsi elle a été rien moins que la claviériste et chef d'orchestre attitrée de la célèbre chanteuse Isabelle Boulay. Parallèlement elle a obtenu en 2003 le prix "Artiste de la relève" après une présentation au "Off festival de Montréal" avec son trio.
Cet album "Facing the truth" est son premier album et ne comprend que des compositions originales, c'est dire la grandeur du talent et des trouvailles que Julie Lamontagne met en oeuvre pour "affronter la réalité" ! Que ce soit dans un style lyrique ou dans un style plus dynamique et swinguant (Hank dog, CCM, Day in Paname, White Chocolate) Julie Lamontagne mène le trio avec brio et une forte personnalité qui se retrouve à travers l'originalité de l'ensemble des morceaux de l'album.
Cliquez sur l'image pour vous procurer de disque à découvrir absolument.
Mais comme le site de la Fnac n'en propose hélas pas d'extraits non plus, visitez aussi le site officiel de Julie Lamontagne...cliquez ici

Sélection du mois
Juillet 2005

piano/violon !

 

Daniel Rohn - Milana Chernyavska
Pièces virtuoses pour violon et piano

CHRISTIAN SINDING (1856-1941)- Suite op. 10
FRANZ SCHUBERT (1797-1828)-Fantaisie en do majeur op. posth. 159, D 934
JOHANNES BRAHMS (1833-1897)-Danse hongroise n° 17 (Arrangement: Fritz Kreisler)
MANUEL PONCE (1882-1948)-Estrellita (Arrangement: Jascha Heifetz)
STEPHEN C. FOSTER (1826-1864)-Jeanie with the Light Brown Hair (Arrangement: Jascha Heifetz)
CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)-Menuet tiré de la «Petite Suite» (Arrangement: Daniel Röhn)
MORITZ MOSZKOWSKI (1854-1925)-Guitarre op. 45 Nr. 2 (Arrangement: Pablo de Sarasate)
NICCOLñ PAGANINI (1782-1840)-Nel cor più non mi sento (Paisiello) pour violon solo (Arrangement: Vása
Príhoda)
FRANZ WAXMAN (1906-1967)-Carmen Fantaisie
N'attendant pas qu'un livre sur les duos avec piano paraisse, et c'est là sûrement aussi sujet fort passionnant, voici une sélection piano/violon qui donnera toute sa place à "l'accompagnatrice". D'ailleurs dans le livret Daniel Rohn explique lui-même : " A l'époque des premiers disques, la durée des supports était trop limitée pour que les virtuoses se fassent connaître et apprécier du grand public à travers des sonates ou de grands concertos. Hors des salles de concert, ce sont donc les "Vol du bourdon" et autres "Ave Maria" qui se voyaient gravés sur 33 et 45 tours-des galettes presque exclusivement dédiées à des morceaux n'excédant pas trois minutes. Ce phénomène a eu des répercussions sur des programmes de concerts de ces années là: de petits concertos pour violon accompagnés au piano ainsi que des pièces brèves, souvent arrangées par les artistes eux-mêmes, se taillaient ainsi la part du lion. Avec le changement de statut des pianistes, qui ne souffraient plus d'être relégués au rang d'accompagnateur, de tels programmes ont aujourd'hui disparu. C'est pour moi un privilège de pouvoir présenter aujourd'hui cette musique dans le cadre de récitals avec Milana Chernyavska, une pianiste de concert formidable qui n'a rien à envier au violoniste !"
Née à Kiev, Milana Chernyavska a débuté le piano à l'âge de 5 ans et a donné son premier concert dès l'âge de sept ans dans la grande salle de la philharmonie de Kiev. Elle a été honorée par le président de son pays natal du titre d"artiste émérite d'Ukraine" en 1994. La même année elle a obtenu la médaille d'or au concours international Régina et Vladimir Horawitz de Kiev. Récemment elle a accompagné la jeune violoniste Julia Fisher dans un concert au festival de Harenberg. Quant à Daniel Rohn, il est né dans une famille de violonistes depuis trois générations( son grand-père était premier violon solo du Philharmonique de Berlin sous Wilhem Fürtwangler et c'est son père, également violoniste, qui lui donna ses premières leçons. Sa biographie ne mentionne aucune récompense particulière mais le son qu'il tire des cordes de son violon parle de lui-même et ce disque a d'ailleurs obtenu ce mois-ci un "diapason d'or" bien mérité. Car l'émotion ne manque pas au fil de ce très beau programme, en commençant par le splendide adagio de la suite en A minor de Christian Sinding. Le piano est certes plus présent dans le mouvement suivant "Tempo giusto" et la magnifique Fantaisie en Ut majeur de Schubert mais ce n'est là que le début de l'album d'un duo qui fonctionne à merveille dans l'ensemble du programme.
Pour vous procurer ce disque cliquez sur l'image.
Pour en écouter un extrait cliquez ici(site de l'éditeur Claves) puis sur le symbole de haut parleur en haut de la page qui apparaitra...

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