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Alain Lefèvre
Merci à Alain Lefèvre d'avoir répondu aux questions
de Piano bleu pour la réalisation de cette page.
Biographie commentée
Pianiste canadien, Alain Lefèvre est né le 23 Juillet 1962
en France, à Poitiers, il débute le piano dès lâge
de 4 ans, instrument dont il ne pourra plus se passer quelques années
plus tard :"Bien que l'appel du piano se soit imposé à
moi comme un incontournable vers l'âge de onze ans, je dois à
mes parents le choix de cet instrument, de cette première décision
qui changera le cours de ma vie à jamais. Passionnés, ils
étaient tous deux des inconditionnels de la musique classique et
rêvaient de voir leurs quatre fils devenir musiciens, ce que nous
sommes tous aujourd'hui. Pour la petite histoire, oui, c'est en effet
mon père qui m'a fait découvrir le piano à l'âge
de quatre ans, mais ce sont les Surs qui m'ont tout appris."
Enfant au talent prodigieux, il fait en effet son entrée chez les
surs de la Congrégation Notre-Dame à Montréal
à 5 ans : "Encore là, c'est l'idéalisme de
mes parents qui nous a conduits au Québec en 1967, inoubliable
année de l'Exposition Universelle, l'EXPO 67, où le monde
entier découvrait cette " Terre promise ". Mon père
s'était vu offrir un poste de professeur de clarinette à
l'Université de Montréal qu'il avait accepté sur
le champ. Il fut également professeur de clarinette à l'Université
du Québec et a enseigné la musique aux enfants pendant des
années dans les différentes écoles de la Commission
Scolaire de Montréal."
Celles-ci lui donnent une solide formation musicale : "Les Surs
au Québec étaient savantes. Toutes allaient régulièrement
en Europe et aux Etats-Unis afin de suivre des stages et se perfectionner
auprès des plus grands pédagogues du piano. Elles ont formé
la majorité des plus grands pianistes au Canada et ce, pendant
plusieurs décennies. Je garde d'elles, plus particulièrement
de ma Sur Berthe et de Sur Marie-Thérèse Guay,
le souvenir de leur générosité et de leur indéfectible
soutien. Sur Berthe était aussi coquine et avait toujours
du chocolat et de la réglisse noire pour moi dans son banc de piano
!"
Alain Lefèvre sort rapidement des rangs et à 6 ans, il remporte
le 1er Prix au Concours de Musique du Canada :"Le Concours de
Musique du Canada fut et demeure toujours un concours important au pays.
Il fut pour moi une occasion de faire mes premières armes et de
monter sur scène dès le plus jeune âge. Il est indéniable
qu'il s'agit d'un apprentissage formateur et le fait de remporter le 1er
prix à neuf reprises fut un encouragement de taille pour moi, mes
parents et mes professeurs, mais aussi un indice envoyé au milieu
musical qu'il y avait là un jeune musicien en herbe à surveiller."
Il donne son premier récital au Grand Théatre de Québec
:"J'en garde un souvenir très émouvant. J'étais
trop petit pour rejoindre les pédales
Je me rappelle avoir
joué plusieurs uvres du compositeur russe Kabalevsky. Le
chef d'orchestre Wilfrid Pelletier était le Président du
concert, accompagné de sa femme, la célèbre soprano
américaine Rose Bampton. "
À 9 ans, Alain Lefèvre gagne le 1er Prix du Concours
de piano Heintzman, fait la une du Montreal Star qui le décrit
comme « LÉtoile de demain », et accorde sa toute
première entrevue télévisée à lémission
Femme daujourdhui de la Société Radio-Canada
mais ce qui lui valu aussi quelques ennuis :"Je garde l'heureux
souvenir d'avoir non seulement remporté le concours, mais le piano
à queue Heintzman qui était attribué au gagnant du
1er Prix. Je ne vous dis pas ma fierté, d'autant plus que mes parents
n'avaient pas les moyens de m'en offrir un. Seulement, mon passage à
l'émission " Femme d'aujourd'hui " de la SRC, est vite
venu envenimer mon bonheur candide, car tous les élèves
de la classe n'ont pas partagé ce succès qui n'était
pas le leur et je me suis fait battre à l'école pour la
première fois
Et malheureusement, ce ne fut pas la dernière
"
Ce ne fut pas non plus la dernière fois qu'Alain Lefèvre
gagna des concours puisque non seulement par la suite, il gagne le 1er
Prix au Concours de Musique du Canada à huit autres reprises mais
il remporte aussi à 18 ans, le Grand Prix au Concours International
Alfred Cortot. "Le Concours International de piano Alfred Cortot
fut le premier sous l'égide de mon maître Pierre Sancan.
Mais ce qu'il est venu me confirmer une fois de plus, c'est que l'Art
du piano ne devrait pas être traité comme le sport et les
Olympiques. Je n'aime pas le cirque de la compétition et pour moi,
il n'a pas sa place en musique classique. La preuve en est que beaucoup
de pianistes seront très " performants " en mode concours,
alors qu'ils ne sauront pas émouvoir un public en concert
C'est une chose de jouer pour les membres d'un jury et s'en est une autre
que de jouer pour un grand public. De plus, les résultats demeurent
extrêmement subjectifs et les concours dénaturent le sens
profond de la musique, ne servant pas nécessairement le seul intérêt
des participants."
À 14 ans, il prend des classes de maître avec Jeanne-Marie
Darré et Lucette Descaves qui lui conseillera de se présenter
au concours du CNSMP..."Jeanne-Marie Darré était
une femme exceptionnelle et de ses cours d'Été à
l'Académie Internationale de Nice, j'ai profité de tout
un aspect d'une école française riche et passionnante".
A lâge de 17 ans, il revient en France, admis au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Pierre
Sancan. il y obtiendra les 1er prix de piano et de musique de chambre
:"À 17 ans, j'ai eu l'insigne honneur d'être accepté
dans la classe de Sancan qui a sans nul doute été l'un des
plus grands pédagogues de notre temps. Musicien extraordinaire,
il aimait nous donner des clés pour ouvrir des portes et fenêtres
sur des réponses que nous devions pressentir. Il avait le respect
le plus total pour chacun d'entre nous et jamais il n'avait de prise de
position ferme ou des vérités cassantes. J'ai aimé
et aime passionnément cet homme dont je me considère être
le fruit de son enseignement. Il est certain que lorsque votre maître
de piano écrit de vous que vous êtes l'un de ses " plus
brillants disciples " qui " a la puissance et la délicatesse
" et que vous vous " acheminez vers la grande carrière
", cela vous donne des ailes." Le fait de devenir pianiste
professionnel s'est donc naturellement révélé : "Je
ne pense pas qu'en aucun temps je me sois posé la question de devenir
pianiste professionnelle de manière froide et intellectuelle. Je
ne suis pas et ne serai jamais un carriériste. C'est la musique
qui m'a ouvert la voie sur mon destin et les évènements
se sont enchainés de manière toute naturelle, avec un premier
concert à l'étranger, puis un deuxième et un troisième,
avec des jours faciles et d'autres plus difficiles. Mais je ne crois pas
que ce soit un choix autant qu'un état d'être. On ne devient
pas artiste, on l'est dans la peau."
Il étudie également la composition avec Pierre Max Dubois
et la musique de chambre avec Geneviève Joy, puis se perfectionne
auprès dAlexis Weissenberg. Pendant ses études au
Conservatoire, le grand violoniste Christian Ferras, ému par son
talent après lavoir entendu sur les ondes de Radio-France,
linvite immédiatement à donner un récital de
sonates de Bach à la Salle Gaveau. Le décès prématuré
de Ferras interrompt une tournée en Espagne et Alain Lefèvre
se joindra à Isaac Stern et à Ivry Gitlis sur la scène
du Châtelet, dans un concert
hommage à sa mémoire..."La musique de chambre a
toujours été pour moi une école très importante.
Je vis la musique de chambre comme une intense communion qui me pousse
à l'obligation d'un grand raffinement afin de toujours laisser
passer les sonorités des autres instruments, que ce soit le violon,
le violoncelle, la clarinette ou la voix. Il est certain que d'avoir pu
être le pianiste de Christian Ferras à la fin de sa vie fut
un réel privilège. Jouer la Sonate de Franck et celle de
Lekeu avec Ferras resteront parmi les souvenirs les plus marquants du
jeune musicien que j'étais à l'époque et l'annonce
de sa mort alors que nous étions à l'aube d'une grande tournée
fut pour moi un choc de taille, car il s'était suicidé.
Je l'ai vécu comme une forme d'échec, d'abandon
"
Alain
Lefèvre, poursuit actuellement une brillante carrière internationale
qui le conduit sur les scènes prestigieuses du monde, en récital
et avec les grands orchestres et chefs de renom...et il reviendra bientôt
en France pour un concert à Paris pour y interpréter une
oeuvre d'un compositeur qui lui tient beaucoup à coeur : "Je
joue régulièrement dans plus d'une trentaine de pays sur
quatre continents et j'aime sentir l'abolition de toutes les frontières,
races et religions quand la musique classique fait son uvre lors
d'un concert, où le langage musical permet la plus grande des communions.
Chaque public pour moi est différent, mais sacré. J'aurais
beaucoup de mal à préférer un public à un
autre, même si chacun a ses particularités. Quant à
la France, je suis heureux de pouvoir me retrouver sur la scène
du Théatre des Champs-Élysées à Paris le 27
Octobre prochain avec l'Orchestre National de France, dans le magnifique
Concerto No. 4 d'André Mathieu que j'espère avoir le bonheur
de jouer dans plusieurs villes de France dans les Saisons à venir,
afin de le faire découvrir au plus grand nombre de français
! Je regrette seulement que mes parents ne soient pas vivants pour assister
à ce concert au TCE
"
Alain Lefèvre se consacre également à la composition(voir
plus bas) et en plus de ces activités purement musicales, Alain
Lefèvre anime aussi une émission de deux heures diffusée
tous les dimanches, consacrée à la musique classique sur
les ondes dEspace Musique à Radio-Canada : "C'est
un privilège pour moi d'être animateur sur les ondes d'Espace
Musique, la chaîne musicale de Radio-Canada. Depuis bientôt
quatre ans, tous les dimanches de l'année, j'ai cet instant privilégié
avec l'auditoire où je lui fais partager l'amour des grandes interprétations
et des grandes versions musicales. Cette émission diffusée
dans tout le Canada peut également être entendue en direct
via internet partout dans le monde. Si bien qu'en tournée en Chine
par exemple, j'ai pu l'écouter à Beijing, dans ma chambre
d'hôtel, alors que je revenais d'une répétition avec
le China Philharmonic Orchestra sous la direction de Long Yu. En raison
de mes nombreuses tournées à l'étranger, je suis
obligé d'enregistrer toutes mes émissions à l'avance."
En 2008, il est ambassadeur artistique du Festival International de Lanaudière
pour une troisième année consécutive :"Le
Festival International de Lanaudière existe depuis 31 ans. Il se
classe parmi les plus importants d'Amérique du Nord. L'amphithéatre
de Joliette est un endroit magique, d'une rare beauté et l'acoustique
y est absolument sublime. Les plus grands artistes du monde musical s'y
produisent et vous comprendrez sans aucun doute que c'est pour moi un
privilège d'être l'ambassadeur artistique d'un évènement
d'une telle envergure."
Mais la liste de ses activités ne s'arrête pas là
: Alain Lefèvre continue son travail de « missionnaire de
la musique », en allant rencontrer bénévolement des
milliers denfants chaque année dans les écoles afin
de leur parler de musique classique, interrogé sur son point de
vue sur la façon dont on peut intéresser les jeunes enfants
à la musique classique et sur sa satisfaction quant aux résultats
de son action il répond :"La réponse à cette
question pourrait s'étendre à plusieurs centaine de pages.
Je dirai simplement que nous, musiciens, avons failli à notre devoir
le plus important depuis plusieurs décennies, soit celui de présenter
la musique classique à tous les jeunes, à la relève.
La proposition démocratique dans nos pays n'est malheureusement
plus présente. Nos médias, qu'ils soient télévisées,
électroniques, radiophoniques ou autres, font de moins en moins
place à cette musique qui élève l'âme et rend
nos enfants meilleurs. Inutile de s'étonner que nos salles de concert
se vident et que notre public vieillisse. Il est impératif que
nos gouvernements et que les décideurs réalisent que la
musique classique n'est pas un luxe, mais qu'elle est l'espoir d'une société
plus tolérante et du même fait, d'une société
plus apte à faire des choix démocratiques. Depuis plus de
vingt ans je rencontre des milliers de jeunes à travers le monde
et je sais qu'il n'y a pas un de ces jeunes qui ne soit pas sensible à
la possibilité de découvrir autre chose que la culture populaire
dont on les abreuve au quotidien. Je vais dans les écoles partout
où mes tournées me conduisent afin de leur parler de musique
classique tout en illustrant mes propos au piano. Jusqu'à maintenant,
l'expérience s'est avérée très concluante,
pour eux comme pour moi."
Malgré ces nombreuses activités Alain Lefèvre trouve
le temps de s'intéresser à nombreux autres arts car pour
lui ..."Il n'y a rien de plus triste qu'un musicien qui ne peut
parler que de musique
. Je suis un boulimique de littérature,
de théatre, de cinéma, de peinture. Je pense que le musicien
se nourrit de tout se qu'il consomme et qu'il n'en est que plus puissant
lors de l'aventure d'un récital ou d'un concert."
Son répertoire, son interprétation...ses compositions
La
discographie d'Alain Lefèvre couvre un vaste répertoire,
embrassant entre autres, les uvres de Bach, Brahms, Chopin, Debussy,
Gershwin, Liszt, Mozart, Moussorgski, Rachmaninov, Rameau, Scarlatti,
Schubert , Soler et il a particulièrement à coeur de faire
connaître l'oeuvre du compositeur canadien André Mathieu
: "André Mathieu est pour moi un sujet très sensible.
Il représente une partie primordiale de notre patrimoine musical,
s'inscrivant dans la veine des compositeurs romantiques et la musique
de Mathieu est particulièrement empreinte d'une forme de romantisme
au Québec rare et émouvant. Il est sans aucun doute certain
à la lueur de tout ce que nous savons, qu'il fut un prodige plus
grand que nature. D'ici la fin de l'année 2010, le public du monde
entier pourra le découvrir par l'entremise du cinéma. Le
tournage d'un film sur sa vie, produit par Denise Robert, (Gagnante d'un
Academy Award pour le film " Les Invasions Barbares ") et réalisé
par Luc Dionne, devrait débuter d'ici quelques semaines. Plusieurs
partitions sont déjà disponibles chez l'éditeur Orchestra
Bella et le musicologue Georges Nicholson qui a travaillé pendant
près d'un quart de siècle à la radio de Radio-Canada
et auteur de la biographie de Charles Dutoit, est en ce moment à
la rédaction d'une importante biographie sur ce compositeur et
pianiste génial que fut André Mathieu."
Lors de son prochain concert en France Alain Lefèvre interprétera
le concerto n°4 de ce compositeur, un concerto qu'il souhaite partager
avec le public mais aussi les pianistes : "Au lendemain de sa
création mondiale avec le Tucson Symphony Orchestra, on pouvait
lire à la une du Arizona Daily Star qu'il s'agissait d'un "
Concerto magnifique ", et d'un " Concerto ayant le potentiel
de rivaliser avec les plus grands concertos du répertoire, à
être joué par les plus grands orchestres pour des générations
à venir ". L'emballement du public et de la critique pour
le Concerto No.4 de Mathieu qui dure plus de trente minutes, fut unanime
et il se classe sans contredit parmi les plus extraordinaires concertos
du répertoire romantique. Je souhaite vivement que les pianistes
seront nombreux à en faire leur cheval de bataille. "
Alors qu'il vient de sortir un disque réunissant des oeuvres
de Rachamninov et Schubert(voir plus bas) et outre le projet de film sur
André Mathieu, Alain Lefèvre a également trois projets
en cours et c'est André Mathieu qui se retrouve au cur de
chacun d'eux, avec des uvres encore inédites à ce
jour. : "Je viens de terminer l'enregistrement de son Concerto
No.4 avec le Tucson Symphony Orchestra sous la direction de son chef George
Hanson. Le CD sera lancé à l'Automne prochain et sa sortie
en France coïncidera avec mon passage le 27 Octobre au Théatre
des Champs-Élysées, avec l'Orchestre National de France
qui en donnera alors la première européenne. En Juillet,
je rentre en studio avec mon frère David Lefèvre, le premier
violon solo de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, où nous
graverons sur CD le récital que nous présenterons au Festival
International de Lanaudière, lequel comprend la Fantaisie pour
violon et piano de Mathieu. Puis en Janvier 2009, au terme d'une tournée
de plusieurs concerts au Royaume-Uni avec le London Mozart Players et
le chef invité Matthias Bamert, nous allons enregistrer le Concertino
No.2 de Mathieu à l'Église St-Jude-on-the Hill à
Londres et en faire le lancement à l'Automne 2009 lors d'un concert
au Cadogan Hall."
Alain Lefèvre est lui-même compositeur, il a enregistré
plusieurs de ses oeuvres : "La composition s'est imposée
à moi, plus forte que tout, comme un exutoire naturel et nécessaire
à la rigueur que commande la musique classique. C'est à
l'adolescence que mes premiers thèmes m'ont envahi, souvent nourris
par des états d'âme exacerbés, qui se vivent dans
l'absolu, surtout quand on a quinze ans et que nos attentes n'entendent
pas raison ! La notion de travail disparaît totalement quand vient
le temps de mettre en note mes émotions, processus de création
inspiré tant par une rencontre, qu'un départ, une mort,
une trahison, un parfum, un paysage, une amitié, une épreuve,
un bonheur
Au fil des ans, après une trentaine d'uvres
réparties sur trois disques, Lylatov, Carnet de notes et Fidèles
Insomnies, un quatrième opus est en préparation. Je dois
également signer ma première musique de film. "
interrogé sur sa façon de travailler, Alain Lefèvre
confie : "Je suis un maçon du piano, ce qu'on pourrait
appeler un coureur de fond. Je ne crois pas que le pianiste puisse travailler
constamment de manière inspirée, même s'il aspire
à bâtir des cathédrales. Mon travail est régulier,
discipliné, et je suis devant mon piano de plus en plus modeste
et de plus en plus conscient que c'est un art total. Il y a trop de pianistes
qui avec toutes leurs prétentions et explications pseudo-intellectuelles,
se donnent plus d'importance que le compositeur qu'ils servent. N'oublions
jamais l'exécution d'un Dinu Lipatti qui a souvent atteint des
sommets inégalés."
Ecouter...

Nouveau
octobre 2008
Concerto No. 4
André Mathieu,
Alain Lefèvre & George Hanson
Tucson Symphony Orchestra
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ALAIN LEFÈVRE
Neuf Etudes Tableaux opus 39 RACHMANINOV
Trois impromptus D. 946 SCHUBERT
Si le pianiste/compositeur canadien Alain Lefèvre est particulièrement
célèbre par sa bataille à faire connaître
l'oeuvre du compositeur André Mathieu au monde entier, son
répertoire est très vaste et ce nouveau disque, édité
par le label Analekta, pour lequel il a choisi un regroupement original
de deux recueils poétiques de Schubert et Rachmaninov vient
compléter son importante discographie qui comporte déjà
une quinzaine de volumes des compositeurs les plus variés
allant de Bach à Soler...cliquez
ici pour lire la suite
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- Agnès Jourdain
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