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Beatrice Berrut

Merci à Beatrice Berrut d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Beatrice Berrut est née en 1985 dans le canton du Valais (Suisse) dans une famille de mélomanes et de musiciens amateurs :"Ma mère jouait du piano et chantait, et c’est la présence d’un piano dans la maison ainsi qu’une discographie étoffée qui m’a amenée à la musique classique et au piano. J’ai demandé à m’y mettre vers l’âge de 8 ans."
Elle prend ses premiers cours dans sa ville natale du canton du Valais dans les Alpes et elle part étudier au conservatoire de Lausanne à l’âge de 14 ans : " J’ai gardé un très beau souvenir de ces deux brèves années. Lausanne était déjà un centre culturel très stimulant, où les danseurs du ballet Béjart côtoyaient les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, alors sous la direction de Christian Zacharias."
A l’âge de 16ans, elle entre à à la Fondation Heinrich Neuhaus de Zürich en 2001..." J'y suis restée jusqu’à mes 19 ans. J’en ai gardé un souvenir très intense. J’étais bouleversée par ma rencontre avec Esther Yellin, une élève de Heinrich Neuhaus, et très désireuse de tirer le maximum de son enseignement. Neuhaus était une figure marquante pour moi, et je m’étais plongée dans son livre « l’Art du piano » avec une envie dévorante de pouvoir me rapprocher au plus de sa « philosophie » du piano et de la musique."
Beatrice Berrut poursuit ensuite ses études à la Hochschule für Musik «Hanns Eisler» de Berlin , où elle suivra durant cinq ans l’enseignement de Galina Iwanzowa. ..." Galina Iwanzowa était également une élève de Heinrich Neuhaus, et j’avais entendu plusieurs de ses élèves (Evgeny Subdin, Martin Helmchen) pour lesquels j’avais une grande admiration. Le fait de pouvoir continuer à travailler dans la continuité de l’enseignement de Neuhaus, les succès qu’avaient eu les élèves de Galina Iwanzowa, et le cadre prestigieux d’une école des plus réputées d’Europe, était la combinaison parfaite de plusieurs éléments essentiels pour mon développement. De plus, Berlin était une capitale culturelle de premier plan, où j’étais sûre de pouvoir faire des rencontres intéressantes qui m’enrichiraient et m’accompagneraient tout au long de ma carrière. Je dois dire aujourd’hui qu’avec du recul, Galina Iwanzowa m’a construit toute ma technique, et donné tous les éléments pour être indépendante et continuer de travailler seule. Ce qui, finalement, est le but de tout enseignement."
Après des années d’école russe, Beatrice Berrut a envie d’ouvrir un peu son horizon et rejoint la Royal Irish Academy of Music de Dublin où elle s’est perfectionnée dans la classe de John O’Conor tenant d’une toute autre tradition :"Il était élève de Wilhelm Kempff, pianiste pour lequel j’avais la plus grande admiration. Avec lui, j’ai fait le choix de travailler un répertoire plus classique. Tout comme Kempff, il est spécialiste de Beethoven, et j’ai profité de travailler avec lui du Beethoven, du Bach, du Mozart… ses goûts et ses idées sont d’une grande finesse, et ils m’ont permis d’étoffer et d’enrichir ma palette."
Sa discographie est louangée par la critique internationale, Fanfare Record Magazine compare ses interprétations à celles d’Horowitz et Diapason fait l’éloge de « sa sonorité cuivré, du charme et de la chaleur de son jeu ». Beatrice Berrut a été invitée par Gidon Kremer pour de nombreux concerts à son festival de Bâle en 2005, et elle se produit régulièrement avec des artistes de premier plan tels Shlomo Mintz, Itzhak Perlman, Frans Helmerson ou Mihaela Martin. Elle collabore également depuis de nombreuses années avec la violoncelliste franco-belge Camille Thomas (voir plus bas un disque qu'elle a enregistrée avec elle). Interrogée sur ce qu'elle ressent à avoir été comparé à Horowitz, et sur ces éventuels autres interpètes de référence, Beatrice Berrut confie :" Il est très flatteur pour un jeune interprète d’avoir été comparée à un monstre sacré du piano, et ça encourage bien évidemment à continuer inlassablement à travailler dur ! Les interprètes qui m’inspirent le plus sont – rien de surprenant à cela – des élèves des Neuhaus père et fils, tels que Radu Lupu (qui me bouleverse vraiment profondément), Emil Gilels, Elisso Wirssaladze… mais aussi d’autres pianistes plus « occidentaux » tels Alfred Brendel dont je trouve les Mozart inégalables, Wilhelm Kempff dans Beethoven ou Krystian Zimerman dans Chopin.". Elle confie également avoir passé " des moments inoubliables avec des gens tels Brigitte Engerer, Menahem Pressler ou Leon Fleisher."
Sa jeune carrière a été récompensée par de nombreux prix - l’Eurovision suisse 2002, Prix de la Société des Arts de Genève, Prix « Revelacion » de la presse argentine, prix culturel d’encouragement de l’Etat du Valais, griffon culturel de l’Association du Chablais.... Interrogée sur le prix de l'Eurovision Suisse et ce qu'elle pense en général de tous ces prix, elle précise " L’Eurovision de la musique classique est un concours organisé par les radios Européennes (EBU) qui a révélé des gens tels Julian Rachlin, Julia Fischer ou Leif Ove Andsnes. Je n’ai jamais compté sur les concours pour faire ma place et construire ma carrière, cependant les prix que j’ai reçus m’ont tous été droit au cœur. Ils sont chacun une pierre de mon édifice, et un encouragement important."
Elle se produit à travers l’Europe et l’Amérique dans des salles prestigieuses telles la Philharmonie de Berlin, le Preston Bradley Hall de Chicago, le Wigmore Hall de Londres, le Victoria Hall de Genève, le Cleveland Museum of Art ou le Teatro Coliseo de Buenos Aires, en récital ou en soliste avec des orchestres tels l’Orchestre de la Radio Suisse Italienne, le North Czech Philharmonic, la Kammerphilharmonie de Berlin, l’Orchestre des Nations Unies, la Camerata Menuhin, ou encore l’Orchestre Symphonique de Dubrovnik...

Son répertoire

Le répertoire de Beatrice Berrut se concentre sur la musique qu'elle aime plus particulièrement : la musique allemande , de Bach à Brahms en passant par Mozart, Beethoven et Schumann. et précise-t-elle "Sur une île déserte je prendrais sans aucun doute du Mozart, du Brahms et du Schumann." Quant à Bach, elle vient de sortir un disque autour de transcriptions de ses oeuvres, qui complètent un enregistrement en première mondiale d'oeuvres de Thierry Escaich. Ce n'est pas la toute première fois qu'elle enregistre des oeuvres d'un compositeur actuel cependant elle a, pour le moment, eu peu souvent l'occasion de travailler avec eux : "Si j’ai déjà enregistré des œuvres de Lera Auerbach, nous n’avons malheureusement pas pu en parler ni les travailler ensemble. J’ai une activité en musique contemporaine qui est assez restreinte, et c’est n’est que avec Thierry Escaich que j’ai pu avoir un échange, et parler de sa musique."
Une rencontre sûrement importante puisque la pianiste confie que lorsqu'elle aborde de nouveaux compositeurs, de toute époque, ou de nouvelles oeuvres, elle a à coeur d’être le plus fidèle au texte...." Cela présuppose de se munir d’une édition originale fiable, puis d’éviter trop d’influences extérieures… c’est la raison pour laquelle quand je me penche sur une nouvelle œuvre, je n’écoute pas d’interprétations d’autres pianistes. Je cherche à trouver ce que le compositeur peut bien raconter, en me détachant des traditions et des choses que j’ai pu entendre. Plus tard, lorsque j’ai construit ma vision de l’œuvre, je trouve par contre très intéressant d’aller écouter ce que les autres ont fait, et comment ils l’ont comprise, eux. "
Beatrice Berrut joue souvent de la musique de chambre, ce qu'elle considère comme : "une bonne école pour les pianistes. Les instrumentistes à cordes nous apprennent à faire chanter l’instrument, à chercher la même sensualité qu’eux ont avec leur archet. Les vents nous apprennent à respirer… je pense qu’il est indispensable qu’un pianiste fasse de la musique de chambre, car cela nous ouvre les oreilles, et nous apprend aussi à fonctionner « en groupe », cela nous socialise. On apprend d’autre part à être réactif, à s’adapter et à réagir aux idées de nos partenaires, chose que nous n’avons pas besoin de faire quand nous jouons seuls."
Elle préfère jouer en soliste avec orchestre, mais donner des récitals seule ou jouer de la musique de chambre sont aussi très importants : "De jouer avec orchestre nous mène à une expansion sonore maximale, exige du pianiste un charisme débordant, et permet en plus du jeu solistique un partage avec le chef et l’orchestre qui tient presque de la musique de chambre. Le récital seul est le grand travail de l’ermite mis à jour, c’est la construction intégrale d’une ligne, d’une architecture que notre esprit met en place et tient tout seul. C’est l’exercice le plus difficile et qui demande le plus de concentration… Pour ma part, ce que je préfère, c’est jouer avec orchestre, c’est très excitant d’être soliste, tout en n'étant pas complètement seul sur scène, et stimulé par les autres musiciens. Je joue quelques fois par saison avec orchestre, et parmi mes prochains projets, je compte une intégrale discographique (qui sera enregistrée en live) des concertos de St-Saëns avec un orchestre allemand."
Beatrice Berrut n'enseigne pas mais n'exclut pas de le faire dans quelques années :" Je n’enseigne pas, car je ne pourrai pas avoir de suivi avec des élèves, étant loin souvent… Je n’en sens par ailleurs pas le désir pour l’instant. Il est possible qu’avec les années, j’aie envie d’enseigner, pour transmettre les choses que j’ai pu expérimenter, mais aussi pour avoir un style de vie plus stable."

Ecouter...

A découvrir absolument le nouveau disque de Beatrice Berrut
METANOIA Franz Liszt

Beatrice Berrut
Lux aeterna
Visions de Bach

Johann Sebastian Bach
- Siciliano (Kempff)
- Aria (Siloti)
- Chaconne (Busoni)
- Orgel-Choralvorspiele (Busoni)
Thierry Escaich
- Trois études baroques pour piano
- Jeux de doubles
A l'occasion de la sortie de son nouveau disque piano seul , la pianiste Beatrice Berrut a bien voulu répondre à nombreuses questions sur son disque [...] Dans le livret de ce nouvel album, qu'elle a rédigé elle-même, Beatrice Berrut explique : « Le recueillement, la sobriété et la modestie de la musique de Bach sont profondément émouvants. En cette époque où tant d'importance est accordée au paraître, sa musique demeure, nous pousse à l'introspection et soulève des questions existentielles qui, malgré le passage des siècles, restent actuelles. J'ai fait le choix d'oeuvres transcrites par Busoni, Siloti ou Kempff, et non celui d'oeuvres écrites pour le clavecin, car leurs transcriptions tendent un fil entre l'époque de Bach et notre monde moderne. C'est la preuve tangible de l'universalité et de l'atemporalité de sa musique : elle jette des ponts entre des hommes de différents siècles." Des ponts qui nous mènent effectivement jusqu'à l'époque actuelle puisque la pianiste a également choisi d'ajouter à son programme des oeuvres de Thierry Escaich... Cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir deux vidéos

Un siècle de couleurs russes
Camille Thomas, violoncelle
Béatrice Berrut, piano
SERGEI RACHMANINOV,
sonate en sol mineur pour piano et violoncelle
DMITRY KABALEVSKY,
sonate en si bémol majeur pour piano et violoncelle op.71
LERA AUERBACHA

Sept Préludes pour piano et violoncelle op.47

Disque la musique de chambre, russe cette fois, de part les compositeurs mais l'auteur du livret Francis Maes explique qu'il est difficile de définir spécifiquement la musique russe et cela même en dehors du fait qu'elle ne s'est pas spécifiquement développée en Russie. Un disque qui réunit deux musiciennes non pas russes mais l'une française et l'autre suisse. Elles ont chacune reçu nombreux prix : la violoncelliste Camille Thomas , dont c'est ici le premier disque est née à Paris en Considérée comme l'une des jeunes musiciennes les plus prometteuses de sa génération, ses nombreuses distinctions - Révélation Classique de l'ADAMI 2010, lauréate de la Fondation Banque Populaire Natixis, de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation, entre autres… La pianiste Béatrice Berrutqui a déjà enregistré plusierus disque est née dans le canton du Valais et notamment lauréate de la Société des Arts de Genève en 2006. Toutes deux jouent avec le violoniste Lorenzo Gatto avec lequel elles ont constitué le "Trio Saint-Exupéry" un nom choisi par la pianiste qui outre le piano a aussi une passion pour l'avion... Deux façons de voyager loin ! En l'occurence c'est un voyage dans le temps outre la Russie que les deux musiciennes offrent ici...cliquez ici pour lire la suite écouter un extrait et voir deux vidéos

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