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Etsuko Hirose

Merci à Etsuko Hirose d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Née à Nagoya au Japon, Etsuko Hirose ( prononcé Etsuko Hirosé) est initiée à la musique très très jeune : "C'est ma mère qui m'a initiée à la musique, en me faisant entendre de la musique classique tous les jours, du matin au soir, dès l'âge de un mois ! Ma mère avait été influencée par la lecture d'un article sur la méthode Suzuki, qui expliquait que les bébés ont la capacité de développer leur sens musical grâce à une écoute quasi permanente de musique. Cette théorie s'appuyait sur l'apprentissage de la langue maternelle qui se fait à partir de l'interaction avec l'environnement. J'ai donc été immergée dans un bain de musique, au contact du répertoire de la musique symphonique, de la musique concertante, de la musique pour piano, pour instruments à cordes, etc., toutes ces musiques classiques jouées par les plus grands interprètes, Lili Kraus, Christian Ferras, Georges Szell, Bruno Walter etc... Depuis lors, la musique est devenue un élément naturel de ma vie, comme l'oxygène ou la parole…"
Et Etsuko Hirose commence l’étude du piano à l’âge de trois ans...
"Mes parents avaient un piano droit, ma mère en jouait régulièrement, et je me suis naturellement mise à jouer de cet instrument quand j'ai commencé à prendre mes premières leçons, à l'âge de 3 ans et demi…
Ma mère, cependant, ne pensait pas pour moi à un avenir de pianiste professionnelle, elle voulait juste que j'apprenne le piano, afin de continuer le métier de professeur de piano, à la maison, après le mariage… elle-même se trouvait fort dépitée d'avoir dû quitter son activité d'informaticienne, selon la coutume qui s'imposait alors aux femmes mariées japonaises…
"
Elle a pris ses premières leçons de piano avec un professeur de l'école Suzuki à Nagoya sa ville natale... "Je prenais des cours une fois par semaine, j'étais accompagnée de ma mère, et j'avoue que j'aimais beaucoup jouer du piano… heureusement… car ma mère, très vigilante, très exigeante aussi, me faisait travailler 2 à 3 heures par jour… Après les cours, elle m'emmenait dans ma pâtisserie préférée… Et cela me motivait énormément ! "

A six ans seulement, Etsuko Hirose interprète avec un orchestre le Concerto n°26 de Mozart..."Les œuvres de la méthode Suzuki sont réparties en sept cahiers d'une dizaine de pièces chacun, et de difficulté croissante. Toutes les œuvres sont imposées dès le niveau débutant, et sont extraites du répertoire des grands compositeurs de musique classique, comme Mozart, Beethoven, Schumann, etc. Le concerto n°26 était une œuvre du niveau " catégorie avancée " que j'ai atteint très rapidement, et remarquée par le fondateur Suzuki, j'ai été choisie à l'âge de 6 ans pour jouer avec l'orchestre formé par les professeurs de l'Institut Suzuki… Mais à vrai dire, je ne m'en souviens pas très bien, je possède toutefois une vidéo de ce concert qui me rappelle et témoigne de ma joie de jouer avec orchestre…"
De l'âge de 8 à 15 ans Etsuko Hirose poursuit ses études auprès d'un très grand professeur japonais, Kazuhiko Nakajima :"Sa pédagogie était peu ordinaire… J'allais chez lui toutes les 2 à 3 semaines, il me demandait de jouer une heure de programme, totalement différent à chaque fois (quelquefois, nous choisissions ensemble les œuvres à travailler)… Après chaque pièce, il disait : " Ensuite ? "… Il me laissait donc jouer comme je voulais, et je continuais librement… La plupart du temps, il ne faisait pas de remarques… J'entends encore sa voix : " Ensuite ? "… ".
Ensuite... à quinze ans Etsuko Hirose décide de venir en France : "Nos rencontres ont duré 7 ans et m'ont permis d'acquérir un répertoire considérable, solide, varié… mais je commençais à douter, à vouloir approfondir mes recherches, à souhaiter d'autres échanges musicaux… C'est à ce moment-là que j'ai décidé de venir en France… j'avais 15 ans et ma mère m'a accompagnée, dans un premier temps… Le choix s'est imposé assez facilement : à cette époque, j'aimais beaucoup Chopin, et j'ai voulu vivre dans le pays où Chopin a passé la deuxième moitié de sa vie… Cette décision plaisait aussi à ma mère qui avait étudié la littérature française à l'université, et qui parlait français…"
Etsuko Hirose confie que le fait de donner nombreux concerts dès son enfance a fait naître simultanément son envie d'être pianiste professionnelle : "Depuis mon enfance, j'ai eu l'immense chance de ne jamais manquer d'occasions de me produire en concert, j'ai joué avec orchestre presque chaque année depuis l'âge de 6 ans, j'ai effectué une tournée d'un mois aux Etats-Unis, envoyée par l'Institut Suzuki, à l'âge de 8 et 9 ans, j'ai joué lors du concert du 1er Prix au Concours Chopin à Moscou à l'âge de 13 ans, j'ai connu des tournées de récitals en Asie à 14 ans…, ce qui fait que donner des concerts a toujours fait partie de ma vie… et je n'ai jamais imaginé embrasser une autre carrière que celle de pianiste professionnelle… J'ai donc choisi de me concentrer sur une carrière musicale et suis venue à Paris afin de parfaire ma formation et de réaliser mon rêve… Paris offrait aussi une grande palette de concerts, de spectacles de danse, de théâtre et de musées… et je me suis toujours intéressée à l'histoire de l'art…"
Après avoir obtenu le diplôme à l’unanimité à l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe de Germaine Mounier, elle entre au CNSM de Paris dans la classe de Bruno Rigutto, Nicholas Angelich et en 1999 elle obtient le premier prix de piano à l’unanimité et le Prix Daniel Magne. ..." Lors de mon arrivée à Paris, j'ai travaillé tout d'abord avec Germaine Mounier, à l'Ecole Normale de Musique. C'est ensuite au CNSM de Paris que j'ai rencontré ces deux maîtres que sont Bruno Rigutto et Nicholas Angelich. Ce fut une merveilleuse expérience de rencontrer ces deux pianistes que j'admire beaucoup ! Bruno Rigutto m'a permis de développer ma propre couleur musicale, et de trouver le chemin de la musique de mon âme… ses cours étaient très poétiques, imaginatifs, et j'étais impressionnée d'entendre au plus près les exemples qu'il jouait au piano… Nicholas Angelich, attentif, pragmatique et intellectuel, m'a aidée dans la résolution de certains problèmes techniques et m'a éclairée et imprégnée entre autres de l'importance de différencier les styles musicaux…"
Etsuko Hirose se perfectionne actuellement auprès de Marie-Françoise Bucquet et Jorge Chaminé, et plus récemment, Alfred Brendel, pour qui elle a eu le privilège de jouer et dont elle a reçu les conseils... et eele a déjà reçu les conseils de nombreux autres musiciens : "J'ai souvent eu le privilège de rencontrer de très grands musiciens, des pianistes tels que Martha Argerich, Alfred Brendel, Aldo Ciccolini, mais aussi de grands chefs d'orchestre, avec lesquels j'ai joué, Charles Dutoit, Jacek Kaspszyk, Dmitri Liss, etc.
Le travail que j'ai effectué avec Alfred Brendel à Londres m'a beaucoup marquée, notamment ses remarques extrêmement détaillées sur la façon de construire les plans sonores verticaux (harmonies, polyphonies) et horizontaux (phrasés et rubato). Et selon la pratique commune à de nombreux musiciens, il m'a également conseillé de commencer ma journée de travail en jouant quelques préludes et fugues du clavier bien tempéré de Bach. Je l'ai rencontré sur la recommandation de Marie-Françoise Bucquet, avec laquelle je me suis perfectionnée après le CNSM, ainsi qu'avec le baryton Jorge Chaminé. Toujours à l'écoute, généreux, fidèles et rigoureux par rapport au texte musical, Marie-Françoise et Jorge sont pour moi source d'ouverture, d'inspiration et d'accomplissement…
"

Lauréate des Concours Internationaux de “Frédéric Chopin pour les jeunes pianistes“ (Moscou), “G.B.Viotti“ (Italie), “ARD Munich“, en 1999, Etsuko Hirose obtient le Premier Prix au Concours Martha Argerich, ce qui marque le point de départ de sa carrière de soliste..."Je ne me suis jamais considérée comme une bête à concours car je n'aime pas trop l'idée de comparaison… Cependant, j'ai passé quelques concours, afin de me donner des objectifs de programmes, et aussi d'écouter d'autres candidats, venant d'écoles différentes, et de découvrir des répertoires nouveaux. Après avoir été lauréate du concours Viotti, Genève, et Munich j'ai obtenu le 1er prix du 1er concours Martha Argerich. Moment inoubliable, car Martha Argerich était depuis mon enfance une idole, et le fait de jouer devant elle et les membres du jury, dont Nelson Freire, m'a enthousiasmée au point d'en oublier qu'il s'agissait d'un concours. Martha, très généreuse, franche, affectueuse, et Nelson, son " frère " musical m'ont chaleureusement complimentée à l'issue de la finale du concours. Et bien évidemment, ces recommandations m'ont énormément influencée et aidée au moment du lancement de ma carrière."

lEtsuka Hirose se produit sur plusieurs scènes prestigieuses : Herkulessaal à Munich, Kennedy Center à Washington, Teatro Colón à Buenos Aires, Suntory Hall et Orchard Hall à Tokyo et notamment avec l’Orchester des Bayerischen Rundfunks, l’Orquesta Sinfónica Nacional Argentina, l’Orpheus Chamber Orchestra, Torino National Orchestra, Moscow Philharmonic Orchestra, Polish Chamber Orchestra, NHK Symphony Orchestra, Tokyo Philharmonic Orchestra, Oural Philharmonic Orchestra et sous la direction de chefs tels Charles Dutoit, Marcello Viotti, Ignacio Calderón, Dmitri Liss, Fayçal Karoui etc. Invitée par de nombreux festivals tels La Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, Tokyo, Varsovie et Bilbao, Folle Nuit à Gaveau, le Festival Chopin à Bagatelle, à Nohant et en Pologne, le Festival Martha Argerich au Japon, Taiwan et en Italie, Festival Radio Classique à l’Olympia, Festival Saint Riquier, Festival des Forêts, Lisztomanias, Les Nuits du Sucquet à Cannes, CIMA (Italie), « Ibériades » à la Radio France, Festival das Artes à Coimbra (Portugal) etc.
Interrogée sur son meilleur et son éventuel pire souvenir de concert Etsuko Hirose confie confie : "Le meilleur souvenir de concert s'est produit au cours d'un festival, en Italie… J'ai donné un récital en plein air, dans une acoustique idéale, devant le grand mur d'une forteresse du XIIIème siècle, un soir de pleine lune, sous un ciel parsemé d'étoiles et dans le silence absolu d'une nuit d'été… L'ambiance était magique, parfaite, à couper le souffle, et tellement inspirante que j'ai été transportée et j'ai eu envie de jouer jusqu'à l'aube…
Le pire s'est produit au Japon… Au cours d'un récital j'ai cassé la pédale forte du piano Yamaha sur lequel je jouais, au milieu de l'Ouverture de Guillaume Tell, dans la transcription de Liszt, et j'ai été obligée de jouer sans pédale jusqu'à la fin… C'était absolument terrifiant…
"
Etsuko Hirose vit toujours en France actuellement : "Après mes études au CNSM, j'ai regagné le Japon, et j'y suis restée 6 ans. Pendant cette période j'ai donné de nombreux concerts, j'ai enregistré 4 disques pour la firme Denon, ce fut un moment indispensable à la construction de ma personnalité musicale… Mais je ne me sentais plus tout à fait chez moi… et surtout, la France me manquait beaucoup !!! Finalement, Bruno Rigutto, que je rencontrais souvent au Japon, m'a conseillé de revenir en France, m'encourageant à élargir ma carrière en dehors de mon pays, et il m'a présentée à des organisateurs de festivals français… Ainsi, en 2008, je me suis de nouveau installée à Paris, et je suis ravie de pouvoir vivre dans cette ville qui me fascine toujours par sa beauté, ses musées, ses artistes… et j'y ai aussi retrouvé beaucoup d'amis…"
La pianiste retourne régulièrement au Japon pour y donner des concerts, des récitals et y retrouver ma famille ... interrogée sur la situation actuelle de son pays elle confie : "Elle m'inquiète beaucoup. Malgré l'apparence quasi normale de la vie, en dehors des endroits gravement dévastés par le tsunami du 11 mars 2011, qui gardent encore les marques de la catastrophe, nous avons des problèmes graves à régler, le nucléaire, la radioactivité, la protection de la population, la reconstruction des lieux sinistrés, la crise économique… mais avec la volonté et la sérénité de notre peuple, je suis sûre que nous nous en sortirons un jour… le plus vite possible…"

Les derniers enregistrements de Etsuko Hirose ont été gravés pour le label MIRARE, un disque consacré aux Ballades et Nocturnes de Chopin, e l’autre album dédié aux Concertos de Liszt et Schumann avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn sous la direction de Fayçal Karoui est sorti en 2011(voir ci-dessous) et il vient de parapitre en septembre 2012 un disque consacré à un compositeur moins connu : Balakirev (voir ci-dessous)

Son répertoire, son interprétation...

Interrogée sur ses compositeurs de prédilection,Etsuko Hirose réponds qu'elle aime toujours les compositeurs que je joue mais..."si je dois en citer quelques uns, je pense à Chopin, Beethoven, Liszt, Schumann, Rachmaninoff, etc." ! Un etc... dont la liste pourrait être longue car la pianiste a pris l'habitude depuis l'enfance, de renouveler toutes les 3 semaines son répertoire : " Cela me permet un déchiffrage aisé des œuvres. En face d'une partition, je prends plaisir, dès le début, à la jouer d'un bout à l'autre, et je me laisse aller à la surprise de l'écriture, du style, à la beauté du texte… Puis, je réfléchis à la structure de l'œuvre, aux changements de climat, de tempi… tous ces éléments de réflexion facilitent la mémorisation et constituent la base sur laquelle s'appuie mon imaginaire. J'essaie toujours d'apprendre l'œuvre par cœur le plus rapidement possible, afin de ne pas être prisonnière de la partition, et de libérer ma pensée d'interprète.
J'évite d'écouter d'autres interprétations des œuvres que je travaille, au moment où je les aborde, par contre, je m'intéresse aux œuvres différentes du même compositeur, par exemple la musique symphoniques ou la musique de chambre, et cette recherche me donne souvent la clé pour mieux comprendre ce qu'a voulu exprimer le compositeur
."
Un travail intense car Etsuko Hirose aime tous les répertoires : pour piano seul, de musique de chambre et avec orchestre ... "J'aime tout et a besoin de tout ! J'aime le récital, parce que je peux me laisser porter par mon instinct, l'inspiration de chaque instant, tout en étant responsable de la conduite de l'œuvre…
En musique de chambre, lorsque la complicité musicale est forte entre les partenaires, il peut se passer des événements inattendus, on prend parfois des risques, au gré de sa fantaisie, comme lors d'une improvisation, et cela multiplie les émotions… Il m'arrive parfois d'avoir la chair de poule en jouant au concert… et ces moments sont vraiment magiques et représentent un pur bonheur… pour les interprètes mais aussi pour le public qui en perçoit la magie de l'instant… Et l'écoute du son ample et chantant du violoncelle, du son frémissant du violon, ou le son presque humain et parlant du hautbois (…) développe l'ouïe de l'interprète qui cherchera ensuite à imiter ces différents timbres, au piano…
L'accompagnement des chanteurs nous apprend le legato, la respiration et la mise en scène théâtrale… échanges importants pour la pratique pianistique…
Enfin, j'ai une passion particulière pour les concertos, lorsque s'effectue autour de la musique une sorte d'osmose entre le chef, le concertiste et les musiciens de l'orchestre, la joie du partage est totale, avec de véritables dialogues spontanés… c'est pour moi le comble du plaisir musical
!"
Etsuko Hiro enseigne également le piano à quelques élèves : "Les interprètes s'inscrivent en général dans une tradition d'échange et de transmission musicale… Il m'arrive parfois de donner des master classes ou des cours privés. L'écoute, le conseil, et la compréhension du jeu des élèves représentent un retour réflexif sur son propre travail, la clarification de ses idées, et c'est toujours un enrichissement et une responsabilité de transmettre sa propre expérience et ce que l'on a appris des grands musiciens. "
Quant à son écoute de musique et ses loisirs, Etsuko Hirose confie ....."J'aime beaucoup écouter du jazz, Keith Jarret ou Herbie Hancock, la musique latine ou espagnole, lorsque je suis un peu fatiguée, mais normalement, je n'écoute pas beaucoup de musique, dans ce monde où l'on est tellement entouré de sons divers, et j'ai besoin de silence pour me retrouver… Je m'intéresse aussi au cinéma, à la peinture, et j'aime assister aux spectacles de Kabuki', entre mes concerts, au Japon, le Kabuki moderne est assez spectaculaire, impressionnant de beauté… Depuis mon plus jeune âge, je m'intéresse à la littérature, plus particulièrement la littérature russe, j'ai dévoré les ouvrages de Dostoïevski, Tolstoï, Tchékhov… et je m'en suis inspirée lorsque j'ai joué la musique russe. J'aime également la poésie, celle de Baudelaire, les nouvelles et romans, ceux de Maupassant, et les ouvrages des écrivains actuels, Murakami, Nothomb ou Pancol…
Sinon, j'ai aussi un faible pour les romans policiers, mais je n'en lis pas avant les concerts afin de ne pas me laisser déconcentrer…
"

Ecouter...

La sélection de piano bleu
Paru en
septembre 2012

Balakirev (1837-1910)
Etsuko Hirose, piano

Glinka / Balakirev
Une vie pour le Tsar
Balakirev
Sonate pour piano en si bémol mineur
Glinka / Balakirev
L'alouette
Balakirev
Islamey

La pianiste japonaise Etsuko Hirose qui vit en France depuis l'âge de quinze ans, est désormais bien connue du public de la Folle journée de Nantes où elle a joué souvent et c'est dans le cadre de celle-ci que ce nouveau disque qui parait chez le label Mirare a été enregistré. Une Folle journée qui en 2012 avait pour thème "Le sacre russe de Rimsky Korsakov à Chostakovitch"...
Le compositeur Mily Balakirev (1837-1910) est le fondateur et l'animateur "aussi efficace et dévoué que dictatorial " du Groupe des Cinq, et dont précisément faisait parti Rimsky Korsakov mais Balakirev assez curieusement est aujourd'hui oublié. Outre le Groupe des Cinq, Balakirev, issu lui-même d'un milieu social pauvre fonda et codirigea aussi à partir de 1862 l'école gratuite de musique dont le but était de mettre l'enseignement musical à la portée de toutes les classes sociales indique l'auteur du livret André Lichke, musicologue spécialiste de la musique russe. C'est sa rencontre dès l'âge de 18 ans avec le compositeur Glinka auquel il soumit une fantaisie pour piano sur des thèmes de "La vie pour le Tsar", qu'il remania par la suite, qui détermina le but qu'il se fixa alors de poursuivre l'oeuvre que Glinka avait entamée : l'élaboration d'une école musicale russe... .
La vie créatrice de Balakirev fut intense dans ses années de jeunesse pour connaître une éclipse totale dans les années 1870, puis un retour progressif à la créativité après 1880. Ses compositions sont essentiellement centrées sur quelques tonalités de prédilection ainsi celle en si bémol majeur qu'il utilisa dans sa sonate, une sonate qu'il remania plusieurs fois de 1850 à 1905 et d'inspirations multiples explique Etsuko Hirose qui a bien voulu répondre également à quelques questions au sujet de son disque....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait
Robert Schumann(1810-1856)
Introduction et allegro appassionato en sol majeur opus 92
Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54
Franz Liszt(1811-1886)
Concerto pour piano et orchestre n°2 en la majeur
Etsuko Hirose, piano
Orchestre de Pau Pays de Béarn
Fayçal Karaoui, direction
La pianiste Etsuko Hirose qui a joué à l'âge de six ans seulement le Concerto pour piano n°26 de Mozart et qui après des études au CNSMD de Paris, a été lauréate de plusieurs concours , a eu , explique-t-elle en préambule de ce disque, la joie de rencontrer Faycal Karaoui et l'Orchestre de Pau Pays de Béarn en mars 2010 lorsqu'elle a du interpréter à la place de Nelson Freire le concerto de Schumann. Cet enregistrement live où l'on retrouve ce concerto de Schumann a été effectué quelques mois plus tard, en novembre 2010 et regroupe ce concerto avec une autre oeuvre concertante de ce même compositeur et le plus célèbre des deux concertos composés par Liszt, dont tout le monde sait désormais que l'on célèbre le bicentenaire de naissance cette année. Ce disque a d'ailleurs obtenu le label "Liszt 2011"..cliquez ici pour lire la suite

Prochains concerts de Etsuko Hirose

Nanterre le 18 décembre 2012
Concert de Etsuko Hirose , piano avec
Eric-Maria Couturier, violoncelle
Brahms : Cello Sonata no.2
Rachmaninoff : Cello Sonata op.19

En savoir plus

Visitez le site internet de Etsuko Hirose ...cliquez ici


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