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Audrey Vigoureux

Merci à  Audrey Vigoureux d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Née en 1981, à Aix-en-Provence, Audrey Vigoureux s'avère plus intéressée par le piano de la maison que son frère , et commence à en jouer en inventant ses propres morceaux avant de prendre des cours particuliers puis poursuit au conservatoire de sa ville natale :" Il y avait un vieux piano droit cadre en bois chez mes parents, que mon grand-père avait offert à mon frère. Mon frère n'avait pas eu une expérience positive avec le piano : un jour, mes parents ont découvert qu'il allait s'acheter des bonbons avec l'argent qu'il était censé donner à sa professeur. Moi, petite, j'aimais y passer du temps. J'inventais des morceaux, que j'enregistrais avec un magnétophone, et titrais avec des noms improbables, mais sans prendre de cours. Un jour, ma mère est devenue la "nounou" d'un petit garçon, fils d'une professeur de piano du conservatoire d'Aix. Lorsqu'elle m'a entendue improviser, elle a encouragé mes parents à me faire prendre des cours. J'avais 8 ans, et j'ai commencé à ce moment là, avec cette dame, Françoise, et je suis entrée au conservatoire d'Aix 2 ans plus tard."
Elle en sortira avec une médaille d’or, à 15 ans..." J'en garde un souvenir vraiment heureux, avec une formation de qualité, et très complète, dans un hôtel particulier sublime du XVIIIème en plein coeur d'Aix. On avait des cours de piano bien sûr, mais aussi beaucoup de solfège, d'analyse, de chorale, de musique de chambre."
Elle se perfectionne ensuite au CNR de Nice auprès de Odile Poisson, qui la prépare aux concours d’entrée au Conservatoire Supérieur de Genève et au CNSM de Paris...."J'ai rencontré Jacques Rouvier lorsque j'avais 15 ans. Il était au jury lorsque j'ai passé ma médaille au conservatoire d'Aix. Il m'a laissé ses coordonnées et m'a ensuite invitée à travailler avec lui à Marseille, car il y avait une classe de perfectionnement. J'ai ensuite passé mon bac, et raté le concours d'entrée au CNSM...il fallait que je sois dans une école, car j'étais encore jeune."
Reçue ensuite, à l’unanimité, dans les deux institutions, Audrey Vigoureux poursuit parallèlement ses études à Genève et à Paris, dans les classes de Sébastien Risler et de Jacques Rouvier. Au CNSM, elle étudie aussi la musique de chambre avec Christian Ivaldi, Jean Mouillère et Itamar Golan... Deux lieux éloignés qu'on imagine difficile à gérer, et la pianiste confie d'ailleurs : "c'était effectivement assez intense comme rythme, et j'ai passé beaucoup de temps dans les TGV, car je faisais les voyages chaque semaine. Mais les voyages en train, ça fait aussi beaucoup de bien, c'est un moment de solitude, Oû l'on peut penser et rêver, en laissant traîner le regard par la fenêtre...ça m'a aussi appris à m'adapter vite et à être efficace, dans l'organisation ou la logistique." Mais dans chacun de ces conservatoires, les professeurs lui ont beaucoup apporté : " Les programmes étaient un peu différents, mais les approches de mes deux maîtres, étaient très compatibles, voire complémentaires. Les deux, avaient le soucis de former leurs élèves à être le plus respectueux et attentif à la partition, avec humilité et opiniâtreté. " Et elle termine ses études à Paris avec un premier prix de piano mention très bien, un premier prix de musique de chambre, le diplôme de formation supérieur, et obtient à Genève, un diplôme de soliste avec distinction, le prix Adolph Neumann de la ville de Genève, le prix Dumont et le prix Filipinetti.
Lauréate de nombreux concours, elle reçoit le prix de la fondation De Agostini, le premier prix Yamaha Europa, le prix de la fondation Kiefer-Hablitzel, et est lauréate de la Ernst Goehner Stiftung..." Les prix de fondation m'ont donné un coup de pouce financier aux études . Mes parents avaient des revenus très modestes, et le mécénat m'a permis de poursuivre mes études musicales, qui sont onéreuses, et souvent assez élitistes."
Elle enrichit son jeu en recevant les conseils de grands maîtres tels que Andreas Schiff, Charles Rosen, Bella Davidovitch, Joseph Kalinschtein, Dominique Merlet, Jean-Claude Pennetier…" J'ai travaillé des oeuvres différentes avec chacun, et chaque fois ce fut très enrichissant . Je garde un grand souvenir d'un cours sur l'Appasionata de Beethoven avec Charles Rosen, et d'un autre sur une sonate de Haydn avec Andreas Schiff."
Depuis son plus jeune âge, Audrey Vigoureux est invitée à se produire en récital ou en soliste avec orchestre en Europe, en Asie et en Amérique, notamment au Menuhin Festival de Gstaad, au festival Label Suisse, au festival Archipel, au festival “Rainbow across Europe” en Angleterre, au Verbier Festival et Academy, à la Cité de la Musique de Paris, au BFM et au Victoria Hall de Genève, à l’Abbaye de Royaumont, à l’Auditorium Stravinsky de Montreux, au Grand Théâtre National de Pékin, à l’Oriental Art Center de Shanghai, au M-Theater de Bangkok, au Festival International de Merida, Vénézuela etc.
Elle joue avec l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction de Pinchas Steinberg, l’Orchestre Régional de Cannes, l’Orchestre Régional Avignon-Provence, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre des jeunes de “El Sistema” au Vénézuela. ...
C'est en effet à 9 ans qu'elle a donné son premier concert public : "C''était avec Christian Pierre Lamarca dans un supermarché de Marseille ...Un grand moment !" et à 15 ans , son premier concert avec un orchestre : " C'était un concerto de Ravel au Festival "les nuits pianistiques" d'aix en provence, avec l'orchestre de Marseille.
Audrey Vigoureux a aussi joué avec nombreux artistes tels que David Fray, Jacques Rouvier, Miguel Da Silva, Edgar Moreau, Timothy Park, Domingo Hindoyan, Alissa Margulis, David Kadouch, Sarah Nemtanu, Pierre Bleuse, Fabrizio Chiovetta, le Quatuor Terpsycordes…
Interrogée également sur ses lieux de concerts préférés, et des meilleurs souvenirs de concerts, elle confie, " Comme tous les musiciens j'imagine, j'aime jouir d'une belle acoustique et d'un bel instrument. En tant que genevoise, je suis très attachée au Victoria Hall, qui est une salle magnifique avec une très belle acoustique. J'ai eu particulièrement de plaisir à jouer le 1er de Rachmaninoff avec l'Osr sous la direction de PInchas Steinberg, ou le la majeur de Mozart avec l'orchestre des Nations Unies dans cette merveilleuse salle. Il y a quelques temps, nous avons fait l'intégrale des concertos de Bach pour 2, 3 et 4 claviers, avec David Fray, Emmanuel Christien, et notre maître à tous les 3, Jacques Rouvier. C'était un moment très fort : musicalement, humainement...On espère pouvoir les redonner bientôt. J'ai aussi un souvenir particulier du quintette de Fauré en do mineur, avec entre autre Miguel Da Silva à l'alto: ce qu'il faisait était tellement beau, que je devais me concentrer pour ne pas oublier de jouer et seulement l'écouter."
Audrey Vigoureux vit désormais en Suisse, mais revient souvent dans son pays natal... "J 'adore vivre en Suisse, je m'y sens bien, et sereine, et je me sens un peu genevoise maintenant, après 15 ans de vie à Genève. Mais la France reste mon pays, j'y suis extrêmement attachée. J'ai aussi beaucoup vécu à Paris, et je suis toujours aussi émerveillée par cette ville chaque fois que j'y vais : son architecture, son émulation, sa gastronomie, ses lumières, son charme, sa rudesse aussi.. .J'ai besoin d'y aller souvent, et je retrouve après Genève avec plus de plaisir. Le sud, bien sûr, également, J'y ai encore ma famille, et mes racines. Les couleurs du Sud, les odeurs, l'art de vivre, ça fait partie de moi."

Son répertoire, son interprétation...

Interrogée sur son répertoire de prédilection, Audrey Vigoureux indique que pour l'instant, la musique germanique y tient la place majeure..."et plus particulièrement l'univers de Beethoven, parce qu'il aborde le piano tantôt comme l'orchestre, tantôt comme le quatuor, tantôt comme un traité de philosophie ou une prière. L'imaginaire des timbres, est illimité, et en même temps, on garde toujours un pied dans la réalité, une dimension totalement humaine. La tête dans les nuages, les pieds sur terre, On rêve, on rit, on souffre, il y a aussi de la violence, de l'éros, une pulsionnalité très forte, et c'est ce qui me plait. Je me sens aussi proche de la musique de Ravel, pour qui j'ai une admiration sans borne. Et pour d'autres raisons, pour Chostakovitch. J'écoute beaucoup de répertoire symphonique, et ce sont tous des compositeurs dont le génie de l'orchestration me fascine. "
Quant à ce qui lui tient le plus à coeur dans son interprétation : :" J'essaie de servir le mieux possible ce qu'il y a d'écrit sur la partition. Je travaille donc en étant très vigilante au texte, au style, et à la volonté du compositeur. Je me dis toujours que j'ai une chance inouïe d'avoir accès à un texte, et que je dois le servir du mieux que je peux, en me posant les bonne questions. Pour moi les choses sont très organiques en général, alors j'ai besoin de passer par un travail analytique pour me cadrer un peu. Ensuite, je pense qu'en tant qu'interprète, il s'agit d'avoir cette intégrité face au texte, et cette générosité face au public : raconter quelque chose, donner, et surtout, essayer d'être le plus sincère possible, tant pis si ça ne plait pas à tout le monde."
Des principes qu'elle peut partager à son tour avec ses élèves puisque Audrey Vigoureux enseigne le piano à la Haute École de Musique de Genève. Elle enseigne le piano en Bachelor et Master pour les filières "musique et musicologie" et "musique à l'école", ainsi que le piano comme instrument secondaire pour les musiciens en Bachelor et Master... Pour elle "enseigner est très enrichissant, d'abord pour les rencontres avec un vivier de personnalités différentes, en contact avec la musique, et parce que souvent, ça nous pousse dans des retranchements particuliers...par exemple, je dois souvent me poser des questions, que personnellement, je n'aurais pas à me poser dans mon travail, et on est forcé d'essayer de trouver des solutions par des chemins parfois qui ne nous sont pas familiers. J'essaie d'aider du mieux que je peux, et parfois, je cherche autant que l'élève, et ça devient un échange très porteur...J'aime aussi beaucoup la dimension psychologique de la pédagogie. "
La musique de chambre est une activité essentielle dans sa vie...." En tant que pianiste, le travail est très solitaire derrière son instrument, et la culture du "jouer ensemble" est un tout petit moins développée que chez les instruments de l'orchestre bien sûr. Mais c'est un immense bonheur que de jouer en sonate, trio, quatuor ou quintette, et le répertoire est sublime. J'aime particulièrement la formation Trio avec piano, car je trouve que c'est là oû le rôle du piano est le plus intéressant. Je ne me suis pas fixée dans une formation pour l'instant, car le changement me plait, la rencontre, avec des partenaires différents. "
Audrey Vigoureux tisse également des liens avec des musiciens d’horizons différents (jazz, contemporain, electronique) tels que Marc Perrenoud, Yannick Delez, Valentin Peiry, le groupe Piano Seven, et dans cette perspective d’enrichissement et de “décloisonnement”, crée en 2010 à Genève, le Festival de musiques plurielles “Les Athénéennes”..."J'aime toutes les musiques, pour autant que ce soit de la bonne musique, sincère, avec un vrai discours. J'apprends beaucoup avec les musiciens de jazz, dont l'imagination et le sens du rythme me fascinent souvent...et aussi des musiques plus expérimentales. Du rock, à l'électro, en passant par la chanson ou le trip hop, les musiques du monde. J'aime aussi beaucoup apporter la musique classique dans des lieux ou des atmosphères inhabituelles..(festival de rock, scènes alternatives etc) ""
D'une nature très curieuse, elle confie enfin avoir besoin de se nourrir de mondes différents, et ce terme convient d'ailleurs parfaitement ! : " J'aime aussi énormément le cinéma et le théâtre, je vais beaucoup au théâtre. Et j'adore cuisiner... et la gastronomie dans un sens général : du resto 3* michelin au petit bistro du coin, du grand Saint Emilion, au petit producteur local, un peu comme en musique finalement. "

Ecouter...

Bach
Beethoven

Quasi una Fantasia

Audrey Vigoureux, piano

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate N° 13 en mi bémol Majeur, Op. 27

Johann Sebastian Bach (1685-1750)
 Fantaisie & Fugue en la Mineur BWV 904

Johann Sebastian Bach (1685-1750)
 Fantaisie & Fugue en do Mineur BWV 906

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate N° 31 en la bémol Majeur, Op. 110

La pianiste Audrey Vigoureux , originaire d'Aix en Provence, a bien fait de ne pas suivre, dans son enfance, l'exemple de son frère qui utilisait l'argent, en principe destiné à ses cours de piano, à acheter des bonbons, alors qu'elle au contraire passait du temps à en jouer, sans même avoir de professeur, inventant des morceaux qu'elle enregistrait avec un magnétophone. Un intérêt, et une assiduité, qui l'ont conduite, des années plus tard, à poursuivre parallèlement ses études à la fois à Genève et à Paris, dans les classes de Sébastien Risler et de Jacques Rouvier.Dès l'âge de 9 ans elle donnait son premier concert public, seule au piano, et à 15 ans elle son premier concert avec un orchestre. Par contre, elle a souhaité prendre son temps avant de se décider à enregistrer ce premier disque, parce qu'elle avait, confie-t-elle dans l'entretien à lire ci-dessous, " l'impression d'une certaine "prétention" à vouloir fixer [ses] interprétations sur un support."
Et le titre de cet album "quasi una fantasia" , pourrait laisser croire que cet album est quasiment une fantaisie de sa part. Mais il n'en est rien bien sûr : celui-ci fait référence au fait qu'elle a choisi de regrouper des oeuvres de Bach et Beethoven, dont l'idée qui oeuvre à l'arrière plan est, explique Brenno Boccadero, auteur d'une partie du livret, " la mise en relation des formes de la fantaisie et de la fugue chez Bach, et Beethoven, comme figures emblématiques de conjuguer contraintes et liberté d'écritures". ...cliquez ici pour lire la suite et en écouter deux extraits

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