Festival de Colmar Hommage à Ravel et Rachmaninov

22ème Festival International de Colmar

Du 2 au 13 juillet 2010

Hommage à Maurice Ravel & à Sergueï Rachmaninov

22 concerts
« Les soirées du Festival » : 11 concerts à l’église Saint Matthieu à 21h (et à 17h. le dimanche 11 juillet 2010) : 10 concerts symphoniques et un récital de piano + un concert exceptionnel au Musée d’Unterlinden dans la Chapelle, devant le Retable d’Issenheim de Matthias Grünewald : lundi 5 juillet 2010 à 21h.

« Les après-midis » du Festival » : 5 concerts à la Chapelle Saint-Pierre à 18h15 : musique chorale, musique de chambre, soirée sonates, récital de piano, piano à quatre mains…
« Les midis musicaux » du Festival : 5 concerts au Koïfhus, salle Roesselmann à 12h30 : musique de chambre, récital de piano, musique vocale…

Hommage franco-russe
Présentation de l’hommage à Maurice Ravel et Serguei Rachmaninov

Maurice Ravel – Sergueï Rachmaninov : jeux de correspondances

« La musique est la soeur de la poésie et la fille de la tristesse… »
Sergueï Rachmaninov

« Je n’ai jamais éprouvé le besoin de formuler les principes de mon esthétique.
Si j’étais tenu de le faire, je
demanderais la permission de
reprendre à mon compte les déclarations de Mozart.
Il se bornait à dire que la musique peut tout entreprendre, tout
oser et tout peindre, pourvu qu’elle reste enfin et toujours la
musique… »
Maurice Ravel dans Quelques réflexions sur la musique
 

Pour la première fois de son histoire, le Festival de Colmar rend un « double » hommage, un
hommage franco-russe à Maurice Ravel (1875-1937) et à Sergueï Rachmaninov (1873-1943)
qui ont, chacun à sa façon, marqué l’histoire musicale de la première moitié du 20e siècle. Ces
deux pianistes-compositeurs à la carrière atypique ont créé des univers musicaux très
personnels, fort éloignés au premier abord. Cependant, la richesse de leur création, même
s’ils ont été assez peu prolifiques comparés à certains de leurs contemporains, permet des
« jeux de correspondance » tout à fait passionnants dans de nombreux domaines. « L’axe »
franco-russe sert donc du fil conducteur de l’édition 2010, mis en lumière par des jeux de
miroir dans le choix des répertoires et des artistes.

L’oeuvre de Ravel, fruit d’une recherche quasi obsessionnelle de perfection, porte les traces
d’un riche héritage s’étendant de Rameau et Couperin à son maître Gabriel Fauré et Ernest
Chausson, sans oublier les pionniers du jazz, qu’il découvre lors de son voyage aux Etats-
Unis. Après avoir participé au début du 20e siècle au mouvement que l’on qualifie volontiers
d’« impressionniste », Ravel s’oriente peu à peu vers une sorte de « néoclassicisme » plus
dépouillé. Reconnu comme un maître absolu de l'orchestration, Ravel possède une sensibilité
et une expressivité qui rendent sa musique très actuelle. Même s’il avait été fasciné et
influencé par la musique russe, à laquelle il s’est référé tout au long de sa vie – nous lui
devons même une pièce pour piano intitulée A la manière de Borodine – Ravel reste aux
yeux du monde l’incarnation la plus parfaite de « l’esprit français ».

Unanimement considéré comme l’un des compositeurs français les plus emblématiques,
Ravel s’avère parfois être la « victime » du succès planétaire de son oeuvre la plus célèbre, le
Boléro. Musicien complet et orchestrateur de génie, il s’est illustré dans pratiquement tous
les genres musicaux; et le Festival de Colmar 2010, sans prétendre à une impossible
exhaustivité, s’efforcera de présenter une large palette de ses créations.
Assez peu prolifique (86 oeuvres originales et 25 pièces orchestrées ou transcrites), la
production musicale de Ravel se caractérise par l’extrême diversité des genres abordés,
comme par une proportion tout à fait impressionnante d’oeuvres reconnues comme
« majeures » dans l’évolution de la musique classique occidentale. Quant à son orchestration
des Tableaux d'une exposition de Moussorgski, non seulement elle a notablement contribué,
depuis des décennies, à la renommée internationale du musicien français, mais elle a
également fini par pratiquement occulter la version originale pour piano seul du compositeur
russe.

Avec Ravel disparaissait en 1937 le dernier représentant d’une lignée de musiciens qui
avaient su renouveler l’écriture musicale, sans jamais renoncer aux principes hérités du
classicisme.
Pianiste, compositeur et chef d’orchestre, Rachmaninov occupe, tout comme Ravel, une place
singulière dans l’histoire de la musique. Résolument postromantique, il se place dans la
lignée des grands compositeurs russes du 19e siècle, en premier lieu Piotr Tchaïkovski.
Pianiste virtuose à la réputation mondiale, contraint à l’exil après la Révolution russe de 1917
– exil qu’il n’a jamais pu vraiment accepter – Rachmaninov nous laisse un héritage musical
bien plus riche que les quelques « tubes » qui l’ont fait connaître en Occident.
Mélodiste hors pair, profondément enraciné dans la terre russe à laquelle il fut brutalement
arraché, Rachmaninov a souvent dérouté par son attachement viscéral à la tradition… Le
Festival de Colmar sera l’occasion, espérons-le, de rendre justice à ce musicien majeur dont
l’inspiration riche et fertile devrait trouver toute sa place dans l’histoire artistique de notre
temps !

Le langage musical de Rachmaninov, aisément reconnaissable, accorde la primauté à la
mélodie : sa musique nous touche par sa bouleversante vulnérabilité et par son absolue
sincérité. Exact contemporain (à quelques années près) de Ravel, Rachmaninov a toujours
été véritablement adulé en Russie, malgré son étiquette d’ « artiste émigré », connotation
rédhibitoire du temps de l’Union Soviétique. En Occident, son oeuvre a souffert d’un curieux
malentendu, et seule une petite partie de ses partitions se trouve régulièrement jouée. Certes,
les thèmes mélodiques de son célébrissime Deuxième concerto pour piano ont souvent été
utilisés comme « musique de film » et ont trouvé un large public, cependant l’on continue à
reprocher à Rachmaninov son attachement sans faille au postromantisme, à la musique
mélodique et tonale, ainsi qu’aux traditions de musique russe héritées du 19e siècle. Son exil
après 1917, en Europe, puis aux Etats-Unis, correspond selon les termes d’un biographe à
« l’exil de la modernité ».

Pianiste aux moyens techniques vertigineux, Rachmaninov fut sans aucun doute l’un des
artistes les plus appréciés en concert dans les années 1920-1940. Il a pourtant toujours
souffert de l’ombre que sa brillante carrière de concertiste faisait à ses compositions… Son
oeuvre de compositeur, certes assez limitée quantitativement (seulement 45 numéros
d’opus !), frappe par sa diversité : musique de chambre, musique chorale, symphonies,
poèmes symphoniques, deux grands cycles liturgiques, pièces pour piano seul, innombrables
mélodies, concertos pour piano et orchestre…

Dernier « vrai » romantique du 20e siècle, chantre nostalgique de la Russie éternelle, souvent
honni par l’avant-garde musicale et méprisé par une certaine « intelligentsia occidentale »,
qui qualifiaient sa musique d’ « anachronique » et même de « démodée », Rachmaninov n’a
hélas échappé à aucun cliché… Loin des jugements hâtifs et des idées préconçues, son oeuvre
constitue un miroir assez fidèle de la vie musicale russe, même si elle est contemporaine de
toutes les recherches futuristes, cubistes, dadaïstes ou surréalistes… On conviendra donc
volontiers que ses partitions évoquent plus La Cerisaie de Tchékhov et les subtils paysages de
Levitan que Le Nuage en pantalon de Maïakovski ou Le Carré blanc sur fond blanc de
Malevitch !

Volontairement éloignée de tous les courants musicaux de son époque, à la fois intemporelle
et ancrée dans la grande tradition russe, la musique de Rachmaninov revêt avec le recul du
temps une signification universelle qui justifie amplement l’hommage rendu par le Festival
de Colmar !
Repères biographies de Maurice Ravel et Serguei Rachmaninov

· Le 2 avril 1873 : Naissance de Sergueï Rachmaninov à Oneg, sur les bords du Volkhov.
· Le 7 mars 1875 : naissance de Maurice Ravel à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques).
· 1885-1889 : Rachmaninov étudie à Moscou chez le célèbre professeur de piano
Nicolaï Zverev, rencontre les plus grands musiciens de son temps, les frères Nikolaï et
Anton Rubinstein, ainsi que Piotr Tchaïkovski qui l’encourage fortement.
· 1888-1889 : Ravel fait la connaissance du pianiste espagnol Ricardo Vines. Se
passionne pour la musique russe : Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, entre au
Conservatoire, où il étudie le piano et la composition avec Charles de Bériot.
· 1897-1898 : Après le succès de son premier opéra Aleko au théâtre Bolchoï,
Rachmaninov est engagé par l’Opéra privé de Savva Mamontov en tant que chef
d’orchestre. Il fait la connaissance du chanteur Fiodor Chaliapine (1873-1938) qui
restera l’un de ses plus proches amis et rencontre à deux reprises le grand écrivain
Léon Tolstoï (1828-1910).
· 1895 -1899 : en tant que mauvais élève, Ravel est radié des classes de piano et
d’harmonie. Ecrit Habanera et Menuet antique pour piano et décide de se consacrer à
la composition. Entre dans la classe de Gabriel Fauré, avec lequel il étudie la
composition et la fugue, compose des mélodies… Compose Pavane pour une infante
défunte, commande de la princesse de Polignac
· 1900-1905 : Rachmaninov suit une thérapie et une cure d’hypnose chez le docteur
Nikolaï Dahl, compose le Deuxième concerto pour piano et orchestre, la Sonate pour
violoncelle et piano et la cantate Le Printemps. Epouse sa cousine, Natalia Satina,
excellente musicienne, est engagé comme chef d’orchestre au théâtre Bolchoï.
Création de deux opéras de Rachmaninov : Francesca da Rimini & Le chevalier ladre
(d’après Pouchkine).
· 1900-1904 : Ravel échoue à deux reprises au Prix de Rome. Fait partie, avec Manuel
de Falla, du groupe « Apaches », imaginé par Ricardo Vines, rencontre Claude
Debussy, avec lequel il se brouille en 1904.
· 1907-1909 : Rachmaninov s’installe à Dresde et compose sa Deuxième symphonie, sa
Première sonate pour piano, L’Ile des morts. Il participe aux premières Saisons
symphoniques russes organisées par Serge Diaghilev à Paris aux côtés d’Alexandre
Glazounov, Nikolaï Rimski-Korsakov et Alexandre Scriabine. Dirige sa cantate Le
Printemps avec Fiodor Chaliapine en soliste. Pour sa tournée aux Etats-Unis en 1909
écrit le Troisième concerto pour piano et orchestre qu’il joue au Carnegie Hall de New
York sous la direction de Gustav Mahler. Participe activement aux activités de la
Société musicale russe.
· 1905-1909 : premier grand voyage de Ravel en Belgique, Hollande et Allemagne. Il
achève la Sonatine et le cycle pour piano Miroirs, signe un contrat d’exclusivité avec
l’éditeur Durand, rencontre Edgard Varèse, compose La Rhapsodie espagnole et le
cycle pour piano Gaspard de la nuit.
· 1910-1914 : Rachmaninov revient en Russie et compose la Liturgie de saint Jean de
Chrysostome, les Préludes pour piano de l’opus 32, les Etudes-tableaux opus 33, les
deux cycles de Mélodies les plus célèbres (opus 34 & 38). Accepte le poste de chef
d’orchestre de la Société Philharmonique de Moscou (1912-1913) et compose à Rome
son oeuvre préférée, la symphonie chorale Les Cloches, créée avec un immense succès
en Russie en 1914.
·1910-1914 : Ravel achève son opéra L’Heure espagnole, rencontre Serge de Diaghilev
qui lui commande pour les « Ballets russes » la musique de Daphnis et Chloé, codirige
le premier concert de la Société musicale indépendante, compose Ma Mère
l’Oye, rencontre Igor Stravinski qui crée L’Oiseau de feu à Paris, écrit les Valses nobles
et sentimentales pour piano, collabore en tant que critique musical à la « Revue
musicale ». En collaboration avec Stravinski essaie de restituer l’opéra
Khovanchtchina de Moussorgski, compose le Trio pour piano, violon et violoncelle,
commence Le Tombeau de Couperin, cherche à être enrôlé dans l’armée.
· 1915 - 1918 : Rachmaninov compose la liturgie des Vêpres, la Deuxième sonate pour
piano, entreprend une tournée en l’honneur d’Alexandre Scriabine qui vient de
disparaître, compose les Etudes-tableaux opus 39. Quitte définitivement la Russie
avec sa famille le 23 décembre 1917 et reçoit plusieurs propositions, notamment pour
le poste de chef invité de l’Orchestre symphonique de Boston. Arrive aux Etats-Unis la
veille de la signature de l’Armistice le 10 novembre 1918.
· 1916-1918 : Ravel part pour le front, dans la région de Verdun, perd sa mère, est
réformé et quitte l’armée.
· 1919-1926 : Rachmaninov enchaîne les tournées à travers les Etats-Unis et l’Europe,
assiste avec enthousiasme (en février 1924) à la création de Rhapsody in Blue de
George Gershwin, compose son Quatrième concerto pour piano et orchestre.
· 1919-1927 : atteint de tuberculose, Ravel passe deux mois à Megève. Création du
Tombeau de Couperin par Marguerite Long. Diaghilev commande à Ravel La Valse,
puis refuse de créer la partition. Ravel achète sa maison (« Le Belvédère ») à Monfort
l’Amaury, termine la Sonate pour violon et piano, Tzigane et L’Enfant et les sortilèges,
commande de l’Opéra de Paris, orchestre le cycle pianistique de Moussorgski Les
Tableaux d’une exposition, rencontre Béla Bartok.
· 1930 -1938 : Rachmaninov achète une maison en Suisse qu’il baptise « Sénar »
(Sergueï & Natalia), compose les Variations sur un thème de Corelli, signe une lettre
ouverte contre le régime soviétique (la musique de Rachmaninov sera provisoirement
interdite en U.R.S.S.). Compose les Variations sur un thème de Paganini qui
remportent un grand succès, achève sa Troisième symphonie. Ses problèmes de santé
s’aggravent l’obligeant à réduire ses tournées de récitals. La disparition de son ami
Fiodor Chaliapine en 1938 affecte profondément Rachmaninov.
· 1927-1937 : Ravel embarque fin décembre 1927 pour une longue tournée aux Etats-
Unis (4 mois et plus de 25 villes), donne un concert à New York avec le célèbre
violoniste Joseph Szigeti, fait la connaissance de George Gershwin. Création du
Boléro (20 novembre 1928). Achève ses deux concertos pour piano et orchestre
(1931). Tournée européenne avec Marguerite Long pour jouer le Concerto en sol. A
Berlin, Ravel partage le pupitre avec Wilhelm Furtwängler, reçoit la commande pour
écrire la musique du film Don Quichotte que G.W. Pabst tourne en France avec le
chanteur russe Fiodor Chaliapine. Dernière apparition en public de Ravel en
novembre 1933, lorsqu’il dirige l’Orchestre Pasdeloup dans son Boléro et le Concerto
en sol avec Marguerite Long en soliste. Malgré le repos forcé et toutes les cures
imaginables, Ravel perd progressivement toute possibilité de lire, écrire ou composer.
En décembre 1937, une intervention chirurgicale sur le cerveau est décidée. Le 28
décembre 1937, Ravel décède. Il est inhumé au cimetière de Levallois-Perret, aux
côtés de ses parents.
· 1939-1943 : Rachmaninov quitte définitivement l’Europe et ne reverra plus sa fille
cadette Tatiana, compose les Danses symphoniques, participe aux concerts organisés
aux Etats-Unis au profit de l’Armée Rouge, fréquente en Californie Igor Stravinski,
Vladimir Horowitz et Arthur Rubinstein. Fait la connaissance de Charlie Chaplin.
Devient citoyen américain en février 1943. Donne son dernier concert en jouant à
Chicago sa Rhapsodie sur le thème de Paganini et le Premier concerto pour piano de
Beethoven. Rachmaninov aura donné en tant que pianiste plus de 900 concerts
depuis son arrivée aux Etats-Unis… Le 25 mars 1943 : décède du cancer des poumons
dans sa maison de Beverly Hills, quatre jours avant son soixante-dixième
anniversaire.

Avec la participation de (sous réserve de modification) :

Orchestres et ensembles : Orchestre National du Capitole de Toulouse, Orchestre National Philharmonique de Russie, Choeur de l’Académie d’art choral de Moscou, Quatuor à cordes Ysaÿe, Quatuor à cordes Atrium, Trio George Sand, Trio harpe-alto-flûte des solistes de l’Orchestre National Philharmonique de Russie…
Chefs d’orchestre : Andrey Boreyko, Tugan Sokhiev, Vladimir Spivakov…

Solistes :
Piano : Olga Kern, Louis Lortie, Denis Matsuev, Hélène Mercier, Kun-Woo Paik, Alexander Romanovski, Michel Dalberto, Grigory Sokolov…

Violon : David Grimal, Vladimir Spivakov…

Voix : Anna Aglatova & Anastassia Belukova, sopranos, Pavel Kolgatin, ténor, Vassili Ladjuk, baryton…

Pianistes

Bertrand Chamayou
Bertrand Chamayou fait partie des artistes français désormais « incontournables » de la scène musicale. Doté d’un très vaste répertoire, impliqué dans la création contemporaine et oscillant d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante, il impose aujourd’hui une assurance et une imagination remarquable dans son parcours artistique.
Natif de Toulouse, Bertrand Chamayou a été remarqué dès l’âge de treize ans par le pianiste Jean-François Heisser, dont il a suivi par la suite l’enseignement au conservatoire de Paris. Dans le même temps, il a travaillé assidûment aux côtés de l’illustre Maria Curcio à Londres, et a reçu les conseils éclairés d’un grand nombre de maîtres du clavier, dont ceux de Murray Perahia. En 2006, Bertrand Chamayou reçoit une « victoire » de la musique classique, couronnant un parcours déjà très prometteur. En 2010, il est nominé comme artiste de l’année. Il a été invité à se produire sur les plus grandes scènes internationales comme la salle Pleyel, le Théâtre des Champs-Elysées, la Herkulessaal de Munich, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le Wigmore Hall de Londres ou le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou.
On a pu l’applaudir à la Roque d’Anthéron, au festival « Piano aux Jacobins », aux « Folles Journées » de Nantes et Tokyo, au festival de Radio-France Montpellier... Bertrand Chamayou a joué sous la direction de chefs tels que Michel Plasson, Stéphane Denève, Tugan Sokhiev ou encore Lawrence Foster, avec, entre autres, l’Orchestre de Paris, le London Philharmonic, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France… La musique contemporaine occupe une part importante de son activité et il a travaillé avec des légendes vivantes de la création comme Henri Dutilleux ou György Kurtag. Son activité de chambriste est de même essentielle, et il se produit régulièrement avec Renaud et Gautier Capuçon, Daishin Kashimoto, Augustin Dumay, Antoine Tamestit, Nicolas Baldeyrou, Alexeï Ogrintchouk, David Guerrier, Paul Meyer, Emmanuel Pahud ou les quatuors Ebène, Belcea, Ysaÿe…
Bertrand Chamayou a par ailleurs à son actif des réalisations ambitieuses comme le cycle des Vingt regards sur l’Enfant-Jésus à l’occasion du centenaire du compositeur ou les Douze Etudes d’exécution transcendante de Liszt, données maintes fois en concert, et dont résulte un enregistrement « live » salué par la critique. Artiste exclusif chez Naïve, il a signé en 2008 un récital Mendelssohn couronné de très nombreuses récompenses. Paru en 2010, son disque dédié à César Franck (trois triptyques pour piano seul et pièces concertantes avec le Royal Scottish National Orchestra dirigé par Stéphane Denève) a reçu un accueil enthousiaste.
Unanimement salué pour sa musicalité et sa technique « éblouissante et impeccable », Vincent Coq est l'un des fondateurs du Trio Wanderer, formation avec laquelle il a remporté de nombreux concours internationaux (dont l'ARD de Muncih) et, à trois reprises, la « victoire » de la musique classique (1997, 2000 & 2009).
Formé au Conservatoire de Paris par Dominique Merlet, Jean-Claude Pennetier et Geneviève Joy-Dutilleux, le pianiste français a également bénéficié des cours d'interprétation de Nikita Magaloff, Leon Fleischer, Menahem Pressler du Beaux-Arts Trio et Gÿorgy Sebok.
Vincent Coq
Au sein du Trio Wanderer ou en soliste, Vincent Coq s'est produit sur les plus grandes scènes du monde de Paris à Salzbourg, de Berlin à Washington, de Milan à Moscou, de Tokyo à Vienne, sans oublier Amsterdam, Montréal, Barcelone, Munich, Rio de Janeiro... Le pianiste a joué avec nombre d'orchestres réputés (l'Orchestre National de France, le National Philharmonique de Russie, l'Orchestre symphonique de la radio de Berlin, le Philharmonique de Cologne...) et a été dirigé par les grands noms de la baguette, tels que James Conlon, Charles Dutoit, Christopher Hogwood ou encore Ion Marin. Partenaire en musique de chambre d'Anne Gastinel, Paul Meyer, Gérard Caussé et Emmanuel Pahud, Vincent Coq se produit régulièrement avec les chanteurs comme Sophie Koch ou Wolfgang Holzmair.

Le pianiste a souvent joué au Festival de Colmar avec le Trio Wanderer, mais c'est pour la première fois qu'il se produira dans un concert de musique vocale avec la soprano suisse Sophie Graf.
Michel Dalberto étudie au Conservatoire National de Musique de Paris avec Vlado Perlemuter, l'un des disciples favoris d'Alfred Cortot, pianiste qui a eu le privilège de rencontrer Maurice Ravel. Après avoir remporté trois des concours internationaux parmi les plus prestigieux (premier prix du Concours Mozart à Salzburg, premier prix du concours Clara Haskil en 1975, dont il préside le jury depuis 1991, et premier prix au concours de Leeds en 1978), sa carrière s'affirme dans le monde entier.
Particulièrement reconnu comme un grand interprète de Schubert (dont il est le seul pianiste à avoir enregistré l'œuvre intégrale pour piano) et de Mozart, Michel Dalberto joue un répertoire très riche qui englobe également de nombreuses œuvres de Liszt, Schumann, Debussy, Fauré, Brahms, Beethoven ou Ravel.
Dès le début de sa carrière, Michel Dalberto a été associé à de grands noms de la baguette tels Erich Leinsdorf, Wolfgang Sawallisch, Sir Colin Davis, Frans Brüggen ou Charles Dutoit... Plus récemment on a pu l'entendre en compagnie de Yuri Temirkanov ou de Kurt Masur. Il s'est produit, entre autres, dans le cadre des festivals d'Edimbourg, Lucerne, Vienne, Miami, Aix-en-Provence, La Grange de Meslay, La Roque d'Anthéron, Schleswig-Holstein...
Chambriste apprécié, il a collaboré avec Yuri Bashmet, Truls Mork, Paul Meyer, Lynn Harrell ou, dans le domaine vocal, avec Barbara Hendricks, Jessye Norman, Nathalie Stutzmann et Stephan Genz.
Après de nombreux disques chez Denon, EMI et Erato, il a enregistré à partir de 1997 pour Sony-BMG un récital Debussy, deux Concertos de Mozart avec l'Ensemble Orchestral de Paris et John Nelson et, plus récemment, des Paraphrases de Liszt sur des airs d'opéras de Verdi et Wagner (« Diapason d'Or »). En 2008, il enregistre pour Warner Classics l'intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Brahms avec Henri Demarquette.
L'Académie de piano « Incontro col Maestro » d'Imola en Italie le compte désormais au nombre de ses professeurs.

Alexander Gavrylyuk
Né à Kharkov, en Ukraine, en 1984, Alexander Gavrylyk fut un enfant prodige : après son premier concert public à neuf ans, il commence dès dix ans à collectionner prix et récompenses aux concours de piano. En 1999, il remporte le 3ème concours Horowitz, en 2000, il obtient le premier prix du concours Hamamatsu au Japon et en 2005, il est vainqueur du 11ème concours Arthur Rubinstein, où il obtient également le prix de la meilleure interprétation du concerto classique. Cette victoire lui ouvre les portes des plus grandes salles de concerts à travers le monde. Le jeune pianiste qui réside en Australie entre 1998 et 2006, fait en deux ans, de 2005 à 2007 des débuts très remarqués au festival de Miami et dans la grande salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Depuis lors, ses engagements l'ont mené au Canada et en Israël, en Italie et au Japon, au Portugal et au Mexique.
Alexander Gavryluk a joué en soliste avec de nombreux orchestres russes, australiens et asiatiques et a collaboré avec nombre de chefs d'orchestres réputés : Blomstedt, Pletnev, Fedosseyev, Lazarev, Segesrstam...
Au cours de la saison 2009-2010, le pianiste aura fait ses débuts avec le Philharmonique de New-York et l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam (sous la direction de Mikhaïl Pletnev). En septembre 2010, il jouera avec le Philharmonique de Los Angeles. Après le succès de son récital au Concertgebouw d'Amsterdam dans la série « Maître de clavier » en 2009, il a immédiatement été réinvité pour la saison 2010-2011. Egalement en 2009, le pianiste de 26 ans a gravé avec Vladimir Askenazy et l'Orchestre symphonique de Sydney l'intégrale des Concertos de Prokofiev.
Alexander Gavrylyuk qui s'est déjà produit avec Vladimir Spivakov et son orchestre des « Virtuoses de Moscou » en Russie, jouera pour la première fois en France au Festival de Colmar 2010.
Olga Kern
Diplômée du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou et de l'Accademia Pianistica d'Imola, en Italie, où elle a étudié avec Boris Petrushansky, Olga Kern a remporté la médaille d'or du 11e Concours Van Cliburn à Fort Worth (Texas) en 2001, devenant la première femme à recevoir cette prestigieuse distinction depuis 1969. A cette récompense s'ajoutent des tournées de concerts aux Etats-Unis et en Europe au cours des deux saisons qui suivent, ainsi que l'enregistrement d'un disque chez Harmonia Mundi, avec laquelle elle poursuit désormais une collaboration régulière.
Olga Kern se produit fréquemment en Russie, au Japon, en Italie et en Suisse. Après ses débuts très remarqués à Boston et au Carnegie Hall de New York (en 2004), elle joue désormais dans les plus grandes salles américaines et avec les meilleures formations orchestrales d'outre-Atlantique. Actuellement, la pianiste partage son temps musical entre l'Europe et les Etats-Unis. Au cours des dernières saisons, Olga Kern fut à deux reprises soliste de l'Orchestre National Philharmonique de Russie dirigé par Vladimir Spivakov lors d'importantes tournées nord-américaines. Unanimement saluée pour ses interprétations des Concertos de Rachmaninov, Olga Kern revient pour la deuxième fois au Festival de Colmar dans son répertoire de prédilection.
Vainqueur des plus prestigieux concours de piano (dont Leeds et Busoni, à l'unanimité !) Louis Lortie s'est imposé depuis une quinzaine d'années sur la scène internationale comme un artiste majeur. Ce pianiste canadien, natif de Montréal qui réside actuellement à Berlin, s'est produit en soliste avec les meilleurs orchestres européens, tels que le Concertgebouw d'Amsterdam ou les Philharmoniques de Londres et de Munich et a joué avec la majeure partie des grandes formations nord-américaines : Boston, Philadelphie, Cleveland, Montréal... Il collabore régulièrement avec Charles Dutoit et Kurt Masur, Lorin Maazel.
Invité, en récital, par de nombreux festivals internationaux (Ravinia, Tanglewood, Mostly Mozart à New York, Brescia, Bad Kissingen, La Roque d'Antheron), Louis Lortie est également un chambriste remarquable : il se produit, entre autres, avec Xavier Phillips ou Augustin Dumay et forme un duo de pianos (en concert comme au disque) avec sa compatriote Hélène Mercier.
Récompensé par les plus hautes distinctions de son pays, Louis Lortie compte à son actif plus de 30 enregistrements, dont l'intégrale Ravel et Beethoven, les albums dédiés à Liszt, à Schumann et à Brahms.
Denis Matsuev est né en 1975 à Irkoutsk, en Sibérie. Il étudie au Conservatoire de Moscou et remporte le Concours Tchaïkovski en 1999. Sa carrière internationale connaît dès lors un essor remarquable : il se produit dans les salles les plus prestigieuses, tant en Europe de l'Ouest qu'en Amérique. Si ses moyens techniques paraissent illimités, cependant, son époustouflante virtuosité (on le qualifie volontiers d'un nouvel Horowitz !) n'occulte à aucun moment le sens du discours musical.
Récemment, on a pu entendre Denis Matsuev à Paris lors de la tournée européenne du Philharmonique de Saint-Pétersbourg dirigé par Yuri Temirkanov. Après son premier enregistrement intitulé « Tribute to Horowitz », il a gravé le Concerto pour piano n°5 de Rodion Schedrin (avec Maris Jansons et l'Orchestre de la radio bavaroise) ainsi qu'un album dédié l'œuvre pour piano seul de Tchaïkovski et Stravinski. Le dernier enregistrement de Denis Matsuev The Carnegie Hall Concert a reçu un accueil élogieux unanime de la presse musicale. Il est considéré à l'heure actuelle comme l'un des pianistes russes les plus prometteurs et les plus talentueux sa génération.
Au cours de la saison 2009-2010, Denis Matsuev a joué à Londres avec Valery Gergiev (avec lequel il vient de graver plusieurs disques), s'est produit avec le Capitole de Toulouse et Tugan Sokhiev, avec le Philharmonique de Radio-France et Leonard Slatkin, avec l'Orchestre National de France et Gianandrea Noseda.

Hélène Mercier
Née à Montréal, Hélène Mercier commence ses études de piano dès l'âge de six ans et très tôt remporte les premiers prix lors des concours nationaux. Elle entre à quinze ans à l'Académie de Vienne, puis poursuit ses études à la Juilliard School de New York, avant de se rendre en France, auprès de Pierre Sancan du C.N.S.M. de Paris. Elle travaille également avec Maria Curcio, Stanislav Neuhaus, et en musique de chambre, avec Gidon Kremer et Henryk Szeryng.
Hélène Mercier participe en France à de nombreux festivals, dont Aix-en-Provence, Menton, Colmar, Reims, Evian, La Chaise-Dieu, « Piano aux Jacobins » à Toulouse et Radio-France à Montpellier. En Europe et en Amérique du Nord, elle se produit régulièrement en formation de chambre et en soliste (notamment sous la direction de Zubin Mehta, Semion Bychkov ou Kurt Masur). On a pu l'entendre au Théâtre des Champs Elysées et au Châtelet, à la Villa Medicis et à l'Académie de musique de Sienne, ainsi qu'à Genève, Leipzig, Monte-Carlo, Athènes, Madrid, Sofia, New York... Elle a également joué à plusieurs reprises en Russie, dirigée par Vladimir Spivakov, et au Canada (avec les orchestres de Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal) sous la baguette de Charles Dutoit. Au Japon, elle a fait ses débuts avec le New Japan Philharmonic et Seiji Ozawa.
A la demande de Kurt Masur, elle se joint au quatuor du Gewandhaus de Leipzig pour une série de concerts. Elle s'est également produite avec le Quatuor Ludwig, les solistes des « Virtuoses de Moscou », ainsi qu'avec Renaud et Gautier Capuçon, et a donné des concerts de musique de chambre avec Vladimir Spivakov et Mstislav Rostropovitch. Ses activités de chambriste s'épanouissent dans la formation à deux pianos avec Louis Lortie et Brigitte Engerer. Hélène Mercier est Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Hélène Mercier se produit régulièrement en formation de chambre ou en soliste au Festival de Colmar depuis 1999 et revient cette année avec Louis Lortie pour un programme Ravel-Rachmaninov à quatre mains et à deux pianos.
Kun-Woo Paik
Né à Séoul, Kun-Woo Paik fait ses débuts sur scène à l’âge de dix ans en interprétant le Concerto pour piano de Grieg. Quelques années plus tard, il part étudier avec Rosina Lhevine à la Julliard School de New York, puis se perfectionne à Londres auprès d’Ivona Kabos et travaille avec Wilhelm Kempf en Italie. Médaille d’or au concours Busoni, il se fait remarquer en jouant pour son premier concert à New York l’intégrale d’œuvre pour piano de Ravel. Depuis ses débuts européens en 1975, Kun-Woo Paik (qui réside à Paris depuis plus de vingt ans) a joué avec nombre de grands orchestres (le Philharmonique de New York, le London Symphony, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre d’état de Russie, dit « l’Orchestre Svetlanov »…) sous la direction des chefs de grande renommée internationale (Maazel, Jansons, Sawallisch, Conlon, Marriner, Inbal, pour ne citer qu’eux).

Remarquable interprète de la musique russe (il a joué et gravé les intégrales des concertos de Prokofiev et Rachmaninov), Kun-Woo Paik excelle également dans la musique française (comme en témoigne son album dédié à Fauré ou son intégrale Chopin) et de Beethoven dont il a gravé récemment une intégrale de sonates. Kun-Woo Paik est par ailleurs directeur musical du Festival de musique de Dinard Côte d’Emeraude.

Né à Kharkov en 1984, Alexander Romanovsky débute dans un concerto à l'âge de neuf ans et joue Mozart en tournée avec les « Virtuoses de Moscou » et Vladimir Spivakov dès onze ans... Vainqueur de nombreux concours internationaux dès son adolescence, le pianiste remporte à dix-sept ans le prestigieux concours Busoni en Italie, pays où il réside depuis près de dix ans. Devenu le plus jeune docteur honoris causa de l'Académie philharmonique de Bologne, Alexander Romanovsky qui avait été encouragé à ses débuts en Occident par Carlo Maria Giulini, joue à l'heure actuelle dans les plus grands festivals de piano (La Roque d'Antheron, le Festival Chopin, le Festival Michelangeli à Brescia-Bergamo, le Klavier Ruhr Festival..). En récital, il s'est récemment produit à Londres, à Tokyo, à Rome, et dans la plupart des grandes villes italiennes. Au cours de la dernière saison, on l'en entendu à Saint-Pétersbourg au Théâtre Mariinski sous la baguette de Valery Gergiev et à Moscou, avec Mikhaïl Pletnev et le R.N.O.
Récemment, Alexander Romanovsky a signé un contrat d'exclusivité avec Decca, label pour lequel il a enregistré un album Schumann- Brahms, ainsi les Etudes-Tableaux de Rachmaninov.
C'est le Festival de Colmar qui a fait débuter le jeune pianiste ukrainien en 1996, alors qu'il n'avait que douze ans. Depuis lors, Alexander Romanovsky s'y est régulièrement produit (1998, 2000...) en récital ou en soliste.
Grigory Sokolov
Né à Leningrad en 1950, Grigory Sokolov commence l'étude du piano à l'âge de cinq ans et devient à seize ans l'un des plus jeunes lauréats du prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou, présidé alors par le légendaire Emil Guilels. Aujourd'hui, Grigory Sokolov s'impose comme l'un des pianistes les plus singuliers et les plus authentiques de notre époque et ses récitals sont toujours des triomphes. Celui que l'on appelle parfois le « Glenn Gould russe » est un perfectionniste infatigable, un véritable magicien du clavier, un artiste hors-normes et aucune de ses interprétations ne peut laisser indifférent !
Pianiste hors du commun et totalement inclassable, Grigory Sokolov se dédie presque exclusivement aux récitals, bien qu'il se produise régulièrement avec les plus grands orchestres actuels, comme le Concertgebouw d'Amsterdam ou le Philharmonique de New York. Il a d'ailleurs collaboré avec plus de 200 chefs d'orchestre !
Parmi les rendez-vous de cette saison sont prévus des récitals au Concertgebouw d'Amsterdam, à la Philharmonie de Berlin, au Barbican Center de Londres, au Konzerthaus de Vienne, au Théâtre des Champs Elysées de Paris, à la Herkulessaal de Munich, à la Tonhalle de Zurich, ainsi que Madrid, Hambourg, Helsinki, Lisbonne, Dijon, Salzbourg, Rome, Lyon, Milan et Stockholm, le festival de la Roque d'Anthéron...
Grigory Sokolov revient au festival pour la cinquième année consécutive après l'accueil triomphal réservé à tous ses récitals colmariens depuis 2006.
Igor Tchetuev
Né à Sébastopol (en Ukraine) en 1980, Igor Tchetuev remporte en 1994 le premier prix du Concours international des jeunes pianistes Vladimir Krainev, puis devient le vainqueur du 9ème Concours international de piano Arthur Rubinstein à Tel Aviv, sous la présidence de Martha Argerich, où il obtient également le prix du public. Le jeune pianiste se perfectionne auprès de Vladimir Kraïnev à Hanovre avant d'entreprendre au début des années 2000 une carrière internationale.
Au cours des dernières saisons, Igor Tchetuev a été l'invité de Valery Gergiev et de l'Orchestre du Théâtre Mariinsky, de Vladimir Spivakov et des « Virtuoses de Moscou », de l'Orchestre de la Radio de Brême, de l'Orchestre National de Lille... On a pu l'entendre en récital au Festival International de Radio France et de Montpellier, à la Roque d'Anthéron, au Festival Chopin à Paris, au Théâtre des Champs Elysées ... Il a également effectué plusieurs tournées en Grande Bretagne et en Allemagne. Il a donné plusieurs récitals à Londres, au Wigmore Hall, depuis 2005.
Par ailleurs, Igor Tchetuev accompagne la grande basse Ferruccio Furlanetto lors des récitals à La Scala de Milan et à Saint-Pétersbourg. Invité du WDR Sinfonieorchester Köln sous la direction de Semion Bychkov et d'Israel Camerata (pour quatre concerts au Festival de Jérusalem), il jouera en juillet 2010 quatre concerts avec l'Orchestre National de France. Igor Tchetuev est à l'affiche de nombreux festivals tels que La Roque d'Anthéron, Radio France Montpellier... En musique de chambre, Igor Tchetuev se produit avec les violonistes Andrei Bielov, Graf Mourja et David Grimal, avec le hautboïste Alexei Ogrintchouk, le violoncelliste Xavier Phillips.
Igor Tchetuev a enregistré un disque « Romantic Etudes » (Schumann, Chopin, Liszt et Scriabine) ainsi que les Sonates de Chopin et l'intégrale des Sonates de Schnittke. Les trois premiers volumes de son intégrale des Sonates de Beethoven ont reçu un accueil critique unanimement favorable.
Igor Tchétuev a déjà participé à de nombreuses reprises au Festival de Colmar qui l'avait fait débuter en 1994.
Programme détaillé du Festival International de Colmar 2010
Le Festival se réserve le droit de modifier le programme et de remplacer les artistes en cas de
nécessité.

Vendredi 2 juillet
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National du Capitole de Toulouse
Direction : Tugan Sokhiev

Soliste : Bertrand Chamayou, piano
M. Ravel : Ma Mère l’Oye (suite pour orchestre) &
Concerto pour piano en sol majeur
S. Rachmaninov : Danses symphoniques
Samedi 3 juillet
Koïfhus à 12h30
Musique de chambre : Trio George Sand
S. Rachmaninov : Trio avec piano n° 1 & Pièces pour violon, violoncelle et
piano
M. Ravel : Trio pour violon, violoncelle et piano
Chapelle Saint-Pierre à 18h15
Hélène Mercier & Louis Lortie, pianos
M. Ravel : Ma Mère l’Oye & La Rhapsodie espagnole
(piano à quatre mains)
S. Rachmaninov : Danses symphoniques pour deux pianos

Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National du Capitole de Toulouse
Direction : Tugan Sokhiev

I. Stravinski : Musique du ballet L’Oiseau de feu
P. Tchaïkovski : Symphonie n°5
Dimanche 4 juillet

Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Récital de piano : Grigory Sokolov
J. S. Bach : Partita pour clavier n°2
J. Brahms : Fantaisies opus 116
R. Schumann : Sonate opus 14, « Concert sans orchestre »
Lundi 5 juillet
Musée d’Unterlinden à 21h00
Concert exceptionnel dans la Chapelle du Retable d’Issenheim
Musique vocale de Bach & Vivaldi à Mozart :
Anastassia Belukova, soprano
Vladimir Spivakov, violon
& les solistes de l’Orchestre N.P.R.

Airs pour soprano et ensemble instrumental de J. S. Bach, A. Vivaldi & W.A. Mozart
Mardi 6 juillet
Chapelle Saint-Pierre à 18h15
Quatuor Ysaÿe
M. Ravel : Quatuor à cordes
D. Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Vladimir Spivakov
Soliste : Alexander Gavrylyuk, piano

P. Tchaïkovski : Concerto pour piano n°1
S. Rachmaninov / O. Respighi: Cinq Etudes-tableaux
M. Moussorgski : Nuit sur le Mont chauve
Mercredi 7 juillet
Koïfhus à 12h30
Récital de piano : Alexander Romanovsky
S. Rachmaninov : Neuf Etudes-tableaux opus 29
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Vladimir Spivakov
Soliste : Anna Aglatova, soprano

N. Rimski-Korsakov : Trois Merveilles, extrait du Tsar Saltan & Shéhérazade
E. Chausson : Poème de l’amour et de la mer pour soprano et orchestre
M. Ravel : La Valse
Jeudi 8 juillet
Koïfhus à 12h30
Musique vocale :
Sophie Graf, soprano & Vincent Coq, piano
C. Debussy & M. Ravel : Mélodies
S. Rachmaninov : Mélodies
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Andrey Boreyko
Soliste : Michel Dalberto, piano

M. Ravel : Pavane pour une infante défunte
S. Rachmaninov ; Concerto pour piano n°4
M. Moussorgski / M. Ravel : Les Tableaux d’une exposition
Vendredi 9 juillet
Chapelle Saint-Pierre à 18h15
Récital de piano : Kun-Woo Paik

Soirée Ravel : Sonatine, Prélude, Menuet sur le nom de Haydn, Jeux d’eau,
Le Tombeau de Couperin…

Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Vladimir Spivakov
Soliste : Denis Matsuev, piano

M. Ravel : Valses nobles et sentimentales
S. Rachmaninov : Rhapsodie sur un thème de Paganini
G. Gershwin : Rhapsody in Blue & Un Américain à Paris
Samedi 10 juillet
Koïfhus à 12h30
Quatuor Atrium
S. Rachmaninov : Deux Quatuors à cordes
A. Borodine : Quatuor à cordes n°2
Chapelle Saint-Pierre à 18h15
Concert choral a capella
Choeur de l’Académie d’art choral Victor Popov de Moscou
OEuvres de S. Rachmaninov, C. Debussy, M. Ravel, F. Poulenc, O. Messiaen,
G. Sviridov, chants liturgiques russes…
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Direction : Andrey Boreyko
Soliste : Hibla Gerzmava, soprano

I. Stravinski : Le Chant du Rossignol & Petrouchka
M. Ravel : cycle vocal Shéhérazade
C. Debussy : Prélude pour l’après-midi d’un faune
Dimanche 11 juillet
Eglise Saint-Matthieu à 17h00
Choeur de l’Académie d’art choral Victor Popov de Moscou
Direction : Vladimir Spivakov

S. Rachmaninov : Liturgie des Vêpres
Lundi 12 juillet
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Choeur de l’Académie d’art choral Victor Popov de Moscou
Direction : Vladimir Spivakov
Soliste : Vasily Ladjuk, baryton

S. Rachmaninov : cantate Le Printemps & Trois chansons populaires russes
P. Tchaïkovski : Symphonie n°6, « Pathétique »
Mardi 13 juillet
Koïfhus à 12h30
Trio flûte, alto & harpe : solistes de l’Orchestre N.P.R
M. Ravel : Sonatine
C. Debussy : Syrinx, Danse bohémienne & Sonate pour flûte, alto et harpe
S. Goubaïdoulina : Jardin de la joie et du chagrin
Chapelle Saint-Pierre à 18h15
Soirée sonates :
David Grimal, violon & Igor Tchetuev, piano
C. Debussy : Sonate pour violon et piano
M. Ravel : Sonate pour violon et piano
S. Prokofiev : Sonate n° 2 pour violon et piano
Eglise Saint-Matthieu à 21h00
Orchestre National Philharmonique de Russie
Choeur de l’Académie d’art choral Victor Popov de Moscou
Direction : Vladimir Spivakov
Solistes : Olga Kern, piano;
Elena Galitskaya, soprano ; Dmitry Korchak, tenor & Vasily Ladjuk, baryton

Soirée Rachmaninov :
Concerto pour piano n°1 & symphonie chorale Les Cloches

A voir une vidéo : un reportage réalisé lors de l'édition 2009 du festival de Colmar : Vladimir Spivakov et Lise de la Salle

Visitez le site internet du festival de Colmar ... cliquez ici

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