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Nicolas Horvath

Merci à Nicolas Horvath d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Nicolas Horvath est né en août 1977 à Monaco ..."J'ai eu la chance de voir le jour dans une région magnifique avec un temps ensoleillé. Brassage des cultures, hongrois du coté de mon père et italien par ma mère. Français née à Monaco, je me sens profondément attaché à ce pays qui m'a tant donné et tant aidé. "
Sur sa découverte du piano il confie : "Enfant, j'aimais le son de l'orgue, sa puissance et sa majesté. Maman espérait m'entendre jouer du saxophone. Pour moi c'était le piano ou l'orgue, rien d'autre !"
Il prend ses premiers cours de piano dans sa ville natale :"J'y ai ainsi fait mes premières armes avec George Alexandrovitch et Bernard Zoccola. J'en garde un souvenir merveilleux. Bon il est vrai que pendant mes premières années mes professeurs se tiraient les cheveux, mais j'avais toujours d'excellentes notes sans travailler, je me mettais au piano uniquement pour les concours de fin d'année"
Rapidement Nicolas Horvath passe dans un cycle supérieur ..."Suite à ses excellents résultats, j'intégrais le cycle prestigieux des " classes musicales " (horaires aménagés). Mes professeurs ont toujours été très attentionnés et se sont vraiment donné beaucoup de mal. Ils m'ont donné le goût de la musique."
A l'âge de 14 ans, Nicolas Horvath fait une rencontre qui dit-il, bouleversa sa vie, expliquant : "Lors du concours de fin d'année Lawrence Foster était présent dans la salle. A la fin, il me félicita et m'obtint pour 3 ans une bourse pour aller au Festival d'Aspen. J'ai travaillé avec Gabriel Chodos, participé à de nombreux concerts, rencontré énormément de musiciens. Pour la première fois je travaillais très sérieusement. A mon retour, c'était sûr, je voulais être pianiste. "
Il s'en est suivi de beaux concerts à Monaco, ainsi son premier concert avec l'orchestre de Monaco dans le concerto de Scriabine..."J'ai pu rencontrer Jean-Yves Thibaudet lors de sa tournée avec le New World Orchestra ( il m'avait présenté à Michael Tilson Thomas en lui disant que j'avais joué pour lui la meilleure version qu'il ait pu entendre de l'étude Op8 n°12 de Scriabine)."
Nicolas Horvath travaille ensuite avec Gérard Frémy qui le sensibilise aux musiques de notre temps..."J'ai rencontré Gérard Frémy lors du stage d'été des Arcs. Pendant presque 2 ans, je montais toutes les 3 semaines à Paris, et avait de longs cours chez lui. A ce moment là je commençais à ouvrir mes oreilles. Les cours était géniaux, nous parlions d'enregistrements, d'Art, de techniques pianistiques, de ses maîtres Yves Nat et Heinrich Neuhaus . Il me parlait de Bartok, Schonberg, Cage... Lors d'un cours, je lui parlais d'une chose que j'avais entendu à France Musique, de ... . l'électroacoustique. Je ne comprenais pas l'intérêt de ces sons... Sa réaction a été immédiate : " Mais voyons Nicolas, c'est la musique du futur, la musique de Spoutnik, des stations spatiales... ". J'ai raté mon entrée au CNSMDP au deuxième tour. Frémy qui avait eu d'excellents échos voulait me faire rentrer à Lyon, mais ... j'aimais trop Paris. Je suis donc rentré à l'Ecole Normale. "
Nicolas Horvath confie que cette "très belle école" n'était cependant pas ce qu'il attendait : " Avec le recul, je pense qu'à ce moment là je n'avais pas le profil. L'École préparait au concours internationaux, et au lieu de me conformer aux attentes et de m'adapter, chaque année je préparais un répertoire en dehors des cannons de l'École. On me demandait une étude, j'arrivais avec " Comme le vent " d'Alkan, une sonate : " Vent Nocturne " de Medtner, une pièce romantique : l'Hexameron de Liszt, un prélude et fugue : du Bach/Godowski...
Mes meilleurs souvenirs sont les cours de Pédagogie de Thérèse Diette. Une pratique qui me passionnait, depuis Aspen je collectionnais les livres sur la technique pianistique. J'ai eu l'honneur de l'assister lors d'un stage et j'ai pu donner quelques cours.
Maintenant les choses changent, de plus en plus de concerts sont organisés pour les élèves, une belle place est faite pour la musique de notre temps.
Je me suis aussi inscrit en Harmonie chez Stéphane Delplace au Conservatoire du 17ème, et en contrepoint de la Renaissance (Olivier Trachier) et cycle supérieur d'Histoire de la Musique (Cornine Schneider) au CNR de Paris. Corine Schneider était tout simplement formidable, passionnée jusqu'au bout des doigts et savait nous la transmettre. Nous avions eu un trimestre sur la musique Post-1950 avec " introduction à l électroacoustique " et ... depuis je n'ai pas décroché !
"
Suite aux cours avec Corine Schneider, Nicolas Horvath a commencé à réaliser en amateur, des compositions électroacoustiques puis suit des cours au CRD de Pantin en compositions électroacoustiques : " Simple amateur, je faisais des " paysages sonores " assez naïfs et sans aucune technique. Lors d'un concert à Monaco, Olivier Innoncenti avait présenté une de ses oeuvres pour bande et accordéon de concert. Sa bande ressemblait un petit peu à ce que je faisais. Je lui en ai parlé, et c'est ce dernier qui m'a conseillé de m'inscrire. Discussion très intéressante, car juste avant, Olivier et Shani parlaient d'un concert qui avait eu lieu à Paris, les Vexations de Satie. Dix ans plus tard, et après une tournée avec cette pièce, en collaboration avec le vidéo-artiste Laurent Fiévet j'ai crée au Palais de Tokyo, ma première oeuvre multimédia : " [Vexations]2.0 ". J'ai travaillé deux années avec Gino Favotti au Conservatoire du 20ème et 2 ans avec Christine Groult au Conservatoire de Pantin. Du travail avec Favotti je retiens surtout le travail sur le son , et Groult la forme."
Nicolas Horvath travaille ensuite pendant 3 ans avec Bruno-Léonardo Gelber qui lui conseille de ne participer à aucun concours ni concert..."Gelber a toujours été un pianiste que j'admirais. Enfant, je l'avais de nombreuses fois entendu en concert. J'ai un souvenir ému de ma première rencontre avec le Maitre. Il était 21 heure et j'avais rendez-vous au centre Yamaha (à ce moment là dans le 16ème). Quelques minutes de retard, et je commence à m'inquiéter. Au bout de dix minutes, je peux le voir arriver de loin. Nous nous installons et je lui joue quelques pièces : la Rapsodie Espagnole, la Toccata de Schumann et l'Appassionata.
A la fin de l'audition, le maitre me demande ce que je voulais exactement. Naïvement, et désarçonné par cette question inattendue, je lui demande ce qu'il pensait de mon pianisme et si je pouvais imaginer faire une carrière. La réponse ne s'est pas faite attendre : j'avais beaucoup de talents mais aussi beaucoup de retard techniquement. Je pourrais faire carrière mais à la condition de retravailler en profondeur les bases, je ne maitrisais pas encore mon son. Étant tout le temps en tournée, il me recommanda auprès d'une pédagogue formidable : Germaine Devèze, et tous les 6 mois j'allais le voir à Monaco pour lui montrer mes progrès.
Cela avait un prix : pour tout recommencer, sur des bases solides, et ne pas être tenté de jouer des pièces du répertoires, je ne devais donner aucun concert ni passer de concours pendant 3 ans.
Du coup pour pouvoir continuer à m'exprimer j'ai commencé à composer.
Germaine Devèze était fantastique. Franche, dur mais juste, elle m'a appris à sculpter le son, les horribles études de Czerny devenaient de charmantes pièces brillantes. Les longues leçons avec Gelber étaient fantastiques, en sortant de chez lui j'avais l'impression d'atteindre le sublime
... "
Pourtant Nicolas Horvat a remporté entre ses 30 à 32 ans pas moins de 11 concours internationaux (dont 7 grands prix) tels que : Fukuoka, New York, Yokohama, Lyon, Luigi Nono, Alexandre Scriabine.. ce dont il s'explique : "Le programme de Gelber, avait un talon d'Achille : si vous ne jouez plus pendant si longtemps, vous perdez confiance ! Je m'étais réinscrit à l'Ecole Normale avec un assistant de Germaine Devèze pour compenser cela, malgré son travail, je n'arrivais toujours pas à briser la coquille. En contrepartie l'électroacoustique marchait bien, mes élèves réussissaient très brillamment des concours nationaux.
Un événement tragique survint lors de mes 30 ans : le décès de ma grand-mère. Pour surmonter cette épreuve, je m'inscris au Concours International Scriabine de Paris, dix jours avant ce même concours ! A ma très grande surprise, je reçus le premier prix avec une mention particulière pour mon Scriabine.
Suite à ce résultat, on m'invita à d'autre. Ainsi pendant deux années je passais un grand nombre de concours. Ce qui m'a permis d'avoir un premier objectif
. "
En 2010 Il se perfectionne auprès d'Oxana Yablonskaya dans l'institut qui porte son nom : "Travailler avec elle est intense, ses attentes sont très grandes. Nous nous entendons bien, et parlons longuement d'Art, de musique, de philosophie, religion... Pianistiquement, le point le plus marquant étant l'équilibre de mes doigts lors de passages tels que les octaves, pour leur donner plus de densité sans être pour autant agressif, aussi une très grande attention à la polyphonie de la main gauche."
Boursier de la Lazar Berman Foundation, Nicolas Horvath intègre l'International Certificate of Piano Artists..."Dans un premier temps je m'étais inscrit pour bénéficier des conseils de deux grands maîtres : Nelson Delle Vigne - Fabbri et Philippe Entremont. Mais je leur dois bien plus que les nombreuses masterclasses : de nombreux conseils sur le développement de ma carrière, et deux points extrêmement important, ils m'ont redonné confiance et ont complètement libéré mon son de toute son agressivité et raideur.
Impossible de surprendre Nelson, le Christus ? Il connaissait, les Grandes Etudes de Liszt ? Pas de problème... son enseignement allait droit à l'essentiel. Pas de grands mouvements, mais pouvais résoudre tout vos problèmes avec quelques mots.
Philippe Entremont était tout son opposé. Il fait parti des idoles de ma jeunesse, et pouvoir l'approcher était un honneur. L'instrument n'a, pour lui, aucun secret. Il fait parti des personnes qui ont totalement révolutionné mon pianisme. J'ai eu l'honneur de travailler de nombreuses pièces avec le maître, et j'ai un souvenir très ému d'une masterclasse sur la Fantaisie KV475 où chaque note était d'une beauté..
."
Dès la phase de pré-sélection du Concours International Gina Bachauer à Londres, Leslie Howard le remarque et l'invite à se produire dans le cadre de la Liszt Society...Comme vous le constaterez , Nicolas Horvath est aussi intarissable au sujet de ce professeur : "Leslie Howard fait parti de ces pianistes dont les cds passent en boucle depuis mon adolescence. Il m'avait donc invité chez lui et m'a demandé de lui jouer quelque chose. Je jouais "Après une lecture de Dante ". A la fin de mon exécution, je voyais Leslie immobile, les yeux fermés. Tout de suite je me suis dit que mon interprétation était tellement ennuyante que j'avais fini par l'endormir ! Au bout d'un beau silence qui me semblait durer une éternité, il ouvrit les yeux et, extrêmement enthousiaste me dit que c'était un des plus beau Dante qu'il avait pu entendre ! Il commença à sortir des copies de manuscrits, à me montrer l'évolution de la pièce, des cadences additionnelles... un autre rêve devenait réalité.
Au début je lui demandais des conseils pianistiques sur les oeuvres que je travaillais, les concours que je préparais. Rapidement j'ai compris que " donner des cours " n'était pas vraiment sa passion. J'avais de magnifiques cours de Musique mais non pianistique. Pour donner un exemple : une fois je lui joue Mazeppa. Leslie s'installe à son clavier. Il commence à me jouer toutes les versions de Mazeppa pour me montrer l'évolution du langage Lisztien (4 avec le Poème Symphonique), après un bout d'une symphonie de Rubinstein qui s'inspirerait de Mazeppa, un quatuor de Haydn jusqu'au Requiem de Mozart. Bien entendu, tout par coeur et transcrit au piano. Très impressionnant. Avec le recul, je pense que l'idée de faire des intégrales en concert (Satie en 2011, et Glass en 2012) est née d'un de ses conseils. En effet il insistait pour que je joue le maximum d'oeuvres pour avoir une connaissance globale de la musique et me faire une idée digitale (et mentale bien entendu) de l'évolution du langage, de la technique, de ses tenants et aboutissants.
Nous avons aussi de passionnantes discussions. En premier sur Liszt, il fait parti de mes compositeurs de prédilection, et Leslie avec ses amis connaissent chaque détails de la vie de l'Abbé. Mais aussi sur la musique, le piano, l'Art, les films, la gastronomie... Vous trouverez toujours présent chez Leslie, au moins un ami ; et de temps en temps il nous fait le plaisir de nous jouer quelques petites choses, j'ai pu ainsi l'entendre dans du Percy Grainger, la magnifique 3ème sonate de Rubinstein, la première version de la Rapsodie Espagnole, toutes les mazurka de Chopin la Symphonie pour piano solo d'Alkan mais aussi des improvisations sur les mélodies du film " le Magicien d'Oz "... Leslie compose beaucoup, mais malheureusement il ne veut jamais jouer ses oeuvres...
"
Sa soif d'apprendre des grands maîtres mène Nicolas Horvath à rencontrer Eric Heidsieck, Huseyin Sermet, Jean-Bernard Pommier, Sumiko Mikimoto, Gabriel Tacchino, Sergio Perticaroli, Jean-Michel Damase, François René Duchable, Gabriel Chodos, Philippe Entremont, Joaquin Soriano, Jean- Philippe Collard, Michel Béroff, Jerome Lowenthal, Nelson Delle-Vigne, Robert Roux..." En effet j'ai eu la chance de bénéficier des conseils de pianistes que j'admire. Chacun possède une autre façon de jouer et d'approcher le clavier. Je ne peux pas mettre les noms de tous les maîtres, mais ils ont tous joué un rôle important dans mon évolution. Que ce soit lors de nombreuses leçons, des masterclasses.
Gabriel Tacchino avec son soucis du détail et des couleurs orchestrales ; Eric Heidsieck, le poids des notes, l'intensité des rythmes et les drames psychologiques ; Hüseyin Sermet, l'art de la pédale ; Jerome Lowenthal, comment interpréter Glass ; Robert Roux, la polyphonies et les couleurs dans un accord et n'oublions pas Sumiko Mikimoto avec sa méthode grâce à laquelle ma technique pianistique à fait des bonds de géant et qui m'a permis de comprendre tous les détails musculaires entre aperçus dans les livres de H.Neuhaus, O.Ortmann, M.Jaell, P.Roes et T.Matthay
"
Sa carrière internationale le mène dans les salles de concert prestigieuses (Carnegie Hall, Minato Mirai, Bösendorfer-Saal, Salle Cortot de Paris, Palais des Congrès de Perpignan, London Steinway Hall, l'Opéra Garnier de Monte-Carlo... ) et dans de nombreux festivals (Palm Beach Atlantic Piano Festival, Festival des Arcs, Aspen Music Festival, Gabala Piano Festival, BSI Monte-Carlo Music Master,Nishin-Nihon Debut Recital Series...).... "Les lieux qui peuvent me tenir à coeur ont une histoire. En janvier dernier j'ai joué à Budapest, invité par le Liszt Mémoral Museum. J'ai pu revoir toute ma famille qui était présente au concert. Ce fut un moment magnifique. Mais au delà de ça, j'aime vraiment tous les lieux dans lesquelles j'ai eu la chance de jouer. "
Interrogé sur son meilleur, et éventuel pire, souvenir de concert, Nicolas Horvarth répond : " Le meilleur ? Difficile. Comme tout le monde, les premières fois... Premier concert avec orchestre. Le premier concours international gagné. Carnegie Hall devant un public vraiment enthousiaste. Ma première exécution des Vexations aux Centre des Congrès de Perpignan, l'intégrale Glass à Paris devant presque 2000 personnes... Le pire ? La Fantasia Quasi Sonata de Beethoven lors des funérailles de ma grand-mère, son morceau favori. Depuis je n'ai jamais pu redonner cette pièce en concert. "

Son répertoire, son interprétation... ses compositions...

Nicolas Horvath est dédicataire de nombreuses oeuvres des compositeurs contemporains..."Certains compositeurs pour me remercier de jouer leurs oeuvres en concert m'ont honoré en me dédiant certaines de leurs pièces telles que le concerto 'Final Rapsody' et la Sonate n°6 de Frederick Martin, la Sonate de Paul Wehage, beaucoup de pièces et la 1er Sonate de Carlos Peron Cano, l'étude " Languid Tune-Hunting " op47 n°23 de Leslie Howard, l'Image-Etude n°14 " Transe " de Denis Levaillant, " A Smiley for Mr Glass " de Regis Campo, " Haut-bas fragile " d'Arnaud Desvignes, la 7ème Toccata de Fulvio Caldini, " Ebony Jewelwing " d'Osamu Kawakami, deux longs " minimal prélude " de Jeroen Van Veen ainsi que de nombreuses autres courtes pièces.
J'essaye toujours d'intégrer une ou plusieurs courtes compositions actuelle lors de mes concerts. Ces compositeurs ont tous une esthétique personnelle, ils m'apprennent beaucoup sur la musique et son évolution.
"
Néanmoins Nicolas Horvath est aussi ouvert à la musique d'autres époques : "Je joue des pièces qui faisaient parties de mes programmes de concours lors de mes études, de concours internationaux. Je garde toujours en tête un conseil de maître Delle-Vigne : ne pas rester enfermé dans un genre ou un compositeur. Je garde une oreille attentive à toutes les beautés que la musique peut nous offrir, et certains compositeurs éloignés de mes jeunes années s'imposent d'eux même dans mes nouveaux programmes. Actuellement je réintègre mon programme Chopin, ainsi que du Debussy, Bach et bientôt Brahms."
Nicolas Horvath collabore pour des expositions ou des happenings avec les peintres Benjamin Spark, Marc Dahan, Andréa Clanetti Santarossa... les artistes vidéo Laurent Fiévet, Shantidas Riedacker, Olivier Forest... "L'association avec des artistes permet de développer de nouvelles idées, de nouvelles approches pour le public. Il est intéressant de pouvoir découvrir leurs visions et leurs réactions à la musique. Je n'aime pas trop le mot happening, j'y préfèrerais le mot d'installation multimédia éphémère."
Très actif en électroacoustique, de nombreux labels tels que Snowy Tension Pole, Rage in Eden , Sabbathid, Rigorism sortirons des albums. Ses oeuvres ont été jouées lors de concerts à Prague, Speyer, Poitiers, Turin, Paris, Lille et Marseille...."Difficile de pouvoir exactement définir mes créations électroacoustiques. Je dirais que ce sont des paysages sonores influencés des couleurs de François Bayle. Ce dernier lorsqu'il entendit une de mes pièces lors d'une masterclasse me dit que mon son lui faisait penser à Xenakis (avis partagé par Christine Groult).
Ces dernières, m'ont beaucoup apporté. Je compris le sens de la forme, mais aussi le développement et l'évolution du son dans l'espace.Généralement j'utilise des sons enregistrés, de synthèses et modifiés.
J'ai aussi composé des oeuvres mixtes que je présente de temps à autre lors de certains concerts, aussi des 'ré-interprétation' avec des sonorités plus métalliques d'oeuvres graphiques ou conceptuelles tels que 'les vaches de Narayana' de Tom Johnson ou 'Treatise' de Cornelius Cardew
."
Sensible aux causes humanitaires, il est heureux de jouer pour de nombreux concerts caritatifs (Téléthon, la Recherche contre le cancer, le Secours Catholique, les Orphelins russes, l'aide pour la reconstruction du Japon-Croix Rouge Japonaise..Interrogé sur son éventuel rénumération pour ces concerts, ce qui est parfois le cas de pianistes, seuls les bénéfices étant alors versés aux organisations, Nicolas Horvath répond ."Je ne suis absolument pas rémunéré pour les concerts de bienfaisance, et même, pour organiser la tournée Vexations4Japan je me payais mes déplacements. Pour me rendre utile à la communauté, chaque année j'offre mon talent à des causes qui me touchent"
Nicolas Horvath a peu eu l'occasion de jouer avec orchestre et rejoue de la musique de chambre depuis seulement quelque temps .."Avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo (concerto de Scriabine, double concerto de Bach en sol majeur), l'orchestre symphonique de Palm-Beach (double concerto de Bach en do mineur), l'orchestre de chambre de Nice (concertos 'Tirol', 'After Lewis and Clark' et 'Dracula Suite' de Glass). En février 2012 l'orchestre de Kiev m'a invité à jouer les concertos 'Tirol' et 'Lewis and clark'. Au début de mes études, je faisais à l'École Normale beaucoup de musique de chambre en formation duo piano-violon. Récemment j'ai repris enfin des activités de chambriste avec mes amis les ParisVirtuosi, Paul Wehage et Michel Godard pour un album des oeuvres de musique de chambre de la compositrice française Thérèse Brenet (première mondiale édition " La Fabrique à Musique " distribué par Naxos).
Actuellement je monte un quatuor pour aborder quelques oeuvres du XXème siècle, et au mois de mai je vais jouer en deux piano le Canto Ostinato de Simeon ten Holt avec Jeroen Van Veen lors d'un festival aux Pays-Bas.
"
Parallèment à son activité de concertiste, Nicolas Horvarth enseigne : "L'enseignement est une véritable passion. J'ai commencé à enseigné à 15 ans, j'étais l'assistant officieux de mon professeur à l'Académie Rainier III de Monaco. A 17 ans, j'ai eu une place à l'Ecole de Musique de Beausoleil. Actuellement je suis dans de petites structures et ai une bonne dizaine d'élèves. Je suis très ouvert à propos du répertoire, et je met un point d'honneur à leur faire jouer le plus grand nombre de compositeurs (y compris actuels) pour former leur goût.
Loin d'un conservatoire, ce n'est pas facile de motiver des élèves sur le long terme. J'essaye d'organiser pour mes élèves deux auditions publiques par an, et leur propose de passer des concours pour les stimuler. Ainsi ils peuvent se sentir moins seuls, voir les progrès des uns et des autres, et s'encourager. Mon objectif est de faire aimer le piano à mes élève enfant ou adulte
"
Multiples activités qui lui laissent malgré tout le temps de s'intéresser aux arts d'une façon générale et même à d'autres loisirs :"Les compositeurs ayant toujours eu une base immense pour leurs inspirations, il est très intéressant, voir nécessaire pour certaines pièces d'avoir un maximum d'informations. Pour les peintres, si je devais dire quelques noms : Cyfford Still, Serge Poliakoff, Hermann Nitsch, Nicolas Schöffer. Pour l'Art Vidéo, Stan Brakhage, Bill Viola, Hans Richter, Oskar Fischinger...
Pour le cinéma traditionnel, je suis plus " grand public ", je garde en mémoire les moments passés avec mes parents au cinéma de ma ville avec soit une belle glace,du pop corn ou des michocos. J'y vois avec un même plaisir du Star Wars, du David Lynch, du Ghibli, Cronenberg, Murnau, Kubrick, Oshima, Peter Jackson, Gilliam, Chabrol...
D'autres centres d'intérêts plus mineurs, j'essaye de rester à jour sur tout ce qui est matériel et logiciels de composition électroacoustique, collectionner les livres sur la technique du piano, les cds de piano et en particulier les enregistrements sur piano mécanique (je suis heureux d'avoir reçu pour noël l'intégrale Rubinstein chez RCA et l'intégrale Liszt de Leslie), quelques bons repas (et en particulier les desserts), de temps en temps quelques parties de jeux vidéos avec des amis, mon adorable sacré de Birmanie...
"

Ecouter...

Nouveau ;

Nicolas Horvath lance chez Grand Piano (Naxos) une nouvelle collection d’albums :
l’intégrale des œuvres pour piano solo de Philip Glass
( compositeur actuel né en 1937) - une première pour le compositeur américain. Après un concert de lancement en décembre 2014 au Brooklyn Academy of Music de New York avec Philip Glass et neuf pianistes, et après la première mondiale de l’interprétation des études pour pianiste solo avec Nicolas Horvath au Carnegie Hall de New York en janvier 2015, c’est au tour de l’Europe d’accueillir pour la première fois le récital de l’intégrale des études pour piano, au théâtre Adyar de Paris le 3 avril 2015....cliquez ici pour en savoir plus et voir des vidéos
et
paru en octobre 2015 ,
les Etudes
cliquez sur l'image ci-contre
pour en savoir plus

Franz Liszt
Christus
Nicolas Horvath, piano

Einleitung
Pastorale
Hirtengesang an der Krippe
Die Heiligen Drei Könige
Die Gründung der Kirche
Das Wunder
Tristis est Anima mea
O Filii et Filiæ

Le pianiste Nicolas Horvath, a choisi pour son premier disque d'enregistrer certains mouvements de l'oratorio "Christus" de Liszt écrit pour solistes, choeur, orgue et grand orchestre, dont il existe des versions vocales dans laquelle la partie orchestrale est transcrite pour piano. Liszt a composé cette oeuvre dans la dernière période de sa vie, où il se réfugia dans la foi, et composa des oeuvres religieuses, mais avec cette musique trop en avance sur son temps, l' "Abbé Liszt" sera considéré plus comme un fou qu'un génie et cela même aussi par sa propre fille Cosima. Un jugement qui semble étonnant puisque nombre de spécialistes de Franz Liszt, considère que cet oratorio est, avec la Sonate et la Faust Symphonie, le sommet de son art. Par contre le pianiste Nicolas Horvath s'étonne que malgré l'immense travail du compositeur et la très grande valeur de la transcription de toute la partie orchestrale de Christus, aucun musicologue n'a attribué de numéro de classification différent de l'oeuvre originale hormis pour deux des mouvements édités séparément en tant que pièces pour piano solo du vivant de Liszt puis trois autres par la suite.... Cet enregistrement révèle huit mouvements empruntés à la version vocale de Christus et exécutables au piano sans chanteurs, dont trois sont donc inédits : "Die Gründung der Kirche", "Tristis est Anima mea", "O Filii et Filiæ" ... Soutenu par Leslie Howard, qui a été l'un de ses professeurs et avait enregistré les cinq autres mouvements, Nicolas Horvath, a mené des recherches approfondies qui lui ont permis de retrouver ces trois partitions comme vous pourrez le constater à la lecture de l'entretien ci-dessous...cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir deux vidéos

 


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