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Delphine Bardin

Merci à Delphine Bardin  d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Delphine Bardin est née le 18 juillet 1974 à Tours. Il n'y avait pas de musicien professionnel dans sa famille, mais ses parents aimaient la musique :"La musique faisait partie de notre vie, grâce aux 33 tours, et nous avons eu quelque temps un xylophone en bois, sur lequel il était amusant de chercher les mélodies enfantines, puis un piano droit. Je me souviens d'être allée dans ce magasin de piano, et d'avoir eu le droit d'en "essayer" plusieurs et de dire quel son j'aimais le mieux. L'élan si intense, si impérieux vers l'instrument, et l'impression que c'était là quelque chose de magique, bien que de très naturel, je ne les ai jamais oubliés, je les ressens encore."
Elle commence le piano dès l’âge de cinq ans... en douceur d'après ses souvenirs : "Je n'ai gardé aucune impression désagréable ni de contrainte liées au piano, je garde un souvenir ému de mes professeurs d'alors, madame Leblois puis madame Portais à Tours. Avec cette dernière nous avons commencé à travailler de petits morceaux, elle savait très bien expliquer la position de la main, la voûte qui doit être bien formée et solide, sans raideur cependant, et les doigts qui chantent..."

Elle est ensuite l’élève de Madame Paule Grimaldi..."Paule Grimaldi, une merveilleuse musicienne, pianiste (elle avait travaillé avec Marcel Ciampi) et chanteuse.
Ce que je lui dois, je le mesure encore aujourd'hui, lorsque je travaille et me rends compte que je puise dans ce qu'elle m'a appris... Elle me faisait souvent travailler du Bach, les petits Préludes, et elle avait l'art de faire ressentir à un enfant, par des explications claires et une sensibilité si fine qu'on ne pouvait pas ne pas être touché en l'écoutant, la beauté du son, la nécessité de bien timbrer pour mieux faire chanter le piano. La plus belle façon d'enseigner, la plus durable, et qui laisse pour la vie des impressions dont le temps ne diminue pas l'intensité, c'est peut-être d'abord de toucher l'élève... Quel bouleversement lorsque l'on commence à comprendre ce qu'est la vie du son, c'est comme si une brume peu à peu se dissipait... Et tout cela était enseigné avec une modestie exemplaire
."
Par la suite Paule Grimaldi a orientée Delphine Bardin vers Marie-Claude Equoy.."C'est un autre témoignage de sa modestie et de son désintéressement, Marie-Claude Equoy était alors l'assistante de Dominique Merlet au CNSM de Paris. J'ai beaucoup appris de son enseignement exigeant et structuré, et c'est elle qui m'a donné ma première pièce de Fauré. L'Improvisation, tirée des Pièces brèves. J' ai eu bien du mal avec le rythme ! Mais l'élan fauréen me touchait profondément, cela n'a pas changé... "
En 1989, Delphine Bardin entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Théodor Paraskivesco, puis en cycle de perfectionnement dans la classe de Pierre-Laurent Aimard pour le piano et de Christian Ivaldi pour la musique de chambre : "Avec Pierre-Laurent Aimard nous avons surtout abordé le répertoire classique et romantique, il venait de quitter l'ensemble intercontemporain et je crois qu'il était très heureux de faire étudier d'autres musiques ; il m'a donné des cours sur des Sonates de Mozart, des oeuvres de Schumann ou de Liszt, en les jouant et les expliquant avec l'intelligence supérieure qui est la sienne, et avec une fraîcheur dont je me rappelle avec émotion. Je lui dois aussi plusieurs concerts pour lesquels il avait eu la gentillesse de me recommander."
Finaliste au deuxième Concours International de Piano d'Orléans en mars 1996, Delphine Bardin également obtient la Bourse Yvonne Lefébure, puis le Second Prix au Concours International de Porto, ainsi que le Prix Spécial pour la meilleure interprétation de la sonate de Beethoven. Le Prix Clara Haskil 1997, le Prix Bunkamura en 1999 ; elle est lauréate de la Fondation Natexis en 1999, "Rising Star "2001/2002 ... "La Bourse Yvonne Lefébure, qui m'a été décernée à la suite du concours d'Orléans piano 20e siècle m'a tout particulièrement aidée : cette bourse m'a permis d'acquérir un instrument à moi, je n'oublierai jamais la confiance et la générosité dont j'ai bénéficié alors. Et bien sûr, le Prix Clara Haskil, qui donne de nombreux engagements les années qui suivent, en Suisse, au Canada, en Allemagne, et en France, a beaucoup compté pour moi aussi."
En 2004, Delphine Bardin a enregistré deux CD : chez le label Claves : Mozart/Schumann avec l'Orchestre de Chambre de Lausanne et pour le label "Ambroisie" des mélodies françaises avec la soprano canadienne Hélène Guilmette..."Le concerto de Mozart avec Jesus Lopez-Cobos a été enregistré pendant le concours Clara Haskil, au Théâtre de Vevey où avait souvent joué cette artiste incomparable. Je garde de ces journées un souvenir lumineux parce qu'il était émouvant de se trouver dans cette ville qui a accueilli Clara Haskil comme nulle autre, à cette époque vivait encore Michel Rossier, grâce auquel sa carrière s'est développée (voir l'admirable biographie de Clara Haskil par Jérôme Spicket !). Tout cela donnait une gravité et une lumière particulière à ces moments... Je garde un souvenir de ce concerto très proche de la musique de chambre, ce qui me fait regretter de ne plus avoir joué avec ce chef et cet orchestre par la suite. Avec Hélène Guilmette j'ai eu la chance de jouer plusieurs fois après notre enregistrement, qui lui s'est passé en studio, dans les excellentes conditions de l'auditorium Tibor Varga à Sion. Il n'est pas facile mais si instructif de s'écouter, tous les défauts nous apparaissent comme à la loupe et pourtant ce travail de recherche est passionnant ; à deux musiciens c'est encore plus complexe, car certaines prises conviennent à l'autre qui ne nous conviennent pas, et il faut trouver un équilibre. Grâce à Hélène Guilmette, j'ai découvert la musique de Reynaldo Hahn, dont la poésie et la pureté sont les impressions que je garde de ces séances d'enregistrement." Delphine Bardin vient d'enregistrer un nouveau disque cette année : 13 Barcarolles de Gabriel Fauré (Label Alpha). qui a obtenu un Diapason d’Or.
Delphine Bardin s’est produite dans des Festivals tels que le Klavier Festival de la Ruhr, les journées Mozart-Messiaen à Vevey, le Festival des Arcs... Interrogée sur son meilleur souvenir de concert elle confie : "L'un de mes meilleurs souvenirs de concert, est celui ou plutôt ceux d'une tournée avec l'orchestre suisse des jeunes, où nous avions joué six ou sept fois le concerto en Sol de Ravel, dans diverses très belles salles de Suisse. Il y a eu auparavant une semaine de répétition, c'était au printemps, et tout, les paysages ,la haute qualité des lieux de concerts et des publics, le son et la chaleur de ce remarquable orchestre, cela m'a laissé d'inoubliables souvenirs. Il y a bien sûr d'autres souvenirs, un certains nombre amusants ou cocasses, surtout de tournée en musique de chambre. Un souvenir très intense est également celui des concerts de Partage pour des enfants hospitalisés, organisés par Pro Musicis... Alors il n'y a rien que l'essentiel: des enfants, qui écoutent, et avec un tel art, un tel rayonnement, et la musique qu'on essaie de transmettre. Sans rien d'autre d'inutile ou de superflu, et la musique peut alors avec bonheur accomplir sa vraie fonction, qui est très simple : être écoutée..."

Son répertoire, son interprétation...

Delphine Bardin considère son répertoire comme classique et romantique, même si, à une période, elle a souvent joué de la musique contemporaine... 'J'ai par exemple passé plusieurs mois en compagnie presque exclusive de la très vaste sonate de Jean Barraqué ! Je suis ouverte à toute période et le travail avec des compositeurs vivants est irremplaçable, mais pour le moment mes goûts me portent plutôt vers les musiques plus anciennes...
Bach nous accompagne toute la vie, c'est l'un des premiers grands compositeurs que l'on découvre au travers des Petits préludes ou du petit livre d'Anna Magdalena Bach, et c'est peut-être l'un des derniers que nous pouvons encore jouer ! Mais je ne suis évidemment pas la seule musicienne à commencer une journée de travail avec Bach... et matin après matin, autant de fois qu'on rejoue un petit prélude, ou les merveilleuses Suites françaises, on a une impression de renouveau ,de fraîcheur... Bach est si complet, pour la mémoire, l'imagination, la clarté de la pensée et des doigts... cette musique est tout simplement merveilleuse
. "
Elle avoue aussi avoir une tendresse particulière pour Haydn :" Sa richesse d'invention, la noblesse en même temps que la fraîcheur, sont prodigieuses, le grand musicologue Harry Hallbreich en parle d'une façon très belle dans un texte consacré aux Trios avec piano, dont il dit qu'ils annoncent déjà Schubert."
Mais de nombreux autres compositeurs les rejoignent dans son répertoire :" Fauré est l'un de nos plus grands compositeurs français, et qui me touche profondément, depuis la première pièce, l'Improvisation, travaillée lorsque j'étais enfant. Schumann...est comme Fauré ou comme Bach, bien présent depuis l'enfance, si aimé. On n'en finit pas d'écouter toutes ces voix qui chantent ensemble, cette polyphonie si riche. Les concertos de Mozart m'ont aussi toujours beaucoup touchée. Il est vraiment extraordinaire de penser que trois génies tels que Schumann, Chopin, Brahms, ont une écriture pianistique si différente et si personnelle, et que le piano puisse sonner de façons aussi caractérisée pour chacun, cela montre aussi la richesse infinie du piano. Pour le 20e siècle, j'ai, en dehors des compositeurs français, une admiration particulière pour Szymanowski, dont les Mazurkas,études et Préludes, sont des oeuvres d'une intensité et d'une beauté profondes"
Interrogée sur sa façon de travailler, Delphine Bardin explique : " Je procède probablement comme la plupart des musiciens, il n'y a pas des dizaines de façons de travailler une nouvelle oeuvre au début : d'abord j'essaie de la lire pour avoir une impression d'ensemble, ensuite il faut l'apprendre, déchiffrer en détail, réfléchir sur les tempi, sur les pédales, certains doigtés délicats... parfois on ne parvient pas à retenir par coeur un passage parce que le doigté est mauvais ou inapproprié à notre main. Il est utile aussi d'employer le métronome, dans les oeuvres classiques il est toujours intéressant de chercher un rapport de tempo cohérent entre les différents thèmes, parfois on se rend compte qu'on presse ou qu'on ralentit, de façon purement arbitraire. Ce travail de prise de conscience d'un tempo est utile, aussi bien seul qu'en musique de chambre. Mais bien sûr, il faut l'oublier ensuite ! Il est difficile de séparer tout cela car plusieurs choses peuvent se faire à la fois, c'est comme tresser un filet en commençant à différents endroits, ce n'est pas facile de décrire cela... Et puis surtout le temps agit sur la préparation, et certaines choses que l'on voit, des paysages, des impressions, le jeu de grands artistes, même dans d'autres oeuvres... Rilke dans une des lettres à un jeune poète l'explique d'une façon si vraie et belle, cela concerne le travail de l'écrivain et donc du créateur, mais pour les interprètes la démarche artistique doit être aussi intense. Pour les compositeurs qu'on ne connaît pas, il est bien sûr utile de chercher un peu à lire sur leur vie, pour essayer de mettre un paysage, une atmosphère, autour d'eux... sans forcément s'attacher à des anecdotes ou à des recherches précises et analytiques sur les oeuvres... bien sûr cette recherche est valable aussi pour les compositeurs plus familiers ! C'est de toute façon un plaisir de lire et relire certains textes ou lettres de Schumann, ou bien les si beaux écrits d'Olivier Messiaen sur les concertos de Mozart...
Pour n'importe quel compositeur, il me semble qu'il est essentiel d'écouter les oeuvres consacrées à la voix ; par exemple, il est impensable de jouer Schubert, Schumann, Brahms, Fauré...sans avoir jamais écouté leurs lied ou mélodies.
Il est des personnalités artistiques auxquelles on revient régulièrement, et qui nous "accompagnent" dans notre recherche : Clara Haskil et Wilhem Kempff me touchent particulièrement, depuis bien longtemps, leur jeu bien sûr mais aussi leur façon de voir la musique, les textes de Kempff sur Schumann, par exemple, sont d'une pureté et d'une intériorité qui me sont très émouvantes. Une autre personnalité m'est très chère, c'est celle ,sans doute pas assez connue en France,mais digne de la plus grande admiration, de Georges Enesco. Il est fascinant de constater la grandeur et les facettes de son génie, aussi bien comme compositeur que comme chef d'orchestre, violoniste et pianiste... mais également pédagogue, ou plutôt inspirateur d'artistes comme Menuhin ou le Quatuor Amadeus. Très proche du folklore et de la nature roumaines, très proche aussi des compositeurs français (Fauré par exemple), doué d'une mémoire phénoménale,qui faisait l'admiration de Bartok,et de plus doté d'une personnalité d'une noblesse et d'une humilité remarquables, Enesco est certainement l'un des musiciens les plus complets qui aient jamais existé, et de plus une personnalité extrêmement attachante et belle
."
Quant à l'interprétation ...:"J'aimerais d'abord ne plus faire d'erreurs de lecture... jouer tout simplement ce qui est écrit, sans erreurs d'altérations et avec les indications du compositeur, est déjà si difficile... Ce qui me semble important sinon, c'est de ne jamais oublier que l'interprète est un passeur, qui, d'une rive à l'autre, du compositeur à l'auditeur, transporte un trésor vivant plus important que lui-même. Et ses idées sur la musique et sur l'interprétation, idées forgées au fil des années par la connaissance des styles et par le travail, l'interprète devrait y tenir davantage qu'à sa petite personne, lorsque c'est le contraire, l'interprétation ne sonne pas vraie ! Si l'on joue par exemple un passage d'une telle façon parce qu'on l'a déjà entendu ainsi et qu'on ne veut ni ne peut y réfléchir davantage, ou parce qu'on pense que cela fera plus d'effet, ou pour faire plaisir à ses partenaires, à quoi bon ?
Ce qui ne fait pas partie intimement de nous-même ne peut être exprimé, n'a pas de raison d'être.
Mais en même temps, nous avons toujours des questionnements, des doutes, par rapport à l'interprétation, comment interpréter par exemple une indication aussi vague et précise à la fois, qu'Allegro Moderato au début d'une Sonate ? Comment faire pour les partitions (Bach) où ne figurent aucune indication ou presque,de dynamique ? Ne devrait-on pas mettre moins de pédale dans un tel passage, si rien n'est indiqué ? En musique de chambre, avec de vrais partenaires, ces recherches sont passionnantes et enrichissantes, et tout seul ce n'est pas mal non plus ! Il faudrait inventer un mot qui exprime à la fois la liberté (car c'est porté par ce sentiment que le jeu prend vie), et fidélité, pour définir vraiment le rôle de l'interprète...
"
Delphine Bardin a aussi eu souvent l'occasion de jouer avec un orchestre...."En dehors de l'orchestre de Lausanne, j'ai des souvenirs marquants de l'orchestre de chambre de Vienne, l'orchestre de la radio de Stuttgart, le Philharmonique de Tokyo, et aussi l'orchestre de Ribeaupierre, à Vevey, qui est un orchestre amateur de grande qualité, dirigé par un chef professionnel. Il m'est difficile de dire ce que, du récital ou du concert avec orchestre, je préfère, car tout dépend de l'orchestre, de l'acoustique , du concerto, du contact avec le chef d'orchestre... Jouer un concerto de Mozart avec un bel orchestre reste une expérience unique, mais le répertoire de récital est d'une telle richesse... je n'arrive pas à donner une préférence à l'un ou à l'autre ; jouer en musique de chambre avec des partenaires avec lesquels on se comprend, est aussi une expérience unique, qu'on ne peut comparer à aucune autre."
La musique de chambre tient une place très importante dans son activité . "Avec la violoncelliste Maryse Castello et le violoniste Arno Madoni, nous avons formé le Trio Pilgrim il y a trois ans et travaillons le répertoire avec un égal bonheur, ce sont de merveilleux musiciens très engagés dans notre travail, et il est indispensable de jouer pour d'autres interprètes qui vous disent ce qu'ils pensent, et pour qui vos faiblesses ne sont pas cachées. Je joue assez régulièrement avec Ophélie Gaillard depuis des années, et Sarah Louvion, flûte solo à l'opéra de Francfort, elle a d'ailleurs réalisé l'an dernier un magnifique disque de musique française, dont hélas on n'a guère parlé en France... Je joue aussi en duo avec la violoniste Elsa Grether, nous avons été récompensée par le Prix Pro Musicis en 2009."
Son activité est d'ailleurs pour le moment consacrée presque essentiellement à la musique de chambre, qui lui est très chère mais l'idéal, pour Delphine Bardin, serait de pouvoir mener une activité soliste à part égale de la musique de chambre, car elle considère que ces deux répertoires se complètent bien...."Ce n'est pas mon choix d'avoir une activité de récital si réduite, bien que par mon comportement peu approprié j'en sois un peu responsable ! Je veux dire par là que je n'ai jamais compris, ni surtout pu adhérer, à ce système de copinage et d'échange qui ouvre bien des portes dans des festivals... et je n'aime pas l'atmosphère de certains festivals où des artistes qui ne se sont jamais rencontrés avant, bricolent en une répétition un quatuor ou une sonate avec un sérieux discutable, et de plus s'en montrent satisfaits. Il est déjà si difficile de servir la musique fidèlement (que de fois je constate avec tristesse, que j'ai fait, par exemple, des erreurs de lecture, irréparables dans les enregistrements), comment prétendre préparer en plus des concerts dans de telles conditions ? L'art de faire semblant d'apprécier certains organisateurs ou certains musiciens, dans le but d'être engagée par la suite, me fait totalement défaut."
A part la musique classique, Delphine Bardin aime écouter parfois le jazz : "La musique classique est un monde déjà si vaste en lui-même qu'on n'en voit jamais les limites, je connais peu le jazz mais j'aime par exemple le son si raffiné de Bill Evans et ses enregistrements en trio, je me souviens d'un concert magnifique avec le pianiste et chanteur Freddy Cole, dans un Festival de jazz, j'ai tellement aimé que je suis retournée l'écouter deux jours après dans un autre lieu de concerts ! J'ai été émerveillée par sa liberté, par l'impression de vérité que donnait son jeu et aussi sa personne si lumineuse."
D'autres arts l'intéressent également ..."La littérature a inspiré tant de compositeurs, il me semble très intéressant par exemple d'essayer de se procurer quelques écrits de Jean-Paul Richter, qui inspira tant Schumann, je ne lis malheureusement pas l'allemand mais même en français on peut se rendre compte de la fraternité artistique de ces deux artistes, à la fantaisie et à l'imagination si vivantes." Et un autre centre d'intérêt lui est très précieux..."Il est lié aussi à la musique : la nature. C'est une source inépuisable de joie, d'inspiration. Comme la musique, elle est un univers sans limites, dont la beauté et la variété nous accompagnent toute la vie, un peu à la manière de Bach, comme une fraîcheur toujours renouvelée ! Plus qu'une source d'inspiration, la nature était pour certains compositeurs un vrai besoin, je pense à Beethoven ou à Brahms par exemple, mais je crois que presque tous, plus ou moins, ont des liens très forts avec la nature."
Des intérêts que l'on retrouve d'ailleurs dans sa réponse à la question de savoir si elle a envisagé dans sa jeunesse une autre activité : "Je n'ai jamais envisagé sérieusement de faire un autre métier que pianiste, depuis l'enfance c'est ce que j'avais profondément envie de faire. Je n'ai aucune idée de ce que j'aurais pu faire d'autre, dans une autre vie j'aimerais peut-être faire des livres pour enfants, ou bien du jardinage, ces deux métiers me semblent si beaux et sont finalement proches de musicien, on doit essayer de cultiver et de servir quelque chose de beau qui vous est confié, et de faire rêver."

Ecouter...

La sélection de pianobleu.com
Disque du moment

Gabriel Fauré(1845-1924)
Barcarolles
Delphine Bardin

S'il est une page de compositeur qui fait grandement défaut sur pianobleu.com c'est une consacrée au compositeur Gabriel Fauré, cela fait pourtant partie des projets depuis plus de ... huit ans, ce très beau disque que Delphine Bardin avait quant à elle depuis plus de dix ans le souhait d'enregistrer vient (encore) rappeler la nécessité d'en réaliser une...

"Un peu avant celle de Debussy, l'oeuvre pianistique de Fauré constitue le plus important corpus dédié au clavier au terme d'un XIXème siècle français assez pauvre en la matière" indique Nicolas Southon auteur d'une partie du livret, quant à Delphine Bardin dont on peut mesurer la grande admiration qu'elle porte à ce compositeur dans les réponses qu'elles a bien voulu donner (voir ci-dessous), elle cite également dans le livret une phrase du propre fils de Gabriel Fauré qui montre l'importance de son oeuvre  :"Des valeurs tendres ou pathétiques, lumineuses, aériennes, qui sont de la vie à l'état pur, l'oeuvre de Fauré n'est que cela- qui est tout." S'il a déjà été présenté sur pianobleu.com trois disques des "Nocturnes" de Fauré, les "Barcarolles" font leur première apparition sur le site, elles sont au nombre de treize comme les Nocturnes et leur composition s'étendit aussi sur ce qui est généralement présenté comme ses trois périodes créatrices distinctes de 1881 à 1921. Et c'est aussi un immense plaisir que de réaliser grâce à cette musique "pleine d'élans" ce beau voyage riche en émotions auquel nous convie Delphine Bardin dont le disque, paru chez le label Alpha, a d'ailleurs été récompensée d'un Diapason d'or. Vous pourrez écouter, une "étape majeure" de ce voyage : la cinquième Barcarolle, une pièce particulièrement agitée mais vraiment splendide !...cliquez ici pour lire la suite et écouter la cinquième Barcarolle

Sélection du mois
avril 2005
piano-voix

Hélène Guilmette- Delphine Bardin
Airs chantés
Récital sur des textes de Daudet, Anouilh, Eluard, Verlaine
Reynaldo Hahn -Francis Poulenc - Lionel Daunais

Ce mois-ci c'est un disque lyrique qui est sélectionné, un disque qui montre particulièrement que cette musique est aussi une musique de jeunes, par ses interprètes.
La jeune soprano québécoise Hélène Guilmette, diplômée de l'Université de Laval(Québec) a obtenu en février 2002 le troisième prix au concours international "Voix Nouvelles" à Paris, et remporté le deuxième prix au Concours Reine Élisabeth de Belgique à Bruxelles en 2004.
Francophone, Hélène Guilmette propose ici un répertoire de sa langue d'origine. Si Reynaldo Hahn (1874-1947) est réputé pour ses mélodies accompagnées au piano (il en a composé plus 125) ainsi que Francis Poulenc (1899-1963) qui en a écrit 137 , on connaît moins en France Lionel Daunais, baryton, compositeur, parolier québécois (1902-1982) qui a écrit d'une centaine de mélodies pour voix et piano.
Hélène Guilmette est accompagnée au piano par la pianiste française Delphine Bardin, qui après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique de PARIS a obtenu nombreux prix, dont le premier prix du concours Clara Haskil en 1997. Le piano est très présent par son jeu remarquablement nuancé. Elle donne une réponse dynamique au chant clair de Hélène Guilmette , toute la saveur de ses mélodies n'en est que plus appréciable.
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits et vous procurer ce disque.
 

En savoir plus

visitez le site internet de Delphine Bardin...cliquez ici et celui du Trio Pilgrim...cliquez ici

 


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